<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-3343254445135067599</id><updated>2011-09-27T06:48:52.961-07:00</updated><title type='text'>L'indispensable Monsieur Jean-Pierre</title><subtitle type='html'>(Chroniqueur mondain)</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://jipeleon.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3343254445135067599/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jipeleon.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><link rel='next' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3343254445135067599/posts/default?start-index=101&amp;max-results=100'/><author><name>Jean-Pierre Léon Collignon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08681576119779250266</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_bd7Bg48usA4/SaF3EQ7aY0I/AAAAAAAAAAM/m3VpzlS7HVM/S220/jean-Pierre+Collignon+%26+Bon+Papa.jpg'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>188</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3343254445135067599.post-1337303542489542280</id><published>2009-03-14T07:15:00.000-07:00</published><updated>2009-03-14T07:17:15.856-07:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;span style="color: rgb(51, 51, 255);font-size:130%;" &gt;Ici, les chroniques de 2007 - il en manque quelques-unes, désolé - et celles de 2008, au complet.&lt;br /&gt;Et voilà...&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3343254445135067599-1337303542489542280?l=jipeleon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jipeleon.blogspot.com/feeds/1337303542489542280/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3343254445135067599&amp;postID=1337303542489542280&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3343254445135067599/posts/default/1337303542489542280'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3343254445135067599/posts/default/1337303542489542280'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jipeleon.blogspot.com/2009/03/ici-les-chroniques-de-2007-il-en-manque.html' title=''/><author><name>Jean-Pierre Léon Collignon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08681576119779250266</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_bd7Bg48usA4/SaF3EQ7aY0I/AAAAAAAAAAM/m3VpzlS7HVM/S220/jean-Pierre+Collignon+%26+Bon+Papa.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3343254445135067599.post-3430515548855029258</id><published>2009-03-11T11:30:00.000-07:00</published><updated>2009-03-11T11:33:29.565-07:00</updated><title type='text'>21 décembre 2008</title><content type='html'>&lt;meta equiv="CONTENT-TYPE" content="text/html; charset=utf-8"&gt;&lt;title&gt;&lt;/title&gt;&lt;meta name="GENERATOR" content="OpenOffice.org 2.4  (Win32)"&gt;&lt;style type="text/css"&gt; 	&lt;!-- 		@page { size: 21cm 29.7cm; margin: 2cm } 		P { margin-bottom: 0.21cm } 	--&gt; 	&lt;/style&gt; &lt;p style="margin-left: 0.08cm; margin-right: 0.08cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt; &lt;span style="font-family:Georgia,serif;"&gt;C'est chaque année la même chose; on n'y échappe pas. En décembre il fait plus froid qu'en juillet et Noël tombe le 24. Ou le 25, je ne sais pas très bien. Enfin, Noël tombe, nous serons au moins d'accord là dessus. Et, à cette occasion, chaque année à la même époque depuis les débuts de ma présence dans cette émission que le monde entier nous envie, je me sens tenu de vous parler d'amour, de solidarité, de villages de Noël, de petit Jésus, de boeuf, d'âne et autres rois mages. Aussi bien, pour cette fois - je vais vous étonner - je vais m'en tenir à cette déjà vieille tradition. Car enfin, je vous le demande, pourquoi bousculer les bonnes habitudes, changer son fusil d'épaule ou échanger un baril de poudre à canon contre un bidon de lessive liquide – ou le contraire - quand rien ne le justifie. Maintenant, et à la demande générale, je vous fait le coup du film qui m'inspire les commentaires qui vont suivre. Vous avez pu le voir ou le revoir la semaine dernière, sur la chaîne franco-allemande qui ne prend pas les téléspectateurs pour des cons ou des demeurés; c'est une histoire qui m'a ému aux larmes, je veux parler de «Lost in translation» de Sofia Coppola. Tokio, là où naît cette merveilleuse rencontre, est une ville qui, la nuit, avec ses néons géants, cette débauche de lumières, ces reflets dans les vitres des immeubles d'acier, les vêtements colorés et chamarés des jeunes japonaises et japonais, ressemble étrangement à un arbre de Noël bruissant et fantasque. C'est là, dans un grand hôtel, que vient au monde la singulière et tendre aventure qui va lier, pour quelques soirs, ce quinquagénère et cette jeune femme, tous deux perdus et solitaires; au bar de l'hôtel, d'abord, puis dans la ville à la rencontre de laquelle ils vont, en même temps que d'eux-mêmes. Remercions le Père Noël, le dieu Pan, Eros et tous ses saints – S A I N T S -  et pas nichons, roberts ou roploplos, louons ensemble l'incomparable manière avec laquelle la fille de son père nous emmène au plus profond de ces êtres qui, se regardant comme on regarde les étoiles, entendent monter en leur coeur la douce musique de l'éblouissement et de la ferveur. Qui n'a rien à voir avec le coup de foudre qui met les sens en émoi et commence et se termine dans la moiteur de draps dévoilant, selon le bon vouloir des comités de censure, telle ou telle partie de l'anatomie des amants de passage. J'ai pensé à ces mots, et je les ai peut-être écrit déjà, mais pas à votre intention. Ce sont des mots et une image : il y a des ces émotions, de ces moments, si rares et si chauds, qui font comme des ronds dans l'eau de l'âme de ceux qui en viennent à se reconnaître. Des ronds dans l'eau de l'âme... imprégnez vous de cela. Regardez en vous, écoutez ce que disent vos souvenirs. Sûrement, vous avez connu, vous connaissez peut-être encore - bonheur à vous - cette félicité qui se passe de mots, qui ne demande que des gestes mesurés où n'entre aucune langueur, qui soulève le coeur vers des sommets grandioses d'où l'on ne voit que nuages floconneux et atomes de lumière. Cîmes d'où l'on ne voudrait  jamais redescendre; vallées où glissent les rivières; arbres, oiseaux et insectes, frémissement des feuilles, tiédeur de l'air; et cette main que l'on tient en silence, les yeux clos, les lèvres nourries d'un sourire aimable et confiant. Je revois encore, et je savoure la dernière séquence de ce film, que je tiens  pour un des plus beaux que j'ai vu ces dix dernières années. Lui est dans le taxi qui le mène à l'aéroport, ils se sont fait leurs adieux dans le hall de l'hôtel, tout à l'heure et, de la fenêtre de la voiture, il la voit, là, dans cette artère piétonnière. Il demande au conducteur de s'arrêter, il court presque vers elle,  que l'on voit de dos, il la rejoint. Ils se regardent une dernière fois, d'un regard qui pénètre l'âme entière; ils s'étreignent, debouts, au milieu de la foule et puis, il se détache d'elle et s'en va. Ce qui advient de beau et de grand entre les êtres ne s'efface pas; c'est à chaque fois comme un nouveau soleil. Qu'il vous réchauffe et vous réconforte...&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-left: 0.08cm; margin-right: 0.08cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-left: 0.08cm; margin-right: 0.08cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-left: 0.08cm; margin-right: 0.08cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;                                                                   &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-left: 0.08cm; margin-right: 0.08cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-left: 0.08cm; margin-right: 0.08cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;                                                                                                                                    &lt;span style="font-family:Georgia,serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-left: -1.14cm; margin-right: -0.87cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;                                                         &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-left: -1.14cm; margin-right: -0.87cm; margin-bottom: 0cm;" align="right"&gt;                                                                          &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-left: -1.14cm; margin-right: -0.87cm; margin-bottom: 0cm;" align="right"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-left: -1.14cm; margin-right: -0.87cm; margin-bottom: 0cm;" align="right"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3343254445135067599-3430515548855029258?l=jipeleon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jipeleon.blogspot.com/feeds/3430515548855029258/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3343254445135067599&amp;postID=3430515548855029258&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3343254445135067599/posts/default/3430515548855029258'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3343254445135067599/posts/default/3430515548855029258'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jipeleon.blogspot.com/2009/03/21-decembre-2008.html' title='21 décembre 2008'/><author><name>Jean-Pierre Léon Collignon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08681576119779250266</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_bd7Bg48usA4/SaF3EQ7aY0I/AAAAAAAAAAM/m3VpzlS7HVM/S220/jean-Pierre+Collignon+%26+Bon+Papa.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3343254445135067599.post-7008194967053400076</id><published>2009-03-11T11:28:00.000-07:00</published><updated>2009-03-11T11:30:05.394-07:00</updated><title type='text'>14 décembre 2008</title><content type='html'>&lt;meta equiv="CONTENT-TYPE" content="text/html; charset=utf-8"&gt;&lt;title&gt;&lt;/title&gt;&lt;meta name="GENERATOR" content="OpenOffice.org 2.4  (Win32)"&gt;&lt;style type="text/css"&gt; 	&lt;!-- 		@page { size: 21cm 29.7cm; margin: 2cm } 		P { margin-bottom: 0.21cm } 	--&gt; 	&lt;/style&gt; &lt;p style="margin-left: 0.08cm; margin-right: 0.08cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt; &lt;span style="font-family:Georgia,serif;"&gt;C'était en 1953; j'avais huit ans et je fréquentais l'école communale de ce quartier populaire, très populaire qui m'a vu passer une enfance heureuse quoique dénuée de toute forme d'opulence matérielle; et je pèse mes mots. Notre insituteur de troisième année primaire s'appelait Monsieur Swennen et je l'aimais bien. Il était juste, un peu artiste, attentif, merveilleusement gentil et patient envers les innocents garnements que nous étions. Et puis, surtout, comme vous, il aimait le cinéma. Au point que, le samedi après-midi, après la matinée consacrée à l'étude, il organisait, pour toutes les classes, des séances de projection de films dans le corridor du rez-de-chaussée, parallèle aux classes, dont les fenêtres étaient occultées vaille que vaille. Je ne doute pas que mon amour pour le septième art me vienne de ces merveilleux moments. Il y avait le gros projecteur bourdonnant, les hauts-parleur crachotant des sonorités métalliques et, pour commencer, le joyeux brouhaha qui précédait la projection. C'est un de ces samedi là que nous avons vu ce film, qui ressort ces jours-ci dans une nouvelle version et que j'ai hâte de découvrir: «Le jour où la terre s'arrêta». Nous avions déjà entendu parler des soucoupes volantes qui se manifestaient beaucoup en ce temps là, dont les journaux et revues parlaient abondamment et qui, je dois bien le dire, m'intriguaient et me faisaient beaucoup rêver. Mais c'était bien la première fois que nous en découvrions un exemplaire formidable, sur le grand écran de fortune. Après l'atterrissage de l'énorme engin métallique, une porte s'ouvrait, un être à notre ressemblance venu d'une lointaine planète apparaissait, saluait le comité d'accueil composé, comme d'habitude, essentiellement de militaires en arme et puis, à la suite d'un geste mal interprété par l'un des soldats, le malheureux était blessé et s'effondrait. A la suite de quoi, un énorme robot entrait en action et, d'une fente dans ce qui lui tenait lieu de visage, jaillissaient des rayons mortels, balayant les engins de toutes sortes et leurs occupants. La machine à figure humaine prenait ensuite dans ses bras mécaniques l'infortuné ambassadeur venu d'ailleurs et le ramenait à l'intérieur de l'imposant vaisseau spatial dont la porte glissait lentement sur les deux visiteurs. Pour ce qui est de ce qui arrive après, vraiment, je n'en garde pas de souvenirs assez précis que pour vous raconter la suite de l'histoire, ce qui d'ailleurs n'est pas dans mes intentions. Je me rappelle seulement de cette séquence où, partout sur notre globe, les montres et les horloges publiques s'arrêtaient toutes en même temps et que tout mouvement se figeait universellement de la même façon. Ce que je n'ai pas oubilé non plus c'est le message que l'extra-terrestre arrivait tout de même à nous faire connaître, nous, pauvres et parfois si stupides créatures que nous sommes. Message qu'il faut restituer à cette époque déjà lointaine qui voyait la guerre froide opposer les deux seules gandes puissances d'alors à posséder des arsenaux nucléaires déjà bien fournis: les USA et l'ancienne URSS. Le noble visiteur de l'espace nous mettais donc bien gentiment en garde de ne pas et même de ne jamais en venir à l'utilisation de ces armes. Jusqu'ici, c'est un fait, mis à part la grave crise de Cuba, en 1962, cette sinistre éventualité n'a jamais réellement été brandie par quelque gouvernement que ce soit. Mais, tout de même, on ne sait jamais, n'est-ce pas. L'arme atomique est entre les mains de militaires de nombreux pays, du nord au sud et d'est en ouest, la masse totale de ces bombes et missiles de toutes sortes représentent une force de destruction colossale qui, mise en mouvement, pourrait faire sauter la planète entière en quelques heures. Il n'est nul besoin que des visiteurs des étoiles se chargent de nous le faire savoir. Comme pour tout le reste, c'est à nous, quand nous le voulons vraiment, de peser sur les évènements, quels qu'ils soient. Cela s'est  vu, cela se voit et cela se verra encore...&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-left: -0.95cm; margin-right: -0.85cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;  &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3343254445135067599-7008194967053400076?l=jipeleon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jipeleon.blogspot.com/feeds/7008194967053400076/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3343254445135067599&amp;postID=7008194967053400076&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3343254445135067599/posts/default/7008194967053400076'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3343254445135067599/posts/default/7008194967053400076'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jipeleon.blogspot.com/2009/03/14-decembre-2008.html' title='14 décembre 2008'/><author><name>Jean-Pierre Léon Collignon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08681576119779250266</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_bd7Bg48usA4/SaF3EQ7aY0I/AAAAAAAAAAM/m3VpzlS7HVM/S220/jean-Pierre+Collignon+%26+Bon+Papa.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3343254445135067599.post-7615891255036578386</id><published>2009-03-11T11:24:00.000-07:00</published><updated>2009-03-11T11:26:52.928-07:00</updated><title type='text'>7 décembre 2008</title><content type='html'>&lt;meta equiv="CONTENT-TYPE" content="text/html; charset=utf-8"&gt;&lt;title&gt;&lt;/title&gt;&lt;meta name="GENERATOR" content="OpenOffice.org 2.4  (Win32)"&gt;&lt;style type="text/css"&gt; 	&lt;!-- 		@page { size: 21cm 29.7cm; margin: 2cm } 		P { margin-bottom: 0.21cm } 	--&gt; 	&lt;/style&gt; &lt;p style="margin-right: 0.05cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia,serif;"&gt;Pas besoin de vous faire un dessin, vous connaissez. Au cinéma et plus encore à la télé, il n'y en a que pour eux. Je veux dire, les flics, les poulets et les poulettes de choc, les unités d'élite et autres sections d'assaut. Faites-le compte vous même, la grosse majorité des séries mettent en scène les exploits, les déboires, les états d'âme et les passionnantes aventures des gardiens de l'ordre sous toutes ses formes. A l'écran, le petit ou le grand, tout cela peut bien sûr être amusant, distrayant, passionnant, drôle à l'occasion, je n'en disconviens pas. Dans la réalité, les choses ne sont évidemment pas aussi idylliques, il y en a qui en on fait l'expérience ces temps derniers pas loin de chez nous et tout près aussi. Je pense à ce groupe de jeunes gens, qui vivaient à la campagne, en toute intelligence et harmonie avec les habitants du lieu, à Tarnac, petit village de France dont ils avaient réouverts l'épicerie, distribuaient des repas aux vieux du coin, menant paisiblement leur vie loin de la ville, une manière de vie différente, en marge de celle que nous vivons. A l'aube du 9 novembre dernier, des dizaines de policiers cagoulés  et armés, investissent le petit village, s'engouffrent dans la maison occupée par le petit groupe et embarquent tout le monde avec le ménagement qu'il est facile d'imaginer. Motif de cette arrestation spectaculaire, suivie de près par les caméras, les micros et les calepins de journalistes opportunément invités à rendre compte de l'opération: terrorisme. C'est aussi simple que cela. La ministre de l'Intérieur de la République, Madame Alliot-Marie, parle de mouvance ultra-gauchiste prête à organiser le chaos, explique doctement que les jeunes gens sont vraisemblablement les auteurs des entraves à la circulation des trains à grande vitesse des jours précédents; enfin, le coup de filet qui fait suite à une longue période de surveillance et de filatures par les services idoines va permettre de démontrer le caractère insurrectionnnel des activités de ces gens. Ce qu'il en est de tout cela en vérité, c'est qu'il semble bien que les prétendus indices, les preuves apportées par les enquêteurs, apparaissent de plus en plus minces, que rien ne permet d'affirmer que le groupe projetait d'en venir à des actions violentes. Et rien, non plus, n'indique avec certitude qu'ils seraient les auteurs des actes de sabotage le long des voies ferrées de la sncf. Devant les outrances, les accusations les plus folles relayées complaisamment par le gros de la presse hexagonale, des voix ont commencé de se faire entendre, et pas des moindres. Des comités de soutien aux jeunes de Tarnac se sont formés très vite, un peu partout en France et chez nous, à Bruxelles. Ces voix tentent de nous dire ceci, qui a son importance et que je vous invite à méditer: un étau froid et calculateur est tout doucement en train de fermer ses pinces et d'y enfermer tout ce qui prétendrait défier l'ordre présent. Des lois d'exception ont été approuvées par des assemblées élues, qui ont pour but de criminaliser toute forme de solidarité envers celles et ceux qui, d'une façon ou d'une autre, écrivent, agissent et tentent de propager autre chose que ce que nous sommes tenus de croire. La crise que nous traversons et qui va bien au-delà d'un dysfonctionnement passager des choses de l'argent, est l'occasion, pour les maîtres qui nous gouvernent, d'agiter de commodes  épouvantails de toutes sortes et d'en appeler à l'union sacrée autour de valeurs qui n'en finissent pas de s'effondrer les unes après les autres. On pourra bien intimider et arrêter ceux qui se mobilisent contre cela, au palais de justice de Paris comme à Bruxelles, tout dernièrement; le pavé est dans la mare et l'on ne pourra l'en sortir qu'avec encore plus d'aveugle répression. Il n'est bien sûr pas nécessaire d'instaurer une société totalitaire pour venir à bout des mauvaises pensées qui viennent à certains. L'apathie et le silence général y suffisent amplement. Mais faut-il que l'on s'y résigne, je ne le pense pas.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-left: -0.85cm; margin-right: -0.79cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;                                                          &lt;/p&gt;  &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3343254445135067599-7615891255036578386?l=jipeleon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jipeleon.blogspot.com/feeds/7615891255036578386/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3343254445135067599&amp;postID=7615891255036578386&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3343254445135067599/posts/default/7615891255036578386'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3343254445135067599/posts/default/7615891255036578386'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jipeleon.blogspot.com/2009/03/7-decembre-2008.html' title='7 décembre 2008'/><author><name>Jean-Pierre Léon Collignon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08681576119779250266</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_bd7Bg48usA4/SaF3EQ7aY0I/AAAAAAAAAAM/m3VpzlS7HVM/S220/jean-Pierre+Collignon+%26+Bon+Papa.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3343254445135067599.post-1191748449022543146</id><published>2009-03-11T09:43:00.000-07:00</published><updated>2009-03-11T09:46:53.771-07:00</updated><title type='text'>30 novembre 2008</title><content type='html'>&lt;meta equiv="CONTENT-TYPE" content="text/html; charset=utf-8"&gt;&lt;title&gt;&lt;/title&gt;&lt;meta name="GENERATOR" content="OpenOffice.org 2.4  (Win32)"&gt;&lt;style type="text/css"&gt; 	&lt;!-- 		@page { size: 21cm 29.7cm; margin: 2cm } 		P { margin-bottom: 0.21cm } 	--&gt; 	&lt;/style&gt; &lt;p style="margin-left: 0.05cm; margin-right: 0.05cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt; &lt;span style="font-family:Georgia,serif;"&gt;Vous connaissez le goût que j'ai des petites choses insignifiantes, qui font les jours plus gais et qui mettent au coeur de cette joie enfantine qui, pour ma part, et malgré tout le reste, ne m'a jamais quittée. C'était au début de la semaine qui se termine ce soir. J'en étais à balayer, passer le torchon, enfin, à faire, comme on dit, le ménage. Mon appartement n'est pas bien grand, le tour en est vite fait et, chantonnant, j'en étais à nettoyer ma cuisine lorsque, soudain, mon regard fut attiré par une minuscule petite chose ailée qui allait de là à là, tournait autour de la lampe, passait devant la fenêtre et puis repartait vers le plafond pour s'y poser, la tête à l'envers. Une mouche. En plein mois de novembre et alors que, dehors, la neige tourbillonnait et couvrait de blanc les toits et les trottoirs de ma rue. Tout à fait légitimement, je me suis demandé, tout en suivant ses déplacements, mais qu'est-ce qu'elle fout là, cette petite bestiole ? Question à laquelle je suis bien en peine de répondre, bien évidemment, n'étant pas spécialiste en matière d'insectes d'aucunes sortes. Pour le moins, je m'étonne, à l'entrée de la saison froide, que ce petit animal ait pu survivre alors que l'été n'est plus qu'un lointain souvenir. Mais enfin, passons; à l'heure de rédiger ce billet je n'ai plus eu l'occasion d'entendre le léger bourdonnement, et il il y a gros à parier que mon amie la mouche repose quelque-part, après avoir rendu à la création son âme minuscule. Si je vous raconte cela, bien conscient de la légèreté de mes propos, c'est simplement pour bien vous faire entendre que, selon moi, la vie n'a pas à être vue seulement comme activités plus ou moins bien rétribuées, que le travail moderne n'est pas une valeur morale et que, de toute façon, de quelque manière qu'on l'appréhende, au bout du compte, il participe aveuglément à la perpétuation d'un système dont vous savez tout le mal que j'en pense. Je ne suis d'ailleurs pas le seul, fort heureusement et d'ailleurs, en ce moment, passe sur nos écrans «La très très grande entreprise» de Pierre Jolivet qui traite allégrement de ce genre de questions. A savoir que, si les usines tournent, si elles continuent de fabriquer les milliards de tonnes de choses pour la plupart parfaitement inutiles – nom d'un petit chroniqueur, regardez autour de vous ! - elles sont, aussi pour une large part, responsables du fameux déréglement qui affecte de plus en plus gravement la mince pellicule qui nous tient lieu d'atmosphère. A ce propos, j'ai découvert, l'autre jour, cette interviewe de la secrétaire d'état à l'écologie de la République; Française, bien entendu, concernant le colloque organisé à Paris cette semaine, au cours duquel d'éminents spécialistes avaient à débattre de la grave question de la perte de qualité du sperme de nos voisins. Où l'on découvre que les Parisiens, éternels distraits, ont perdus, en quelques années, 40% de leurs spermatozoïdes. Pour ce qui est des vôtres, camarades auditeurs, je ne sais pas. Quant aux miens, il y a belle lurette que je ne les comptes plus. On peut raisonnablement penser, en tout cas, que les substances qui affectent ainsi nos services trois pièces sont largement et partout présentes et qu'il n'y a pas de raison que nous y échappions. Ce genre d'information n'est pas pour m'horrifier outre-mesure, je peux bien vous le dire. Si l'épidémie allait en s'aggravant, cela ne pourrait avoir pour conséquence qu'une lente, irréversible et bienvenue chute de la natalité dans nos contrées industrielles. Ombre au tableau, tout de même, il est avéré, maintenant, à la suite de recherches très pointues, que de nombreuses et innocentes espèces animales, tous genres confondus, sont elles aussi victimes de ces déréglements endocriniens. Mais à part ça, tout va très bien; les chefs d'état et de gouvernement en sont encore à faire tout et n'importe quoi pour relancer le mirage de l'économie. Et puis, pour finir, heureuse surprise, mon amie la mouche se porte comme un charme; elle tournait, tout à l'heure, autour du verre de vin de mon souper...&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-left: -0.95cm; margin-right: -1.06cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-left: -0.95cm; margin-right: -1.06cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;                                                                                                                                                 &lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-left: -0.95cm; margin-right: -1.06cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt; &lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3343254445135067599-1191748449022543146?l=jipeleon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jipeleon.blogspot.com/feeds/1191748449022543146/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3343254445135067599&amp;postID=1191748449022543146&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3343254445135067599/posts/default/1191748449022543146'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3343254445135067599/posts/default/1191748449022543146'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jipeleon.blogspot.com/2009/03/30-novembre-2008.html' title='30 novembre 2008'/><author><name>Jean-Pierre Léon Collignon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08681576119779250266</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_bd7Bg48usA4/SaF3EQ7aY0I/AAAAAAAAAAM/m3VpzlS7HVM/S220/jean-Pierre+Collignon+%26+Bon+Papa.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3343254445135067599.post-176923857547079686</id><published>2009-03-11T09:39:00.000-07:00</published><updated>2009-03-11T09:42:10.302-07:00</updated><title type='text'>23 novembre 2008</title><content type='html'>&lt;meta equiv="CONTENT-TYPE" content="text/html; charset=utf-8"&gt;&lt;title&gt;&lt;/title&gt;&lt;meta name="GENERATOR" content="OpenOffice.org 2.4  (Win32)"&gt;&lt;style type="text/css"&gt; 	&lt;!-- 		@page { size: 21cm 29.7cm; margin: 2cm } 		P { margin-bottom: 0.21cm } 	--&gt; 	&lt;/style&gt; &lt;p style="margin-left: 0.05cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia,serif;"&gt;Vous fûtes quelques-unes et quelques-uns a réagir, parfois rudement, à mes propos de la semaine dernière. De diverses manières, on me prie d'être moins atteint de sombritude ou, à tout le moins, de na pas abuser de ma position de chroniqueur et de cesser de déverser dans les canaux de vos oreilles délicates de ces mots fatidiques que, manifestement, vous préférez ne pas entendre. Bien. Ce  soir, donc, je vous épargnerais mes rugueuses et condamnables exhortations. Entre nous, vous avez de la chance. Je m'apprêtais – ce sera pour une fois peut-être - à vous parler d'un film dont la noirceur n'a d'égale que le plus effrayant pessimisme, eu égard à notre condition. Condition humaine, bien évidemment, puisque nous n'avons pas la chance d'être de gentils papillons, d'adorables petits oiseaux ou d'émouvants éléphanteaux bien à l'abris entre les grosses papattes de leurs mères. Et je dis cela sans rire, je vous prie de le croire. Pour le reste, laissez moi tout de même, non pas me justifier mais, bien plutôt, vous éclairer quelque peu, rapport à ce qui a pu paraître outrancier dans mon billet de l'autre dimanche. Il se trouve que je m'honore d'appartenir à cette famille d'esprit qui s'est fait connaître il y a une quarantaine d'années d'ici et qui, par des écrits, des manifestes, des interventions sur le terrain le plus pratique, a prétendu faire savoir au monde ce qu'il en était de sa réalité et de ses prétendus succès dans à peu près tous les domaines, liés, de près ou de loin, à ce vague concept que l'on continue de tenir pour intangible: le progrès. Que cette part majeure de la critique de la modernité n'ait pu s'imposer, que peu de ceux qui firent partie prenante de ce mouvement  s'expriment encore aujourd'hui, ne s'explique que parce que les forces en présence étaient par trop inégales et que le parti dominant alors s'est, depuis et partout, imposé avec la force et la persuation que l'on sait. Maintenant, les recherches menées par ces aventuriers, les conclusions qu'ils ont tirés de la critique radicale qu'ils menaient à la marge de la bonne conscience qui s'étalait partout, ne sont pour autant pas tombés dans l'oubli. Des voix se font encore entendre, des livres circulent et sont lus et commentés, parfois par de très jeunes gens; des libelles grinçants sont placardés à la façade de vieux immeubles, des grafitis rageurs sont traçés par des mains anonymes; de loin en loin, souffle comme un léger et rafraîchissant vent de fronde. Et, voyez vous, je ne puis me départir de cette certitude qu'il est légitime et parfaitement justifié que de continuer à mettre au jour des mots, des phrases, des idées, des actes aussi, allant à contre courant des litanies lénifiantes diffusées de mille façons par la propagande que l'époque entretient sur elle-même. Bien sûr, comme pour la plupart d'entre vous, je suis bien forçé de «faire avec» les réalités présentes ; pour notre malheur, nous sommes de ce temps et il nous emprisonne. Mais aussi, je ne me cache pas que l'époque puisse présenter de ces agréments, largement partagés, comme ces techniques qui permettent d'aller vite en besogne, de correspondre avec celles et ceux qui comptent pour moi, de m'informer de ce qui advient comme événement, ici ou là dans le vaste monde et qui me réjouis ou me terrifie. Et ces outils sont à double tranchants; s'ils ont partie liée avec la domination, ils peuvent tout aussi bien voir se forger et véhiculer les armes susceptibles de la combattre. C'est là le mince espoir que j'entretiens vaille que vaille, sans illusions aucunes. Que celles et ceux qui me reprocheraient d'être par trop pessimiste sachent seulement qu'il m'arrive encore de rire, d'être ému et enchanté par ces «riens du tout» de la vie de tous les jours, par un sourire, un regard posé sur moi, homme parmi les hommes, éperdu de vie, enivré par les simples bonheurs qui surviennent encore à certaines heures, petits soleils qui percent les nuées ombrageuses. &lt;/span&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-left: -0.98cm; margin-right: -0.77cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;                                                                               &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-left: -0.98cm; margin-right: -0.77cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-left: -0.98cm; margin-right: -0.77cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt; &lt;/p&gt;&lt;p style="margin-left: -0.98cm; margin-right: -0.77cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-left: -0.98cm; margin-right: -0.77cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-left: -0.98cm; margin-right: -0.77cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3343254445135067599-176923857547079686?l=jipeleon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jipeleon.blogspot.com/feeds/176923857547079686/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3343254445135067599&amp;postID=176923857547079686&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3343254445135067599/posts/default/176923857547079686'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3343254445135067599/posts/default/176923857547079686'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jipeleon.blogspot.com/2009/03/23-novembre-2008.html' title='23 novembre 2008'/><author><name>Jean-Pierre Léon Collignon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08681576119779250266</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_bd7Bg48usA4/SaF3EQ7aY0I/AAAAAAAAAAM/m3VpzlS7HVM/S220/jean-Pierre+Collignon+%26+Bon+Papa.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3343254445135067599.post-2431178642356916499</id><published>2009-03-11T09:36:00.000-07:00</published><updated>2009-03-11T09:38:32.462-07:00</updated><title type='text'>16 novembre 2008</title><content type='html'>&lt;meta equiv="CONTENT-TYPE" content="text/html; charset=utf-8"&gt;&lt;title&gt;&lt;/title&gt;&lt;meta name="GENERATOR" content="OpenOffice.org 2.4  (Win32)"&gt;&lt;style type="text/css"&gt; 	&lt;!-- 		@page { size: 21cm 29.7cm; margin: 2cm } 		P { margin-bottom: 0.21cm } 	--&gt; 	&lt;/style&gt; &lt;p style="margin-right: 0.05cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia,serif;"&gt;L'avenir des films catastrophe est bien sombre désormais, c'est moi qui vous le dit. Tout ce que les  scénaristes les plus inventifs pourrait encore pondre comme histoire de cataclysmes, fin du monde et autres calamités se verrait immanquablement dépassé par la réalité qui vient et à laquelle, je le crains fort, nous ne pourrons pas échapper. Pour commencer, la prétendue crise économique - en vérité, la faillite de la pensée économique qui se pense elle-même – va aller en s'aggravant malgré les dérisoires emplâtres que les Etats s'échinent à lui consentir, incapables qu'ils sont d'oser reconnaître cette historique défaite. Ensuite, l'extrême confusion de tout, le marasme universel qui va en découler de plus en plus, va avoir pour conséquence que les enjeux les plus pressants, les échéances les plus graves vont s'en trouver encore plus gravement ignorées et, conséquemment, repoussées. Il y avait, l'autre soir, ce téléfilm, qui relatait l'imbécile aveuglement des pouvoirs publics français devant l'imminence de graves disfonctionnements d'une centrale nucléaire modèle dont les gestionnaires perdaient le contrôle au fil d'une suite d'incidents imprévisibles, qui menacaient de se transformer en un désastre de première grandeur pour les habitants de la région et pire encore. L'on voyait les habitants, terrorisés par l'annonce de l'alerte, prendre la fuite par tous les moyens malgré les injonctions des autorités locales de se calfeutrer en lieux sûr, l'on insistait sur  les moyens dérisoires dont disposaient les forces de gendarmerie et de protection civile chargées de garantir la sûreté publique mais, surtout, apparaissait l'inconscience, la morgue, le mépris affichés par le pouvoir central devant l'ampleur que les évènements risquaient de prendre. Précision qui a son importance dans cette histoire, le gouvernement s'apprêtait et se réjouissait de vendre à une grande puissance émergeante l'équivalent de la centrale en perdition. Il s'agissait donc, d'une part, d'éviter la panique des populations et de ne pas ébruiter la chose et, surtout, de tenir sous le secret les problèmes rencontrés par la centrale jumelle de celle qui devait rapporter des sommes rondelettes à l'Etat et au constructeur du futur site. Une mienne amie me faisait remarquer que cette fiction était certainement bien en deça de la vulgaire réalité et que, très certainement, les choses risquaient bien d'être encore plus dramatiques si de telles occurrences se présentaient ici ou ailleurs. On a vu, il y a de cela un peu plus de vingt ans, comment on a réussi à rendre parfaitement insignifiante l'explosion du réacteur de Tchernobyl, comment les prétendus spécialistes de ces questions minimisaient l'impact du nuage radioactif au dessus des régions qu'ils survolait; on a vu, surtout, le mensonge érigé en système de gouvernement. On a tenu pour négligeable les milliers de morts par cancers de toutes sortes, les bébés atteints de malformations dans les années qui ont suivis, on a négligé les rapports qui faisaient état de ce que les ravages continuaient aux alentours immédiat du site, on a fermé les yeux sur les épidémies de cancers et autres disfonctionnements de la thyroïde jusque dans les régions les plus éloignées des lieux de l'accident. Pour en terminer sur une  note un peu plus ironique, l'autre jour, dans la gazette locale, à la page «Pouvoir d'achat», un  brave étudiant avouait qu'il faisait des économies sur la manière de s'alimenter pour pouvoir remplir le réservoir de sa petite automobile vroum-vroum. Voilà où nous en sommes. Mais qu'importe, après tout. Ce soir, la lune souveraine éclairait les rues et les places, les champs et les forêts, les plages et les déserts. Et un jour prochain, peut-être, il n'y aura plus de regards pour se poser sur la beauté des choses. Il y a aura ce silence et cette paix que nous assure la mort.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-right: -0.9cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;                                                     &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-right: -0.9cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-right: -0.9cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;                                                                                                                                     &lt;span style="font-family:Georgia,serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-right: -0.9cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-right: -0.9cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;  &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-right: -0.9cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3343254445135067599-2431178642356916499?l=jipeleon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jipeleon.blogspot.com/feeds/2431178642356916499/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3343254445135067599&amp;postID=2431178642356916499&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3343254445135067599/posts/default/2431178642356916499'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3343254445135067599/posts/default/2431178642356916499'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jipeleon.blogspot.com/2009/03/16-novembre-2008.html' title='16 novembre 2008'/><author><name>Jean-Pierre Léon Collignon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08681576119779250266</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_bd7Bg48usA4/SaF3EQ7aY0I/AAAAAAAAAAM/m3VpzlS7HVM/S220/jean-Pierre+Collignon+%26+Bon+Papa.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3343254445135067599.post-325640773633296058</id><published>2009-03-11T09:31:00.000-07:00</published><updated>2009-03-11T09:35:04.011-07:00</updated><title type='text'>9 novembre 2008</title><content type='html'>&lt;meta equiv="CONTENT-TYPE" content="text/html; charset=utf-8"&gt;&lt;title&gt;&lt;/title&gt;&lt;meta name="GENERATOR" content="OpenOffice.org 2.4  (Win32)"&gt;&lt;style type="text/css"&gt; 	&lt;!-- 		@page { size: 21cm 29.7cm; margin: 2cm } 		P { margin-bottom: 0.21cm } 	--&gt; 	&lt;/style&gt; &lt;p style="margin-left: 0.05cm; margin-right: 0.05cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt; &lt;span style="font-family:Georgia,serif;"&gt;C'était très drôle, l'autre jour... enfin, drôle, c'est une façon de parler. Mais je vous raconte. J'avais du temps devant moi et, soudainement, sans crier gare, l'envie me prend d'aller au cinéma. Etonnant, non ? Je me laisse gentiment aller à ce simple désir, je prends le bus, je marche juste ce qu'il faut et me voici devant le beau cinéma «Sauvenière» que le monde entier nous envie. J'entre, j'exhibe modestement mon laissez-passer et me voici dans cette grande salle aux sièges mauves et violets à l'heure où les gens raisonnables sont au bureau, à l'atelier, à la bourse et autres  lieux de perditions. Et qui vois-je, là, assis à la dernière rangée, son bloc-notes sur les genoux ? L'ami Jean-Lou, pour les intimes, Dupont pour les autres. Qui était là pour les besoins de la cause, à savoir le film de la semaine de l'autre dimanche, le dernier Woody Allen que j'avais hâte de découvrir et qui m'a inspiré les commentaires que voici. Les deux héroines de cette histoire, dont vous connaissez l'essentiel, sont à mon sens bien plus emblématiques que ce qu'il paraît au premier abord. Si l'une s'inscrit résolument dans la tradition séculaire du mariage prochain et se pose en exemple de vertu et de sérieux, pendant que l'autre ne s'encombre pas de considérations moralisatrices et vit sa vie avec légèreté, dans  l'attente joyeuse de l'aventure sous toutes ses formes, elles sont ici l'une et l'autre, selon moi, bien sûr, comme l'incarnation de deux manières de s'inscrire dans le monde. D'un côté l'esprit de lourdeur, l'adhésion aux normes dominantes; de l'autre, le visage de l'insouciance et de l'ouverture enjouée aux êtres, aux évènements, à ce qui fait une vie artiste. Cela dit, les choses ne sont bien sûr pas aussi simples que cela et je me dois de nuancer mes propos. Car enfin, dans cette histoire, la jolie brune promise à son futur époux, tombe tout de même sous le charme ravageur du vilain séducteur, n'est pas loin de remettre en question le rassurant statut qui est le sien pour, finalement, rentrer dans le rang mais, je vous le demande, dans quel état ? Elle a franchi la dangereuse frontière des interdits, la voici troublée devant les mystères de la passion, éblouie par de dangereuses mais ô combien attirantes perspectives et de cela, elle ne guérira pas. Goûter à la liberté ne va pas sans le désir d'y goûter d'avantage, que le ciel se dégage des lourds nuages des certitudes et voici qu'un soleil nouveau éclabousse l'azur. Nous voici devant le parfait inconnu, les vieilles convictions paraissent des barrières qui ne demandent qu'à être franchies, le charmant précipice fait figure de paradis et puis, soudain, la belle aurore s'assombrit, il faut redevenir sérieux. Et les regrets, peut-être se mêleront-ils aux remords ? Mais on s'installera dans le confort douillet des habitudes et la vie, morne parfois et sans surprises, ira son cours paisible. Et pourquoi pas, après tout ? Il n'y a pas de certitudes ni de vérités valables pour tous. A chacune et à chacun d'aller son chemin. On peut-être heureux dans une vie à deux et partager un quotidien dont l'éclat et la valeur n'ont de compte à rendre à aucune instance. On peut aussi assumer une solitude relative, et laisser venir à soi la part d'imprévus, les rencontres heureuses et les sourires éphémères. On peut aussi bien se bercer des illusions de sa liberté qu'accepter sereinement les menues contraintes et servitudes de la vie courante. Ceux-ci, chaque matin, se retrouvent ensemble, à peine changé du jour d'avant et le soir s'endorment dans un même lit. Celui-là, à certaines heures, lui manque le bonjour d'un visage aimable, le bonsoir d'une âme réconfortante, le partage du repas, la main glissant sur sa joue quand il part pour l'atelier, l'usine ou les champs. Il n'y a pas de vie exemplaire. Il y a la vie tout court. Il faut seulement la vivre avec courage et sérieux et saisir cela qui advient pour le meilleur et pour le pire. Mais surtout, surtout, qu'il y ait de l'amour, encore de l'amour, toujours de l'amour... Le reste est sans importance.  &lt;/span&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-left: -1.16cm; margin-right: -0.85cm; text-indent: -0.16cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt; &lt;span style="font-family:Georgia,serif;"&gt;				         &lt;/span&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-left: -1.16cm; margin-right: -0.85cm; text-indent: -0.16cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;                                                            &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-left: -1.16cm; margin-right: -0.85cm; text-indent: -0.16cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-left: -1.16cm; margin-right: -0.85cm; text-indent: -0.16cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;                                                                                                 &lt;span style="font-family:Georgia,serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-right: -0.85cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3343254445135067599-325640773633296058?l=jipeleon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jipeleon.blogspot.com/feeds/325640773633296058/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3343254445135067599&amp;postID=325640773633296058&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3343254445135067599/posts/default/325640773633296058'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3343254445135067599/posts/default/325640773633296058'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jipeleon.blogspot.com/2009/03/9-novembre-2008.html' title='9 novembre 2008'/><author><name>Jean-Pierre Léon Collignon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08681576119779250266</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_bd7Bg48usA4/SaF3EQ7aY0I/AAAAAAAAAAM/m3VpzlS7HVM/S220/jean-Pierre+Collignon+%26+Bon+Papa.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3343254445135067599.post-6308650050059532774</id><published>2009-03-11T09:25:00.000-07:00</published><updated>2009-03-11T09:30:11.672-07:00</updated><title type='text'>2 novembre 2008</title><content type='html'>&lt;meta equiv="CONTENT-TYPE" content="text/html; charset=utf-8"&gt;&lt;title&gt;&lt;/title&gt;&lt;meta name="GENERATOR" content="OpenOffice.org 2.4  (Win32)"&gt;&lt;style type="text/css"&gt; 	&lt;!-- 		@page { size: 21cm 29.7cm; margin: 2cm } 		P { margin-bottom: 0.21cm } 	--&gt; 	&lt;/style&gt; &lt;p style="margin-left: 0.05cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia,serif;"&gt;Ce soir, je ne commencerai pas cette chronique en vous parlant de cinéma. Désolé, j'ai mieux à vous raconter... cette soirée de samedi dernier, par exemple, qui m'a vu fouler les augustes trottoirs de notre belle capitale et, en particulier, ceux de la place Flagey aux abords de laquelle se trouve encore les superbes bâtiment de l'ancien INR désormais voués aux manifestations culturelles de toutes sortes. En temps ordinaire, je ne suis pas un grand consommateur de culture. Ni un grand consommateur de quoi que ce soit d'autre, d'ailleurs, vous le savez. Mais pour le coup j'avais accepté l'invitation d'un honorable et fidèle auditeur et correspondant à le retrouver, lui, sa compagne et leurs deux charmants enfants, au café Belga, qui étale ses terrasses au pied du vénérable bâtiment d'où les voix de tant d'illustres pionniers se sont envolées au gré des ondes électriques. Le prétexte, ou le motif, si vous préférez, de cette rencontre, c'était le spectacle d'une jeune personne aux talents multiples, la prénommée Maia, qui se produisait dans un des anciens studios de la vieille radio télévision de service public. Arrivé sur les lieux en peu en avance, après un voyage en train sans histoire, je me suis donc installé à la terrasse, le temps le permettait, pour attendre l'arrivée de mes hôtes d'un soir que j'ai, un peu plus tard vu venir vers moi, tout sourires, évidemment. On s'est fait la bise, comme si on s'était vu le jour d'avant, on a papoté à bâton rompu devant une bière et puis, l'heure de nous sustenter étant venue, nous nous sommes placé dans la file ininterrompue de la célèbre baraque à frites et avons, après une attente somme toute raisonnable, dégusté, au bords des étangs d'Ixelles, un délicieux cornet de frites à l'ancienne avec, pour moi, sauce tartare et du sel bien partout, merci camarade friturier de votre savoir faire et de votre amabilité. Ce sympatique et frugal repas terminé, la maman des bambins s'en est allée les mettre au lit pendant que mon tout nouvel ami et moi prenions place dans la salle, dans l'attente de la prestation de cette jeune femme qui, je dois le dire, m'a drôlement amusé mais aussi, par moment,  merveilleusement ému et je ne puis que vous recommander  de ne pas manquer les occasions que vous pourriez avoir de découvrir son spectacle. Où elle nous raconte de petites histoires qui ont trait à nos vie et à la sienne, à celles de ces gens, que nous croisons au gré de notre cheminement dans un monde dont elle dit,  avec ironie, tendresse et, parfois, férocité, combien il peut-être cruel et injuste, combien aussi nous sommes parfois les jouets de l'aveugle fatalité et les victimes abasourdies de la bêtise qui se manifeste partout. Par moment, je n'ai aucune honte à le confesser, j'ai eu de grosses larmes d'émotion au bord des yeux tant ce petit bout de femme possède le merveilleux talent de l'écriture et de la parole. J'ai ri aussi, et très fort, à l'irrésistible manière qu'elle a de brosser le portrait des figures auxquelles ils nous arrive d'avoir à faire, dans l'administration, les bureaux d'embauche et autres lieux infernaux que nous sommes tenus de fréquenter sous peine de sanctions de toutes sortes. Hé oui, mes bons amis, la poésie, la tendresse, la compassion et le talent sont mal vus par les temps qui courent, il va nous falloir trousser nos manches pour venir en aide au pauvre capital et au malheureux marché, qui sont bien mal en point. Et à ce propos, je n'arrive pas à comprendre comment il est possible qu'à l'instar des italiens, nous ne soyons pas encore quelques centaines de milliers à descendre dans la rue, pour gueuler très fort et secouer le vieux cocotier vermoulu et insane que devient de plus en plus puissamment la funeste mascarade du monde de l'argent-roi. Mais, l'expérience nous l'a appris, il suffit parfois d'une toute petite étincelle pour que naissent et se propagent les plus beaux incendies. Laissez moi rêver un peu... &lt;/span&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-left: -0.74cm; margin-right: -0.85cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;                                                    &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-left: -0.74cm; margin-right: -0.85cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt; &lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3343254445135067599-6308650050059532774?l=jipeleon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jipeleon.blogspot.com/feeds/6308650050059532774/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3343254445135067599&amp;postID=6308650050059532774&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3343254445135067599/posts/default/6308650050059532774'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3343254445135067599/posts/default/6308650050059532774'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jipeleon.blogspot.com/2009/03/2-novembre-21008.html' title='2 novembre 2008'/><author><name>Jean-Pierre Léon Collignon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08681576119779250266</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_bd7Bg48usA4/SaF3EQ7aY0I/AAAAAAAAAAM/m3VpzlS7HVM/S220/jean-Pierre+Collignon+%26+Bon+Papa.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3343254445135067599.post-651433755780217802</id><published>2009-03-11T09:19:00.000-07:00</published><updated>2009-03-11T09:22:36.484-07:00</updated><title type='text'>26 octobre 2008</title><content type='html'>&lt;meta equiv="CONTENT-TYPE" content="text/html; charset=utf-8"&gt;&lt;title&gt;&lt;/title&gt;&lt;meta name="GENERATOR" content="OpenOffice.org 2.4  (Win32)"&gt;&lt;style type="text/css"&gt; 	&lt;!-- 		@page { size: 21cm 29.7cm; margin: 2cm } 		P { margin-bottom: 0.21cm } 	--&gt; 	&lt;/style&gt; &lt;p style="margin-left: 0.05cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia,serif;"&gt;S'il est bien une chose qui me ravisse absolument dans le fait d'aller au cinéma, c'est de m'installer dans une salle pas trop grande, avec pas trop de monde (les séances de l'après-midi, représentent l'idéal en cette matière) et avec juste ce qu'il faut d'avance sur l'horaire que pour jouir pleinement de cette attente dans la pénombre propice. C'est une attente délicieuse. Les sens sont en éveil; les yeux parcourent l'espace à peine éclairé par de petites ampoules, il y a la musique, souvent insipide, un grand calme autour de soi, si ne ne sont quelques légers chuchotements à gauche ou à droite, on se prend à rêvasser en attendant les bandes annonces (ça j'adore, les bandes annonces !) et de petites pensées parfois incongrues font des vaguelettes à la surface du cerveau. Tel moment particulier du jour d'avant, fragments de souvenirs lointains qui surgissent à l'improviste, chanson désuette qui se met à résonner aux oreilles sans prévenir, on est dans le plus parfait abandon jusqu'à ce que le noir s'installe et que les premières images apparaissent. Mais comme il est peu raisonnable de se déplacer quotidiennement pour goûter à ces menus plaisirs, il est parfaitement possible, chez soi, de se détacher, ne serait-ce qu'un peu, des contigences de toutes sortes qui nous éloigne de nous mêmes. C'est un exercice  pour lequel je suis particulièrement doué. Aucun bruit de fond, ni radio, ni musique, mes appareils auditifs sont sagement rangés dans le tiroir idoine et les sons du dehors ne me parviennent qu'étouffés et feutrés, je traînaille pendant de longues minutes avant de me décider à passer à la salle de bain pour mes ablutions matinales, les déplacements lents et silencieux des chats sont comme des nuages à quatre pattes effleurant le plancher de plastoc, la lumière du dehors est filtrée par les tentures fermées. Je sirote mon ennième breuvage café-chicorée bien sucré, j'en suis à ma quatrième cigarette et je ne suis pas loin d'un état proche de celui que connaissent les praticants du yoga ou de la méditation transcendentale. Oui, bon, d'accord, j'exagère un tout petit peu... les adeptes de la position du lotus sont raisonnables, ils ne fument pas et ne mettent pas de sucre dans leur thé au jasmin, ils mangent plutôt des trucs bio  et font du jogging le dimanche matin. Je n'ai rien contre le bio, sois dit en passant. Mais enfin, c'est  plutôt quand ça se trouve et que je passe du côté de chez Paul, place du xx août. Au reste j'affectionne les promenades à pas lents plutôt que la course à pied, avec arrêts fréquents pour admirer telle façade ou tel arbre aux feuilles aussi rousses que la tignasse de Lauren Bacall, ou longue station sur un banc public, le temps de m'en rouler une petite avant de repartir avec la même nonchalance. Ce n'est pas bien raisonnable, mais soit. Vous aurez remarqué que les réclames pour les barres chocolatées et autres boissons qui font Pschit sont, à chaque fois, à la télé, accompagnée d'un bandeau qui indique qu'il faut manger trois légumes et trois fruits par jour. C'est un excellent conseil. Pour autant que l'on ne perde pas de vue qu'ils sont bourrés  à fortes doses de pesticides et autres substances hautement toxiques. L'air que nous respirons ne vaut guère mieux et des enquêtes récentes et concordantes montrent que 25 à 40 % des décès dans le monde dit civilisé sont dût à notre environnement, au sens le plus large. Je vais donc me décider à manger les trois petites poires de chez Paul avant qu'elles ne se transforment en compote à l'insu de leur plein gré, c'est toujours ça de pris. De toute manière, aliment ceci ou cela, au bout du compte, il faudra bien en passer par notre dernière heure. Bien sûr, il est préférable de mourir en bonne santé que très malade mais n'en faisons pas toute une affaire, non plus. Vivre, c'est, chaque jour qui passe, mourir un peu. En attendant, soyons légers; buvons, rions, chantons et, surtout, aimons. C'est, selon moi, la meilleure alimentation qui soit...&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-left: -0.82cm; margin-right: -0.77cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;                                                          &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-left: -0.82cm; margin-right: -0.77cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;  &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3343254445135067599-651433755780217802?l=jipeleon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jipeleon.blogspot.com/feeds/651433755780217802/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3343254445135067599&amp;postID=651433755780217802&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3343254445135067599/posts/default/651433755780217802'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3343254445135067599/posts/default/651433755780217802'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jipeleon.blogspot.com/2009/03/26-octobre-2008.html' title='26 octobre 2008'/><author><name>Jean-Pierre Léon Collignon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08681576119779250266</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_bd7Bg48usA4/SaF3EQ7aY0I/AAAAAAAAAAM/m3VpzlS7HVM/S220/jean-Pierre+Collignon+%26+Bon+Papa.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3343254445135067599.post-3457347496647683915</id><published>2009-03-11T09:11:00.000-07:00</published><updated>2009-03-11T09:18:35.773-07:00</updated><title type='text'>19 octobre 2008</title><content type='html'>&lt;meta equiv="CONTENT-TYPE" content="text/html; charset=utf-8"&gt;&lt;title&gt;&lt;/title&gt;&lt;meta name="GENERATOR" content="OpenOffice.org 2.4  (Win32)"&gt;&lt;style type="text/css"&gt; 	&lt;!-- 		@page { size: 21cm 29.7cm; margin: 2cm } 		P { margin-bottom: 0.21cm } 	--&gt; 	&lt;/style&gt; &lt;p style="margin-left: 0.05cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia,serif;"&gt;Vous en penserez ce que vous voulez mais, pour ma part, j'ai toujours eu un faible pour le cinéma de Monsieur Spielberg. E.T m'a ému aux larmes, les rencontres du troisième type font partie de mon univers fantasmagorique et, l'autre soir, à la télé (on a le cinéma qu'on peut certains jours et à certaines heures) je me suis régalé de la version Spielbergienne de la guerre des mondes. Et, petit détail en passant, trois nuits après, j'ai fait un rêve extraordinaire où j'ai assisté et même failli être victime d'une apocalyptique attaque de vaisseaux gigantesques venu d'ailleurs. Avec pluie de grelons de métal en fusion, oiseaux de métal aux ailes tranchantes hachant menu les viandes humaines et autres incendies à tous les horizons. Difficile, bien évidemment, d'échapper à la tentation de voir dans ce cauchemar comme dans certaines scènes de la guerre des mondes, la préfiguration de ce qui nous attends peut-être dans les semaines et les mois à venir; et qui n'aurait rien à voir avec la science fiction ni les rêves. Je ne vais pas vous faire l'affront de vous informer de ce que nous vivons des temps troublés, à commencer pour ceux qui ont pendant trop longtemps tenu le haut du pavé avec l'assurance et l'arrogance que l'on sait et qui, tout à coup, pour des raisons qui échappent aux communs des mortels, se retrouvent aujourd'hui dans une sacrée panade. Je vais peut-être vous choquer mais tant pis, toute ces affaires de faillites bancaires, de dégringolades des bourses, de la ruine qui guette les agioteurs, manipulateurs d'argent et autres filous en costumes trois pièces qui jouent sur la misère du monde pour se remplir les poches, qu'ils ont très profondes, tout cela me réjouis grandement. Cette débandade montre en effet à quel point la sience économique n'est une science que pour ceux qui en détiennent les misérables petites astuces et sordides calculs. Lesquels s'avèrent soudainement parfaitement inadéquats aux buts que poursuivaient les propriétaires du monde et qui consistaient dans la prétention à mettre sous la coupe du mythique marché la totalité de ce qui existe. Il apparaît bien clairement que cette prétention est universellemnt battue en brèche et que les flots d'insanités répandues partout pour tenter de justifier des mesures à prendre se heurtent à une réalité qui prend chaque jour qui passe des allures de colossale plaisanterie. Car enfin, si les recettes des spécialites dans la manière de s'enrichir font faillite partout, il serait tout de même cocasse et bien mal avisé que de compter sur eux pour remédier à l'état des choses présent. Et que les états redeviennent subitement partie  prenante dans cette affaire avec l'approbation émue des gangsters désargentés ne doit pas nous bercer de la moindre illusion. Si les choses en venaient à s'arranger, on les verrait reprendre avec allégresse leur sale boulot et spéculer à tout va sur tout ce qui peut l'être. Mais en vérité, il apparaît bien que la faillite de l'odieux système est bien plus profonde que ce qu'en disent les innombrables spécialistes chargés de nous expliquer doctement de quoi il retourne. Nous assistons peut-être aux derniers soubresauts de cet animal féroce au delà de toute expression. Et alors, une chance peut-être saisie de passer à tout autre chose, de voir s'ouvrir des perspectives proprement inouïes et aujourd'hui impensables. Peut-être, tout aussi bien, allons nous en passer par une longue période de troubles de toutes sortes qui toucheront nos manières de penser, d'échanger, de vivre, enfin. Nous sommes, peut-être, encore, à un tournant décisif, comparable à celui qui voit advenir de nouvelles formes de civilisation dont l'Histoire montre tant d'exemples. D'où viendra l'étincelle de ce gigantesque bouleversement, quels incendies provoquera-t-elle ou non, il serait bien présomptueux de prétendre le savoir. Comme dans les livres et au cinéma: ceci est, maintenant, une autre histoire...&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-left: -0.93cm; margin-right: -0.71cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;                                                           &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-left: -0.93cm; margin-right: -0.71cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;  &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3343254445135067599-3457347496647683915?l=jipeleon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jipeleon.blogspot.com/feeds/3457347496647683915/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3343254445135067599&amp;postID=3457347496647683915&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3343254445135067599/posts/default/3457347496647683915'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3343254445135067599/posts/default/3457347496647683915'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jipeleon.blogspot.com/2009/03/19-octobre-2008.html' title='19 octobre 2008'/><author><name>Jean-Pierre Léon Collignon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08681576119779250266</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_bd7Bg48usA4/SaF3EQ7aY0I/AAAAAAAAAAM/m3VpzlS7HVM/S220/jean-Pierre+Collignon+%26+Bon+Papa.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3343254445135067599.post-7109316196905983927</id><published>2009-03-11T09:08:00.000-07:00</published><updated>2009-03-11T09:09:30.409-07:00</updated><title type='text'>5 octobre 2008</title><content type='html'>&lt;meta equiv="CONTENT-TYPE" content="text/html; charset=utf-8"&gt;&lt;title&gt;&lt;/title&gt;&lt;meta name="GENERATOR" content="OpenOffice.org 2.4  (Win32)"&gt;&lt;style type="text/css"&gt; 	&lt;!-- 		@page { size: 21cm 29.7cm; margin: 2cm } 		P { margin-bottom: 0.21cm } 	--&gt; 	&lt;/style&gt; &lt;p style="margin-left: 0.05cm; margin-right: 0.11cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt; &lt;span style="font-family:Georgia,serif;"&gt;Il y en a tout de même qui ont le talent pour vous  mettre le nez dedans. Je pense à ce jeune metteur en scène allemand, Florian von Donnersmarck, auteur de cette sombre et édifiante histoire, «La vie des autres» qu'Arte rediffusait l'autre soir. J'avais stupidement manqué ce film au moment de sa sortie et je me félicite de ce que la chaîne franco-allemande ait eu la bonne idée de le programmer au moment où je me trouvais dans les meilleures dispositions pour en apprécier toute la portée. Pour rappel et brièvement, l'action se passe au début des années quatre-vingt, quand le bloc est-européen était encore sous la coupe de l'Empire soviétique et que l'allemagne orientale était, comme les autres alliés de Moscou, soumise à un régime et une caste, celle du parti communiste, qui défendait ses prérogatives et un prétendu socialisme avec le meilleur moyen qui soit, une police politique - la tristement célèbre Stasi. Laquelle avait pour mission de mettre rigoureusement au pas toute forme de contestation, d'où qu'elle vienne. En l'occurrence, ici, c'est le milieu du théatre, un auteur en particulier et sa compagne, comédienne, qui sont, sur ordre du ministre de la culture officielle, placé sous surveillance avec tous les moyens techniques que cette époque permettait et qui étaient déjà d'une redoutable efficacité. Qu'il soit vraisemblable ou non qu'un officier de la Stasi, en l'occurrence le capitaine Gerd Wiesler, ait pu se prendre de compassion pour le couple qu'il était chargé d'espionner et aller jusqu'à falsifier les rapports destinés à ses supérieurs n'entre pas en ligne de compte. La leçon de ce film, selon moi, est à trouver dans les faits qu'il dénonce et que, naïvement, vous pourriez penser qu'ils ne sont que de ce temps et de ces contrées. Le sénat romain avait ses délateurs, qui signalaient à l'Empereur les agissements des intrigants qui menacaient son autorité et son prestige, les royaumes de France avaient leur police et leurs mouchards, Napoléon était servi avec abnégation et redoutable efficacité par le sombre Joseph Foucher, le sinistre Béria avait instiué la gépéou sur ordre de Staline et le régime nazi la gestapo, dont nombre d'officiers rescapés de la débâcle du troisième Reich se retrouvèrent dans la stasi. Tout état constitué, tout régime politique qu'il soit autoproclamé démocratique ou non, a pour ambition de durer et cette ambition se traduit par la mise en place d'une foule de services et de structures de coercition plus ou moins officielles qui tous poursuivent un même objectif: faire taire et au besoin éliminer de mille façons toute forme de remise en cause d'un état des choses qui se berce de l'illusion de durer toujours. Et si les méthodes  divergent quelques fois, si d'une époque à l'autre les moyens mis en oeuvre sont plus rigoureux et se transforment en terreur, le but reste le même et se traduit par la même et universelle volonté de tenir les foules sous une suspicion permanente. Pour le dire autrement, le vulgum pecus, le vulgaire n'a pas à mettre son nez dans les affaires des états, les élus ou les tyrans n'ont de compte à rendre qu'à eux mêmes. Au reste, la marche du monde est entre les mains du marché, ce fantôme commode et capricieux dans l'ombre duquel des hommes de chair et de sang s'adonnent à la folie de l'argent. Et cela au risque de faire sauter la planète, de la mettre à feu et à sang, ou de la laisser aller à l'empoisonnement généralisé, elle et ses malheureux milliards de zombis gagnés par la même fièvre de l'expansion infinie dont se rengorgent les managers et les classes politiques, toutes tendances confondues. Mais finissons par une note plaisante: il a neigé sur mars, nous apprend-t-on. Qu'on y expédie donc les parachutés dorés  faire du ski. Et qu'on en soit débarrassé...&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-left: -0.85cm; margin-right: -0.69cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-left: -0.85cm; margin-right: -0.69cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;                &lt;/p&gt; &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3343254445135067599-7109316196905983927?l=jipeleon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jipeleon.blogspot.com/feeds/7109316196905983927/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3343254445135067599&amp;postID=7109316196905983927&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3343254445135067599/posts/default/7109316196905983927'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3343254445135067599/posts/default/7109316196905983927'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jipeleon.blogspot.com/2009/03/5-octobre-2008.html' title='5 octobre 2008'/><author><name>Jean-Pierre Léon Collignon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08681576119779250266</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_bd7Bg48usA4/SaF3EQ7aY0I/AAAAAAAAAAM/m3VpzlS7HVM/S220/jean-Pierre+Collignon+%26+Bon+Papa.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3343254445135067599.post-6591460983446141010</id><published>2009-03-11T09:02:00.000-07:00</published><updated>2009-03-11T09:06:26.262-07:00</updated><title type='text'>28 septembre 2008</title><content type='html'>&lt;meta equiv="CONTENT-TYPE" content="text/html; charset=utf-8"&gt;&lt;title&gt;&lt;/title&gt;&lt;meta name="GENERATOR" content="OpenOffice.org 2.4  (Win32)"&gt;&lt;style type="text/css"&gt; 	&lt;!-- 		@page { size: 21cm 29.7cm; margin: 2cm } 		P { margin-bottom: 0.21cm } 	--&gt; 	&lt;/style&gt; &lt;p style="margin-left: 0.11cm; margin-right: 0.05cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt; &lt;span style="font-family:Georgia,serif;"&gt;Pour une bonne nouvelle, c'est une bonne nouvelle ! Je dirais même plus, c'est une nouvelle qui éclipse toutes les autres, en ce vendredi d'après enregistrement de l'émission et de mon billet hebdomadaire. C'est par le truchement d'une gazette bruxelloise bien connue pour son sérieux que cette information m'est tombée sous les yeux et je me réjouis de ne pas l'avoir manquée. Figurez vous qu'un certain Alexis Lavillat, réalisateur de son état, a eu la très ecellentissime idée de faire bouger le cher Gaston Lagaffe, ce qui est une entreprise qui demande une fameuse dose de patience et de talent. En un mot comme en cent, on va pouvoir suivre, dès la rentrée prochaine et sur France 3, la diffusion des premiers gags de ce sympathique garçon de bureau, né de la féconde et même, en l'occurrence, géniale imagination de ce grand, talentueux et regretté André Frankin. Ah ! Gaston ! Que je vous raconte une histoire absolument authentique dont je n'ai la preuve que dans mes lointains souvenirs, les petits camarades de classe de ce temps là s'étant à peu près tous dispersés dans la nature, depuis le temps. C'était à la fin des années cinquante, 58, 59, je ne sais plus très bien. Je fréquentais alors la prestigieuse école d'hôtellerie de Liège, caressant avec Serge Baumans, condisciple de mes glorieuses études primaires, que je croise encore de loin en loin, le rêve de longs et aventureux voyages à bord de bateaux sillonnant les mers, en qualité de cuistot.  Dois-je préciser que je n'ai mis les pieds sur un bateau qu'une seule fois, vers mes huit ans, avec maman, enceinte de ma petite soeur Simone, rejetant à la mer le potage à la tomate ingurgité un peu avant cette grande aventure à bord de ce chalutier qui tanguait et roulait au milieu des flots impétueux. Comme toute école hôtellière digne de ce nom, nous avions droit à de luxueux vestiaires, sous le niveau de la mer et je nous revoit, toute la classe, collant sur les armoires métalliques d'un vert douteux, les effigies patiemment dessinées et coloriées du héros qui venait tout juste de faire son entrée dans les pages du journal de Spirou. Non seulement, nous affichions le portrait de la nouvelle idole mais, en plus, nous scandions son nom sur l'air des lampions, comme on dit. Une manifestation spontanée, si vous voulez «Gaston ! Gaston ! Gaston !»... C'est dire combien le personnage en espadrilles et pull informe avait frappé nos jeunes et déjà pré-soixante-huitardes imaginations. Il faut se souvenir que l'époque était rien moins que très conformiste, les professeurs austères et les élèves respectueux de l'autorité. Nos parents travaillaient à la future société d'abondance de tout et de n'importe quoi, De Gaulle venait de revenir aux affaires et l'exposition universelle de fermer ses portes et puis voilà que surgissait cette silhouette maigrichonne, qui traînait les pieds, accumulait les gaffes en tous genres, s'endormait à son bureau plutôt que de se crever à des tâches ingrates et, à sa manière, tendre et pacifique, défiait insollemment les conventions en vigueur partout. Et si les Marcuse, Marx, Lefèbvre et autres Debord ont eu une influence certaine sur des évènements dont on n'a pas fini de parler, nul doute que Gaston Lagaffe porte aussi, à sa façon, une part de joyeuse responsabilité dans la naissance d'un mouvement de remise en cause de ce qui se voulait impérissable. Et si ces années étaient tout empreintes de plat conformisme, les choses n'ont, hélas, guère changés et tout reste encore à faire pour dénoncer les futiles et mornes performances, la morgue, la suffisance et la bêtise des prétendus modèles dont notre belle jeunesse est invitée à suivre l'exemple. Puisse les prochaines images animées de cet impérissable héros donner de vilaines et rigolotes idées aux générations futures autant qu'à ceux qui, à l'instar de votre serviteur, ont définitivement jugé cette époque nauséabonde.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-left: -0.74cm; margin-right: -0.74cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-left: -0.74cm; margin-right: -0.74cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;                                                                                      &lt;span style="font-family:Georgia,serif;"&gt;2&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3343254445135067599-6591460983446141010?l=jipeleon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jipeleon.blogspot.com/feeds/6591460983446141010/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3343254445135067599&amp;postID=6591460983446141010&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3343254445135067599/posts/default/6591460983446141010'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3343254445135067599/posts/default/6591460983446141010'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jipeleon.blogspot.com/2009/03/28-septembre-2008.html' title='28 septembre 2008'/><author><name>Jean-Pierre Léon Collignon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08681576119779250266</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_bd7Bg48usA4/SaF3EQ7aY0I/AAAAAAAAAAM/m3VpzlS7HVM/S220/jean-Pierre+Collignon+%26+Bon+Papa.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3343254445135067599.post-8907815585981944584</id><published>2009-03-11T08:59:00.000-07:00</published><updated>2009-03-11T09:02:25.536-07:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;div style="text-align: left;"&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 51, 255);font-size:130%;" &gt;(Je l'avais laissée filer, celle-là. Ca ne vous ennuie pas qu'elle ne soit pas à la bonne place ?)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3343254445135067599-8907815585981944584?l=jipeleon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jipeleon.blogspot.com/feeds/8907815585981944584/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3343254445135067599&amp;postID=8907815585981944584&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3343254445135067599/posts/default/8907815585981944584'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3343254445135067599/posts/default/8907815585981944584'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jipeleon.blogspot.com/2009/03/je-lavais-laissee-filer-celle-la.html' title=''/><author><name>Jean-Pierre Léon Collignon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08681576119779250266</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_bd7Bg48usA4/SaF3EQ7aY0I/AAAAAAAAAAM/m3VpzlS7HVM/S220/jean-Pierre+Collignon+%26+Bon+Papa.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3343254445135067599.post-3503321531686361335</id><published>2009-03-11T08:55:00.000-07:00</published><updated>2009-03-11T08:59:24.966-07:00</updated><title type='text'>8 décembre 2007</title><content type='html'>&lt;meta equiv="CONTENT-TYPE" content="text/html; charset=utf-8"&gt;&lt;title&gt;&lt;/title&gt;&lt;meta name="GENERATOR" content="OpenOffice.org 2.4  (Win32)"&gt;&lt;style type="text/css"&gt; 	&lt;!-- 		@page { size: 21cm 29.7cm; margin: 2cm } 		P { margin-bottom: 0.21cm } 	--&gt; 	&lt;/style&gt; &lt;p style="margin-left: 0.08cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia,serif;"&gt;Vous connaissez la dernière ? Il y a un type, au Ministère Wallon de l'équipement et de je ne sais plus quoi qui s'est mis en tête de vouloir supprimer les bonnes vieilles baraques à frites que l'on trouve sur les petites routes de la campagne de chez nous, au motif qu'elles représenteraient un danger pour la circulation. C'est lundi dernier, en prenant l'apéro et en feuilletant la gazette locale que cette nouvelle m'est tombée sous les yeux et je ne doute pas un seul instant que vous en mesurez, là tout de suite, toute l'importance voire même le caractère proprement historique. Force est bien de reconnaître les risques majeurs auxquels les malheureux automobilistes sont confrontés aux alentours de ces lieux, d'où s'échappent les effluves de frites plongées dans la graisse chauffée à environ 180 degrés, effluves qui vont sans vergogne se loger dans les fosses nasales des conducteurs de 4x4 ou de modestes berlines brinquebalantes, sans parler de celles des femmes et des enfants d'abord, qui se mettent à réclamer leurs cornets de frites mayonnaise à corps et à cris. Vous imaginez sans peine le coup de frein brutal, la marche arrière intempestive, quand ce n'est pas le dérapage sur flaque de sauce tartare inopinément répandue sur la chaussée par un touriste hollandais distrait par la beauté du paysage. Donc, les baraques à frites, fini, terminé, rayées de la carte; silence le petit peuple, tout ça c'est pour votre bien, votre sécurité, votre santé et votre intégrité physique. Remarquez, je n'ai rien contre le fait que l'état et les gouvernements locaux se soucient du bien-être des citoyens que nous sommes et que, dans ce but, tel ou tel responsable prenne sur lui d'aménager au mieux l'environnement par nature hostile qui est le nôtre. Et que des lois, des décrets, des directives soient mis en oeuvre pour garantir une relative harmonie dans les rapports que nous entretenons les uns avec les autres, me paraît aller de soi. Le problème, car problème il y a, c'est que les bonnes intentions de quelques-uns, les réelles innovations des autres se voient imanquablement transformées en leur contraire dès lors que survient un changement notable dans la composition des assemblées. Un ministre a voulu ceci et l'a obtenu, le suivant, d'un autre parti et pour de nouvelles raisons, défait ce qui était acquis et à quoi on s'était résigné et met en chantier une autre réforme. C'est ainsi que, de changements en changements, de disputes en chamailleries, d'avancées en reculades dans à peu près tous les secteurs de la vie publique et privée, on en arrive à voir des majorités chahutées, des gouvernements perdre la confiance des citoyens, des crises de plus en plus aiguës ronger les fondements des simples habitudes et coutumes qui, jusque là, faisaient l'affaire du plus grand nombre. Mais le plus grave, on peut le constater aujourd'hui, c'est quand la sphère politique et ses représentants se voient désavoués et perdre tout crédit aux yeux de ceux qui les avaient élus. Devant l'impéritie des uns et des autres, de quelque sensibilité qu'ils se réclament et à de très rares exceptions près, il est de plus en plus manifeste que les néo-citoyens de ce pays en sont aujourd'hui à considérer que l'on se moque d'eux. Et que la colère, larvée encore et diversement exprimée, est bel et bien là. Et elle peut s'avérer bien plus dangereuse, pour tous les pouvoirs, que la lassitude ou le désenchantement. A Louis le seizième, inquiet des troubles dans Paris et qui se demandait s'il s'agissait d'une révolte, il fut répondu: non, Sire, c'est une révolution. Le même Louis Capet notait dans son journal, le 14 juillet 1789, jour où fut prise la Bastille: aujourd'hui, rien.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-left: -0.42cm; margin-right: -0.45cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt; &lt;span style="font-family:Georgia,serif;"&gt;				         &lt;/span&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-left: -0.42cm; margin-right: -0.45cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;                                                                       &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-left: -0.42cm; margin-right: -0.45cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-left: -0.42cm; margin-right: -0.45cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;                                                                                                      &lt;span style="font-family:Georgia,serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3343254445135067599-3503321531686361335?l=jipeleon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jipeleon.blogspot.com/feeds/3503321531686361335/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3343254445135067599&amp;postID=3503321531686361335&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3343254445135067599/posts/default/3503321531686361335'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3343254445135067599/posts/default/3503321531686361335'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jipeleon.blogspot.com/2009/03/8-decembre-2007.html' title='8 décembre 2007'/><author><name>Jean-Pierre Léon Collignon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08681576119779250266</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_bd7Bg48usA4/SaF3EQ7aY0I/AAAAAAAAAAM/m3VpzlS7HVM/S220/jean-Pierre+Collignon+%26+Bon+Papa.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3343254445135067599.post-411847978486893354</id><published>2009-03-11T08:47:00.000-07:00</published><updated>2009-03-11T08:51:28.522-07:00</updated><title type='text'>21 septembre 2008</title><content type='html'>&lt;meta equiv="CONTENT-TYPE" content="text/html; charset=utf-8"&gt;&lt;title&gt;&lt;/title&gt;&lt;meta name="GENERATOR" content="OpenOffice.org 2.4  (Win32)"&gt;&lt;style type="text/css"&gt; 	&lt;!-- 		@page { size: 21cm 29.7cm; margin: 2cm } 		P { margin-bottom: 0.21cm } 	--&gt; 	&lt;/style&gt; &lt;p style="margin-left: 0.05cm; margin-right: 0.05cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt; &lt;span style="font-family:Georgia,serif;"&gt;Quand je disais, l'autre dimanche, que le cinéma était le reflet de la vie et de l'époque, ce n'était pas là paroles présomptueuses ni péremptoires et j'ai d'ailleurs encore pu le vérifier en allant voir ce délicieux film qu'est «Happy go lucky» du britannique Mike Leigh. Traduction approximative du titre: «C'est pas toujours évident, la vie, mais bon, autant s'accrocher et prendre les choses du bon côté». Ceci étant ma traduction et pas celle d'un spécialiste de la langue de Shakespeare, faut-il que je le précise. L'héroïne de cette charmante histoire, c'est Pauline, que l'on appelle Poppy – ce qui veut dire coquelicot – qui fait profession d'instutrice, qui vit avec sa colocataire, Zoé et mène sa vie avec un optimisme désarmant et une bonne humeur comunicative. Encore que. Il y en a qui n'apprécient pas, vous pourrez le vérifier en allant voir ce film, que je vous conseille. Je n'en dirais pas plus, sauf qu'il s'agit d'une comédie sans prétention avec des personnages tout ce qu'il y a de parfaitement banal; vous pourriez rencontrer Pauline ou sa jeune soeur ou Zoé, à Londres ou dans n'importe quelle autre grande ville. Et c'est bien là pourquoi je vous rappelait, en commençant ce billet, la phrase de l'autre jour. J'aime assez, voyez vous, les gens ordinaires, ceux qui ne font pas de vagues, qui ne pète pas plus haut que leur cul, qui vont tranquillement et sans éclats particuliers, leur vie, leurs passions discrètes, leurs amitiés et leurs amours. J'aime celles et ceux qui font face à l'infortune avec courage et savent saluer et accueillir les brumes légères et fugaces des joies qui leur viennent de ce qui est important à leurs yeux. J'en ai rencontré et connus des ces femmes et de ces hommes qui ont le sourire et le rire faciles, que la vue d'un beau nuage émerveillent, qu'une chansonnette ou un quintet de Schubert enchantent. Celles-là et ces autres, qui sont passés dans  ma vie, qui y ont encore leur place, je n'ai pu et je ne peux les aimer que parce qu'en eux, j'ai reconnu cette part de moi-même que je persiste à croire présente en chacun de nous.  Il se fait seulement que, pour certains, les circonstances et les accidents, les drames de l'enfance, l'inégale répartition de la chance ou de l'occasion, vivre est devenu un jour cette douleur et cette grande et harrassante épreuve. J'en sais qui luttent contre de vieux démons grimaçants et ricanants, des souvenirs d'anciennes et irréparables blessures qui saignent encore et ne se refermeront peut-être jamais.  Nous naissons, paraît-il, égaux en droit. Et libres. Mais il est communément admis que d'aucuns sont plus égaux que d'autres; les armes et les arguments que nous donne la naissance ne sont pas les mêmes pour tous. Quant à la liberté... ici, comme ailleurs, il y en a qui sont plus libres que d'autres. Des chaînes invisibles entravent ceux là que le hasard a fait naître dans ce milieu plutôt qu'en un autre. Et, du reste, qu'est-ce que cette liberté strictement formelle dont on ne peut faire l'usage que dans le cadre des conventions et des interdits que la structure d'état installe avec de plus en plus de rigueur ? De tout cela, Poppy s'en balance. Elle va et chantonne, sourit à tout le monde, va son chemin en gambadant, jolie fleur têtue et un rien rebelle qui ne voit pas les caméras de surveillance aux carrefours de la grande ville. Mais qui aurait l'idée de surveiller la délicieuse créature ? Comme vous comme pour moi et des millions d'autres, elle ne présente aucun des troubles qui peuvent être reconnus comme présentant le moindre danger pour la si parfaite et rigoureuse harmonie universelle. Et il est, peut-être, hélas, désormais impossible de lui échapper. Nous allons devoir donc vivre encore sous son empire. Et faire bonne figure. Et rire et se réjouir de la douceur des amitiés qui nous sont offertes. Et puis, plus tard, un jour, tirer sa révérence. Et laisser là la beauté des choses... les souvenirs des sourires, des battements de coeur, des tendres étreintes qui mettaient du soleil au plus profond de l'âme. &lt;/span&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-left: -0.79cm; margin-right: -0.85cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;                                                       &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-left: -0.79cm; margin-right: -0.85cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;                                                      &lt;span style="font-family:Georgia,serif;"&gt;2&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-left: -0.79cm; margin-right: -0.85cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-left: -0.79cm; margin-right: -0.85cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt; &lt;span style="font-family:Georgia,serif;"&gt;		&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3343254445135067599-411847978486893354?l=jipeleon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jipeleon.blogspot.com/feeds/411847978486893354/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3343254445135067599&amp;postID=411847978486893354&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3343254445135067599/posts/default/411847978486893354'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3343254445135067599/posts/default/411847978486893354'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jipeleon.blogspot.com/2009/03/21-septembre-2008.html' title='21 septembre 2008'/><author><name>Jean-Pierre Léon Collignon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08681576119779250266</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_bd7Bg48usA4/SaF3EQ7aY0I/AAAAAAAAAAM/m3VpzlS7HVM/S220/jean-Pierre+Collignon+%26+Bon+Papa.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3343254445135067599.post-887214254834546595</id><published>2009-03-10T14:31:00.001-07:00</published><updated>2009-03-10T14:34:17.521-07:00</updated><title type='text'>14 septembre 2008</title><content type='html'>&lt;meta equiv="CONTENT-TYPE" content="text/html; charset=utf-8"&gt;&lt;title&gt;&lt;/title&gt;&lt;meta name="GENERATOR" content="OpenOffice.org 2.4  (Win32)"&gt;&lt;style type="text/css"&gt; 	&lt;!-- 		@page { size: 21cm 29.7cm; margin: 2cm } 		P { margin-bottom: 0.21cm } 	--&gt; 	&lt;/style&gt; &lt;p style="margin-left: 0.05cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia,serif;"&gt;Il n'y a pas si longtemps, le cinéma d'animation – on disait «dessins animés» - était tout entier réservé aux jeunes enfants que les parents emmenaient au cinéma pour suivre les aventures de Mickey Mouse, Donald Duck, Cendrillon et autre Bamby. Les choses ont bien changés. Les techniques d'animation, pour commencer, où l'ordinateur a remplacé les dessinateurs qui, image par image, sur des cellophanes, traçaient et coloriaient des millions de figures et de décors. Les histoires, les thèmes et les héros, ensuite, qui se sont vu assigner des rôles plus en rapport  avec les préoccupations des adultes en même temps que celles de l'époque. C'est ainsi que, suivant en cela les critiques élogieuses venant de partout, je me suis décidé à aller suivre, sur grand écran et dans le superbe et tout neuf cinéma «Sauvenière», à Liège, les aventures futuristes de ce charmant petit robot, Wall E dont, sûrement, vous avez entendu parler. En deux mots et histoire d'en informer ceux qui n'auraient pas fait le déplacement, l'histoire se passe dans un monde désolé d'où toute trace d'humanité a disparu; et où l'on voit ce petit assemblage de mécanique et d'électronique, s'affairer inlassablement à la tâche qui lui est dévolue depuis sept-cents ans et qui consiste dans le ramassage et le stockage de millions de tonnes de détrituts de toutes sortes, laissés là à la suite dont on ne sait quel universel cataclysme. Les décors plantés là, sinistrements grandioses, il est loin d'être exclu que nos proches descendants sinon nous même, n'en découvrions l'épouvantable étendue. Il va s'en falloir de peu. Les alertes et les mises en garde n'ont pourtant pas manqué, ces dernières années. A chaque rapport alarmant des scientifiques et des experts en climatologie, la presse, sous toutes ses formes, y va de titres tapageurs, d'articles et d'analyses, de prospectives et de possibles et hypothétiques solutions à un état de fait catastrophique. Et puis, passée l'émotion de la première heure, les inquiétudes qui se font jour et dont on parle à l'arrêt de l'autobus, les déclarations et les vagues engagements de quelques-uns des représentants du peuple, le soufflé retombe sagement et l'on passe à autre chose. Certes, on organise bien, ça et là, de grandes messes médiatiques, où l'on donne la parole à quelques experts, où l'on promet de prendre les problèmes à bras le corps et de décider d'énergiques mesures, qui s'avèrent être comme de piteuses emplâtres sur un organisme dévoré par le cancer. En attendant, tous, peu ou prou, nous allons nos vies banales et sans éclats. Il y a, n'est-ce pas, déjà tant à faire pour affronter les petits et grands soucis du quotidien et, chacun à notre manière, nous faisons bonne figure, malgré tout. Nous allons chez des amis, nous mangeons et buvons,  de beaux éclats de rire éclairent la nuit, on se surprend à être heureux de ces moments où la chaleur des retrouvailles fait briller les yeux et chanter les coeurs. Et puis aussi, la saison offre encore de beaux soirs avec leur majestueux cortèges de nuages, on peut encore flâner au jardin, se risquer à l'une ou l'autre promenade pour s'assurer de ce que l'herbe et le feuillage des arbres sont encore verts et que des oiseaux chantent encore dans les sous-bois. Empoisonnée de mille façons, la nature offre encore son visage rassurant et l'illusion tient encore la rampe, de même que les illusions que l'époque entretient encore sur elle-même, vaille que vaille et qui garantissent que la servitude ne risque pas d'être remise en cause. Ce n'est que «l'accumulation de détails, et qui sont tout sauf des détails» qui font l'existence quotidienne de tous, ainsi que l'écrivait Siegfried Kracauer en 1929, qui ajoutait «Il faut se défaire de l'idée chimérique que ce sont les grands évènements qui déterminent les hommes pour l'essentiel». Heureux, donc, celles et ceux qui,  à la nuit tombée, prient en silence devant leurs jardins embaumés...&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-left: -0.74cm; margin-right: -0.79cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt; &lt;span style="font-family:Georgia,serif;"&gt;			                &lt;/span&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-left: -0.74cm; margin-right: -0.79cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-left: -0.74cm; margin-right: -0.79cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;         &lt;span style="font-family:Georgia,serif;"&gt;14 septembre 2008 &lt;/span&gt; &lt;/p&gt; &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3343254445135067599-887214254834546595?l=jipeleon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jipeleon.blogspot.com/feeds/887214254834546595/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3343254445135067599&amp;postID=887214254834546595&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3343254445135067599/posts/default/887214254834546595'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3343254445135067599/posts/default/887214254834546595'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jipeleon.blogspot.com/2009/03/il-ny-pas-si-longtemps-le-cinema.html' title='14 septembre 2008'/><author><name>Jean-Pierre Léon Collignon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08681576119779250266</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_bd7Bg48usA4/SaF3EQ7aY0I/AAAAAAAAAAM/m3VpzlS7HVM/S220/jean-Pierre+Collignon+%26+Bon+Papa.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3343254445135067599.post-5920531624235561715</id><published>2009-03-09T09:30:00.000-07:00</published><updated>2009-03-09T09:32:07.317-07:00</updated><title type='text'>7 septembre 2008</title><content type='html'>&lt;meta equiv="CONTENT-TYPE" content="text/html; charset=utf-8"&gt;&lt;title&gt;&lt;/title&gt;&lt;meta name="GENERATOR" content="OpenOffice.org 2.4  (Win32)"&gt;&lt;style type="text/css"&gt; 	&lt;!-- 		@page { size: 21cm 29.7cm; margin: 2cm } 		P { margin-bottom: 0.21cm } 	--&gt; 	&lt;/style&gt; &lt;p style="margin-left: 0.08cm; margin-right: 0.03cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt; &lt;span style="font-family:Georgia,serif;"&gt;Il se trouve que, dernièrement, je me suis vu bien installé dans mon misérable canapé, martyrisé par les griffes de mes chats, à suivre, sur le petit écran, avec émerveillement, ce film tout à fait à part qui porte ce titre: «Le filmeur», dont j'estime devoir vous parler au moment où, j'ose l'espérer, vous êtes tout de même quelques-unes et quelques-uns à être à l'écoute de cette émission, nouvelle manière et nouvel emplacement sur la grille de notre chaîne bien-aimée. Fin de la digression, revenons-en à Alain Cavalier et à cet objet filmé non identifié. Précision qui a son importance, Cavalier fut, dans sa jeunesse et son âge mûr un fort bon réalisateur; il a tourné «L'Insoumi», en 63, «La chamade», plus tard, d'après le roman de Françoise Sagan, entre-autres très honorables productions. Il a donc fait du cinéma de manière tout à fait orthodoxe, avec grosse caméra, équipe de tournage au grand complet, acteurs choisis, scénario, dialogue et montage. Et puis un jour, tout simplement, il en a eu marre de tout ce fatras qu'il a joyeusement balancé et, profitant de l'arrivée des mini caméras digitales, il s'est mis à son nouvel ouvrage. Ce faisant il a réalisé, dans une certaine mesure, un de mes vieux phantasmes, auquel, il y a bien longtemps, j'ai, ici même, consacré une chronique. Pour rappel, ce phantasme consiste dans l'hypothèse qu'un appareillage électronique soit relié à mes yeux, permettant l'enregistrement en continu de tout ce qui tomberait sous mes regards et, cela, jusqu'à la fin de la fragile existence qui est la mienne. Un peu de la même façon, Cavalier, déclenche son minuscule appareil de prise de vues au gré des circonstances, des lieux, des moments et de ses envies. Pour le dire simplement, sa démarche tient de la rédaction d'un journal intime, dans lequel il note les faits les plus marquants comme les plus anodins auxquels il est confronté quotidiennement. Il y a, dans cette démarche, qui est le fruit de plusieurs années de travail, un peu de ce  très Montanien «retour à soi» que justifie amplement l'état de plus en plus navrant du monde dans lequel nous avons été jeté par pur hasard ou aveugle nécessité. Il se trouve, selon moi, autant de très bonnes raisons de filmer la bien aimée dormant dans la pénombre d'une chambre douillette, la mère vieillissante chantant à tue-tête, un chat assoupi à l'entrée d'un jardin, quand ce n'est pas la dépouille mortelle du père baignant dans une lumière blafarde, plutôt que les improbables aventures de personnages nés de l'imagination de scénaristes diversement inspirés. Ne vous méprenez pas, je n'ai rien contre le cinéma d'auteur, bien au contraire, il m'a bien souvent enchanté ou enthousiasmé, comme il m'a tout aussi souvent déçu, énervé ou profondément ennuyé. Le cinéma, expression la plus élaborée de l'art de la réprésentation, incomparable machinerie au service du rêve, de la poésie, de la petite et de la grande histoire est, en même temps, le reflet d'une époque, la nôtre, qui sera peut-être la dernière que l'humanité aura à vivre sur cette terre irrémédiablement vouée à l'exctinction. De là, sans doute, la légéreté, la gaudriole, les paillettes et les chansons, les comédies en tous genres, l'adulation dont sont l'objet les vedettes du spectacle de la réussite et, en même temps, sur d'autres registres, la mise en scène de l'autre versant du monde, où sont dénoncés, avec une bonne foi désarmante, les cruelles conditions de survie des paumés et des nouveaux pauvres, des clochards et des désoeuvrés. De mille façons, le cinéma nous dit le monde. Et nos mondes à nous sont noyés dans la cohue et le vacarme ambiant. Que celui-ci nous offre sa vie en partage et que nous puissions, ne serait-ce qu'un peu, nous y reconnaître et la partager, me semble être une belle manière de résister à la désespérance et à la lassitude d'être. Ici et nulle-part ailleurs. &lt;/span&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-left: -0.82cm; margin-right: -0.64cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-left: -0.82cm; margin-right: -0.64cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-left: -0.82cm; margin-right: -0.64cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;                                                     &lt;span style="font-family:Georgia,serif;"&gt;0&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3343254445135067599-5920531624235561715?l=jipeleon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jipeleon.blogspot.com/feeds/5920531624235561715/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3343254445135067599&amp;postID=5920531624235561715&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3343254445135067599/posts/default/5920531624235561715'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3343254445135067599/posts/default/5920531624235561715'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jipeleon.blogspot.com/2009/03/il-se-trouve-que-dernierement-je-me.html' title='7 septembre 2008'/><author><name>Jean-Pierre Léon Collignon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08681576119779250266</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_bd7Bg48usA4/SaF3EQ7aY0I/AAAAAAAAAAM/m3VpzlS7HVM/S220/jean-Pierre+Collignon+%26+Bon+Papa.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3343254445135067599.post-7050932375451943588</id><published>2009-03-09T09:26:00.000-07:00</published><updated>2009-03-09T09:28:22.903-07:00</updated><title type='text'>28 juin 2008</title><content type='html'>&lt;meta equiv="CONTENT-TYPE" content="text/html; charset=utf-8"&gt;&lt;title&gt;&lt;/title&gt;&lt;meta name="GENERATOR" content="OpenOffice.org 2.4  (Win32)"&gt;&lt;style type="text/css"&gt; 	&lt;!-- 		@page { size: 21cm 29.7cm; margin: 2cm } 		P { margin-bottom: 0.21cm } 	--&gt; 	&lt;/style&gt; &lt;p style="margin-left: 0.08cm; margin-right: 0.05cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt; &lt;span style="font-family:Georgia,serif;"&gt;Je suis un petit peu embêté, là. C'est que, voyez vous, au milieu des explosions de joie de telle ou telle communauté à l'occasion de la victoire de l'une ou l'autre équipe dans l'actuel championnat de foot, que je ne boude pas, il se passe aussi des choses qui ne sentent décidément pas très bon. Je pense à la mise à l'ombre de ces gens, ex-militants et sympathisants d'une cause à mes yeux perdue, au motif qu'ils auraient eu des contacts avec des membres d'une association terroriste italienne. Que les choses soient claires monsieur le fonctionnaire de la sûreté qui m'écoutez peut-être je n'ai aucune sympathie pour les mouvements de libération de quoi que ce soit, je réprouve résolument l'action violente sous toutes ses formes et, surtout, je ne supporte absolument pas que le premier révolutionnaire venu prétende agir au nom du peuple en général et du mien en particulier. Donc, s'il vous plaît, ne venez pas me réveiller lundi matin avec vos sections d'assaut comme au cinéma. D'ailleurs, la sonnette ne marche plus à mon premier étage et je risque fort, déficient auditif que je suis, de ne pas entendre le vacarme de la porte d'en bas défoncée à coup de je ne sais quel objet contondant. Ce que je ne supporte pas non plus, je peux bien vous le confier, monsieur le fonctionnaire de la sûreté de l'état, c'est la légèreté avec laquelle sont taxés de terrorisme ceux qui, c'est bien leur droit, tout de même, manifestent leurs convictions et leur engagement dans le cadre de la lutte de classes qui, selon moi, reste tout à fait d'actualité quoi que puisse en dire Madame Milquet à la télévision. Certes, je ne peux que trouver bien obsolète la phraséologie de certains en cette matière, je le répète, je ne partage en aucune manière leurs modes d'action passés, cela ne m'empêche pas d'éprouver pour eux, au moins un sentiment de sympathie. Cela dit, j'ai, en outre, la désagréable impression que ce fameux et bien vague terrorisme dont les journaux nous assurent qu'il fait peser sur notre tranquillité de graves menaces, est aussi bien un excellent repoussoir et qu'il tombe à pic. On se souviendra de la mise en alerte de certaines forces de police, il y a quelques mois, sensée dissuader de sombres et mystérieux comploteurs, au moment où la situation politique intérieure en était au sommet de l'absurdité et que des voix commencaient à s'élever un peu partout pour dire que la comédie n'avait que trop duré. Pour le coup, la prétendue menace n'a semblé émouvoir que ceux qui nous assurait de sa réalité et de son imminence alors que le bon peuple continuait de vaquer à ces mesquines et vaines occupations que sont le travail et la dilapidation du pouvoir d'achat qu'il permet. Plus visiblement que jamais, cette époque est sordide, cruelle et loufoque, le monde de l'argent-roi et du commerce est peut-être ce qui  est arrivé de pire dans l'histoire de cette pauvre chose hébétée qu'est devenue l'humanité de ce côté-ci du globe et enfin, oui, il est parfaitement licite que d'aucuns et moi avec, s'insurgent contre cela et le fassent savoir. Ces gens ont au moins le courage de leurs convictions et de leur engagement et ils le paie chèrement. Mais enfin... les vacances sont toutes proches pour beaucoup; je vais encore bien m'amuser de voir les aéroports pris d'assaut par des foules d'inconscients et les avions en retard, les bouchons géants sur les autoroutes et autres manifestations du génie propre à notre race. J'irai, quant à moi, un peu à la campagne, mon pas tranquille et nonchalant me mènera auprès de celle que j'aime par dessus-tout et qui sait si bien m'accueillir: la tendre, douce et apaisante Nature. &lt;/span&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-left: 0.08cm; margin-right: 0.05cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-left: 0.08cm; margin-right: 0.05cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt; &lt;span style="font-family:Georgia,serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-left: -0.69cm; margin-right: -0.69cm; margin-bottom: 0cm;" align="right"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-left: -0.69cm; margin-right: -0.69cm; margin-bottom: 0cm;" align="right"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-left: -0.69cm; margin-right: -0.69cm; margin-bottom: 0cm;" align="right"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-left: -0.69cm; margin-right: -0.69cm; margin-bottom: 0cm;" align="right"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3343254445135067599-7050932375451943588?l=jipeleon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jipeleon.blogspot.com/feeds/7050932375451943588/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3343254445135067599&amp;postID=7050932375451943588&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3343254445135067599/posts/default/7050932375451943588'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3343254445135067599/posts/default/7050932375451943588'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jipeleon.blogspot.com/2009/03/28-juin-2008.html' title='28 juin 2008'/><author><name>Jean-Pierre Léon Collignon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08681576119779250266</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_bd7Bg48usA4/SaF3EQ7aY0I/AAAAAAAAAAM/m3VpzlS7HVM/S220/jean-Pierre+Collignon+%26+Bon+Papa.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3343254445135067599.post-7744616355967228409</id><published>2009-03-09T09:22:00.003-07:00</published><updated>2009-03-09T09:24:34.155-07:00</updated><title type='text'>21 juin 2008</title><content type='html'>&lt;meta equiv="CONTENT-TYPE" content="text/html; charset=utf-8"&gt;&lt;title&gt;&lt;/title&gt;&lt;meta name="GENERATOR" content="OpenOffice.org 2.4  (Win32)"&gt;&lt;style type="text/css"&gt; 	&lt;!-- 		@page { size: 21cm 29.7cm; margin: 2cm } 		P { margin-bottom: 0.21cm } 	--&gt; 	&lt;/style&gt; &lt;p style="margin-left: 0.03cm; margin-right: 0.05cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt; &lt;span style="font-family:Georgia,serif;"&gt;Mercredi dernier, sur le coup de 13H., je n'avais toujours pas écrit le moindre petit morceau de mot, pas la plus petite syllabe de cette  chronique. Alors qu'en règle générale, dès le dimanche ou, au plus tard, dans la matinée de lundi, une petite idée me vient qui me permets d'en commencer la rédaction. Aïe, me dis-je, en mon fort antérieur, va falloir s'y mettre, sinon on va encore cavaler toute la nuit de jeudi pour être fin prêt le lendemain à affronter le micro dans des conditions plus ou moins décentes. Le problème, c'est que, en général et même en particulier, 13H; pour moi, c'est l'heure de la sieste à laquelle je m'adonne avec délectation depuis que, l'âge venant, mes obligations envers l'économie et la production se sont considérablement et fort heureusement réduites. J'étais donc placé devant un insoluble dilemne et il me fallait trancher. Ce que je fis, sans aucune hésitation, en me jetant sur ce qui me sert de divan en ayant pris soin, préalablement, d'ôter des orifices qui se trouvent à gauche et à droite de ma belle et gentille petite tête, les appareils qui, depuis plus d'un an maintenant, me permetttent de mieux suivre les conversations, que j'y sois mêlé ou non et d'apprécier le vacarme de la circulation, dans mon quartier et ailleurs. Au reste, loin du bruit des moteurs de toutes sortes, lors de mes promenades dans les campagnes, ces astucieux produits de la technique moderne, me donnent l'occasion d'apprécier bien mieux qu'auparavant, le chants des oiseaux et le souffle léger du vent dans les feuilles. En passant, cette charmante anecdote, qu'il me plaît de vous conter. J'étais dans un autobus qui va de mon quartier à la ville où je me rendais pour de fort bonnes raisons. Le véhicule public était plein d'une charmante kirielle de tout jeunes enfants et juste en face de moi, un petit garçon en ciré jaune, qui me regardait avec la touchante insistance de son jeune âge. A un moment, il me demande “C'est quoi que tu as dans les oreilles, Monsieur ?” ce à quoi je réponds, “C'est pour mieux t'entendre, mon petit”. Silence de quelques secondes et puis le bambin, intrigué: “Et ça te fais pas mal ?”... Vous pensez bien que j'ai eu un large sourire et que je me suis empressé de rassurer le charmant garconnet que j'ai laissé à ses graves questions sur la vie des grandes personnes. Lesquelles grandes personnes, par les temps qui courent, sont de plus en plus nombreuses à organiser des rassemblements de toutes sortes pour protester contre ceci ou cela. Et, justement, pendant que, allongé dans la pénombre de ce qui me tient lieu de salon et de bureau, j'attendais que Morphée veuille bien faire un peu attention à moi, j'ai eu une pensée pour les camionneurs et les producteurs de lait qui, à la même heure, parcouraient les grandes avenues de la capitale, les uns au volant de leur bahu, les autres, montés sur leurs tracteurs. Je me suis endormi avec en tête des images de chaos et de pagaille monstre, de gigantesques bouchons, de face à face entre camions et auto-pompes des forces de police, de hordes paysannes armées de fourches et de faux affrontant les défenseurs de la paix publique au milieu des nuages de gaz lacrymogène. Au réveil, une petite heure plus tard, faisant une rapide revue de presse via internet, j'appris que, contrairement aux sombres prévisions, les choses s'étaient plutôt bien passées et qu'on ne déplorait aucun incident notoire à l'issue de ce curieux rassemblement motorisé. Oserais-je dire ici que les temps ont bien changés et que je le déplore ? Oui, j'ose. Et j'ajoute qu'il n'est pas très audacieux ni bien original de manifester en faisant vroum vroum bien à l'abri de la juste réprobation des honnêtes gens qui font vroum vroum au volant de leurs automobiles. On ne le dira jamais assez: on vit une époque formidable, hein, Léon ?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-left: 0.03cm; margin-right: 0.05cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-left: 0.03cm; margin-right: 0.05cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt; &lt;span style="font-family:Georgia,serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-left: -0.85cm; margin-right: -0.53cm; margin-bottom: 0cm;" align="right"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3343254445135067599-7744616355967228409?l=jipeleon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jipeleon.blogspot.com/feeds/7744616355967228409/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3343254445135067599&amp;postID=7744616355967228409&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3343254445135067599/posts/default/7744616355967228409'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3343254445135067599/posts/default/7744616355967228409'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jipeleon.blogspot.com/2009/03/21-juin-2008.html' title='21 juin 2008'/><author><name>Jean-Pierre Léon Collignon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08681576119779250266</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_bd7Bg48usA4/SaF3EQ7aY0I/AAAAAAAAAAM/m3VpzlS7HVM/S220/jean-Pierre+Collignon+%26+Bon+Papa.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3343254445135067599.post-1847522060178439673</id><published>2009-03-09T09:16:00.000-07:00</published><updated>2009-03-09T09:18:13.919-07:00</updated><title type='text'>14 juin 2008</title><content type='html'>&lt;meta equiv="CONTENT-TYPE" content="text/html; charset=utf-8"&gt;&lt;title&gt;&lt;/title&gt;&lt;meta name="GENERATOR" content="OpenOffice.org 2.4  (Win32)"&gt;&lt;style type="text/css"&gt; 	&lt;!-- 		@page { size: 21cm 29.7cm; margin: 2cm } 		P { margin-bottom: 0.21cm } 	--&gt; 	&lt;/style&gt; &lt;p style="margin-left: 0.03cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia,serif;"&gt;C'est pas pour cafter, mais je n'ai pas vu les frères Dardennes, l'autre lundi, à la manif'... Remarquez, il se peut aussi que, vu l'affluence et considérant, par ailleurs, leur proverbiale modestie, ils se soient volontairement fondus dans la foule. D'un autre côté, on peut imaginer qu'ils avaient à faire ailleurs  - cela dit sans jeu de mots – ce qui est bien naturel quand il s'agit de promouvoir un dernier film ou, pourquoi pas, d'en être déjà à la préparation du prochain. Cela dit, si je n'ai pas eu la chance de croiser les deux frangins et de prendre une bière avec eux, c'est que moi, j'y étais, à cette manif', vous l'aurez compris. Il y en a, autour de moi, qui gentiment me taquinent à cause de cela, s'en allant prétendre que, par ma présence, j'ai pu cautionner des revendications qui sont à mille lieues de mes préoccupations et de mes choix. Car, bien entendu, d'une part, il me semble absolument légitime que les premiers concernés par les très réelles difficultés de l'heure descendent dans la rue, j'ai même envie de dire qu'il était temps mais, d'autre part aussi, je ne me cache pas que pour certains, cette affaire de pouvoir d'achat n'est préoccupante que dans la mesure ou elle touche à ce que je tiens pour parfaitement dérisoire. Je veux dire, cette folle et vaine course à la nouveauté sous toutes ses formes qui entraîne les mêmes à désirer toujours plus et n'importe quoi. Les écrans plats géants, la nouvelle bagnole, l'avion pour aller se brûler la peau à Ibiza ou plus loin encore, le luxe de pacotille des boutiques à la mode, toutes choses qui me sont parfaitement étrangères et que je regarde comme tout aussi parfaitement méprisables, dois-je y insister. Maintenant, pour en revenir à la légitimité des rassemblements de cette semaine, elle me paraît indiscutable dans la mesure où, quoi qu'on puisse en avoir, il apparaît tout de même de plus en plus clairement que la crise que nous traversons depuis de longues années et qui n'est pas loin de son apogée, est bien plus profonde et pose beaucoup plus de questions que ce que les discours convenus des dirigeants syndicaux en laisse paraître. S'il était à la fois drôle et affligeant de voir des manifestants tirant et poussant une voiture au réservoir vide et allant se plaignant du coût de plus en plus exorbitant des carburants, il faudra aussi comprendre et intégrer le fait que, de mille manières, nos habitudes, les choix faits dans un proche passé devront, nécessairement, nous mener à une vaste et radicale remise en question de ce à quoi l'aveugle nécessité du commerce nous a jusqu'ici irrésistiblement façonné. Nous sommes, à cet égard, bien loin de voir se profiler, dans la pensée et les décisions politiques, la plus petite esquisse de réflexion un tant sois peu probante. On a vu ce qu'il en a été du “printemps de l'environnement” annoncé à grand renfort de réclame; on peut apprécier, chaque jour qui passe, l'indigence catastrophique de la plupart de nos responsables politiques, plus occupés à préparer les prochaines et peut-être ultimes échéances électorales de ce petit pays en voie de disparition qu'a réellement prendre en compte les alarmes qui montent de partout et se font de plus en plus pressantes. Il faudra bien que ce qui prétend contester l'ordre présent de ce monde, qui tourne de plus en plus de travers, comme le dis si justement une amie très chère, rompe radicalement avec les pensées convenues d'un autre temps. A défaut de quoi, il serait temps de s'en convaincre, ce que nous pouvons encore aimer dans le silence et le recueillement, le doux frémissement des feuilles, l'odeur des fleurs sauvages, le bourdonnement des insectes, les signes que tracent au ciel les oiseaux, ne seront un jour plus que mirages virtuels aux écrans de nos ordinateurs...&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-left: 0.03cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-left: 0.03cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-left: 0.03cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia,serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-left: -0.64cm; margin-right: -0.56cm; margin-bottom: 0cm;" align="right"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-right: -0.56cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3343254445135067599-1847522060178439673?l=jipeleon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jipeleon.blogspot.com/feeds/1847522060178439673/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3343254445135067599&amp;postID=1847522060178439673&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3343254445135067599/posts/default/1847522060178439673'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3343254445135067599/posts/default/1847522060178439673'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jipeleon.blogspot.com/2009/03/14-juin-2008.html' title='14 juin 2008'/><author><name>Jean-Pierre Léon Collignon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08681576119779250266</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_bd7Bg48usA4/SaF3EQ7aY0I/AAAAAAAAAAM/m3VpzlS7HVM/S220/jean-Pierre+Collignon+%26+Bon+Papa.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3343254445135067599.post-8490085094082005307</id><published>2009-03-09T09:10:00.000-07:00</published><updated>2009-03-09T09:15:35.899-07:00</updated><title type='text'>7 juin 2008</title><content type='html'>&lt;meta equiv="CONTENT-TYPE" content="text/html; charset=utf-8"&gt;&lt;title&gt;&lt;/title&gt;&lt;meta name="GENERATOR" content="OpenOffice.org 2.4  (Win32)"&gt;&lt;style type="text/css"&gt; 	&lt;!-- 		@page { size: 21cm 29.7cm; margin: 2cm } 		P { margin-bottom: 0.21cm } 	--&gt; 	&lt;/style&gt; &lt;p style="margin-left: 0.03cm; margin-right: 0.05cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt; &lt;span style="font-family:Georgia,serif;"&gt;Je ne sais pas ce qui se passe en ce moment. Un bien étrange et ô combien réconfortant phénomène dont les raisons objectives m'échappent absolument et qui se manifeste depuis maintenant deux ou trois semaines, à intervalles irréguliers voire même parfaitement aléatoires. Je vais tâcher de vous expliquer, à l'aide d'exemples concrets. Bien. Par exemple, je marche dans une rue de mon quartier périphérique. Une dame vient dans ma direction, elle promène un tout petit chien de rien de tout, mignon et attendrissant vers lequel je baisse les yeux quand la dame arrive à ma hauteur. Sourire de la dame, sourire de moi et petit papotage à propos de l'animal, de son régime, de son âge et autres minuscules banalités. L'important, en l'occurrence, ce n'est pas cette conversation sans grand intérêt mais le fait qu'elle ait pu avoir lieu. Qu'il y ait eu ce regard premier, ce sourire, ce temps d'arrêt et cette disponibilité de l'un et de l'autre. Des petites histoires comme ça il m'en arrive quasi quotidiennement et, ce que je voulais dire, c'est qu'il me semblait qu'une telle fréquence n'était pas commune, qu'il me semblait voir, dans l'air du temps, un “je ne sais quoi” et des “presques riens” tout à fait inhabituels. Certes, vous me connaissez, j'ai une certaine tendance à déduire des évènements les plus infimes de vastes et formidables perspectives, d'imaginer que ces quelques moments pourraient être les prémisses du fameux bavardage universel que nous sommes quelques-uns à appeler de nos voeux. Je vais donc être très raisonnable et simplement constater qu'un sourire sur un visage et une entière disponibilité aux situations naissantes valent mieux qu'un visage renfrogné et que l'enfermement sur soi qui est, tout de même, la règle en ces temps troublés. Si vous êtes un temps soit peu attentif aux flots d'informations venant de partout,  vous savez, comme moi que l'on se réunit beaucoup et partout en ce moment, pour   tenter de remédier, dans l'extrême urgence, aux graves problèmes de pénurie alimentaire,  à ceux, cruciaux, que pose le réchauffement du climat, à la crise pétrolière qui va augmentant des mécontentements divers; enfin, des chefs d'Etats, des experts en de nombreuses matières en sont à se pencher, semble-t-il enfin avec sérieux, sur les grands problèmes auxquels est confrontée l'ensemble de la population du globe. Oui, je comprends vos mines un tantinet tristounettes ou accablées, mes chers contemporains. Il n'y a pas de quoi pavoiser, c'est bien évident. Nous pouvons seulement espérer que la raison prendra, un jour prochain, peut-être, le pas sur les funestes et mortifères menées des princes et des petites mains de la finance, pour lesquels il n'y a ni raison, ni compassion, ni même la plus petite parcelle d'amitié qui puisse valoir. Et c'est bien, pourtant, au nom de l'amour du tout la vie, au nom de l'amitié et du respect que tout homme doit à son semblable, qu'il s'agit maintenant de rassembler, fédérer et réorienter les nécessaires décisions. Le temps des constats est passé, il faut agir et faire des choix sur le très long terme, au plus vite et universellement. Et pour le reste, ma foi... pour ce qu'il en est de nos si fragiles existences, cultivons nos émerveillements, sachons nous émouvoir encore, que rien ne nous éloigne de la beauté des choses, allons doucement et posément notre petit chemin; je ne vois pas d'autre alternative. Pour en terminer, je me dois de porter à votre connaissance que Jacques Laurent, ancien de la grande maison et ex-directeur de l'unité documentaires d'Arte, me fait remarquer que “La visite de la fanfare” a été en sélection officielle “un certain regard” à Cannes, en 2007 et a reçu de nombreux prix au festival de Berlin, en décembre de la même année. Je ne peux que m'en réjouir; et faire amende honorable de ma coupable légéreté en cette occurrence...&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-left: 0.03cm; margin-right: 0.05cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-left: 0.03cm; margin-right: 0.05cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt; &lt;span style="font-family:Georgia,serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-left: -0.87cm; margin-right: -0.82cm; margin-bottom: 0cm;" align="right"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3343254445135067599-8490085094082005307?l=jipeleon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jipeleon.blogspot.com/feeds/8490085094082005307/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3343254445135067599&amp;postID=8490085094082005307&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3343254445135067599/posts/default/8490085094082005307'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3343254445135067599/posts/default/8490085094082005307'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jipeleon.blogspot.com/2009/03/7-juin-2008.html' title='7 juin 2008'/><author><name>Jean-Pierre Léon Collignon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08681576119779250266</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_bd7Bg48usA4/SaF3EQ7aY0I/AAAAAAAAAAM/m3VpzlS7HVM/S220/jean-Pierre+Collignon+%26+Bon+Papa.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3343254445135067599.post-4985299818268312498</id><published>2009-03-09T09:04:00.000-07:00</published><updated>2009-03-09T09:09:13.065-07:00</updated><title type='text'>31 mai 2008</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Cannes, c'est fini; rideau et félicitations aux heureux lauréats, belges et autres; je veux, moi en revenir à ce petit film de rien du tout même pas palmé et qui est passé sur nos écran bien moins longtemps que le film de Dany Boon et qui n'aura pas déplaçé autant de public ce que vous me permettrez de trouver regrettable. Je n'ai rien contre les ch'tis, bien au contraire et sûrement, j'irais voir cette histoire dont le succès doit bien avoir d'excellentes raisons à commencer par le fait que l'on rit beaucoup ce qui n'est pas pour me déplaire. Le petit film en question, c'est “La visite de la fanfare” de l'Israélien Eran Kolirin, avec une tout petite brochette d'acteurs qui, certainement, n'auront jamais le privilège insigne de gravir les marches du palais du Festival recouverte de tapis rouge mais qui, tous, nous donnent à déguster l'histoire parfaitement banale de cette fanfare de la police égyptienne, invitée à l'inauguration d'un centre culturel arabe dans un coin perdu de l'Etat Hébreux et qui, de déboires en minuscules contrariétés, se retrouve perdue et larguée dans ce qui n'est qu'à peine un village. Un village avec quelques habitants dont la tenancière de ce qui ressemble vaguement à un restaurant et qui tous, avec une gentillesse désarmante, se partage le soin d'offrir l'hospitalité à ces pauvres garçons en uniformes bleu-clair, eux même d'une touchante et fort bienvenue candeur. A se demander si l'on est bien dans ce petit pays, né il y a tout juste soixante ans et qui, depuis ce temps, si bref, finalement, est déchiré entre ses désirs de paix et de réconciliation avec ses proches voisins de Palestine et la réalité d'un conflit dont l'issue reste bien incertaine, traversé qu'il est par la violence, la crainte de l'autre et des millions de tonnes d'incompréhension et de méfiance. Ici, donc, dans ce petit bled, la guerre est bien loin, il n'y est pas fait allusion une seule fois et les ennemis d'hier se retrouvent à parler, manger, dormir et rire ensemble. Cette histoire est bourrée de tendresse, d'un humour tendre et complice et, pour ma part, je suis sorti de la petite salle verte du Churchill, le coeur tout chaviré et heureux de cette délicieuse et réconfortante rencontre. Un peu comme je garde au coeur d'autres chaleureuses rencontres à l'occasion des deux invitations auxquelles j'avais répondu dans l'après midi et la soirée de samedi, parmi lesquelles celles d'auditrices et d'auditeurs de notre émission jusqu'alors inconnus au bataillon avec lesquels il n' a fallu guère plus de deux minutes pour que s'installe ce trop rare “courant” qui passe comme par enchantement des uns aux autres, qui nous voit parler de tout et de rien dans un joli désordre, rire aux éclats et s'émouvoir, raconter un tas d'histoires, enfin, être ensemble aussi pleinement et résolument que l'on peut être aussi bien, seul avec soi-même, comme je l'ai été le lendemain, dimanche, au cours de la longue promenade que j'ai faite, l'esprit clair, les narines, les yeux et les oreilles aux aguets. Il y avait les senteurs suaves de robiniers en fleur, un merle tout en haut d'un bouleau qui chantait comme un fou, plus loin dans le ciel une buse tournait, partout alentour des feuillages dans toute la gamme des verts et, en moi, cette paix et cette sérénité qui me gagne dans ces moments-là. Vous dirais-je aussi comment mon coeur semble monter dans ma poitrine comme un petit mongolfière de chair et de sang, combien parfois il s'en faut que des larmes de pur bonheur me viennent aux paupières, à quel point la vie me paraît belle et chaude et le monde encore habitable, malgré tout. Et comme il serait plus beau encore, le monde, si toutes les femmes et tous les hommes pouvaient avoir le loisir comme ils devraient en avoir le droit, de se laisser aller de la sorte au fil de la beauté des choses et flâner et rêver...&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;31 mai 2008&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3343254445135067599-4985299818268312498?l=jipeleon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jipeleon.blogspot.com/feeds/4985299818268312498/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3343254445135067599&amp;postID=4985299818268312498&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3343254445135067599/posts/default/4985299818268312498'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3343254445135067599/posts/default/4985299818268312498'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jipeleon.blogspot.com/2009/03/31-mai-2008.html' title='31 mai 2008'/><author><name>Jean-Pierre Léon Collignon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08681576119779250266</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_bd7Bg48usA4/SaF3EQ7aY0I/AAAAAAAAAAM/m3VpzlS7HVM/S220/jean-Pierre+Collignon+%26+Bon+Papa.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3343254445135067599.post-2480735743228297989</id><published>2009-03-09T08:58:00.000-07:00</published><updated>2009-03-09T09:03:07.842-07:00</updated><title type='text'>24 mai 2008</title><content type='html'>&lt;meta name="GENERATOR" content="OpenOffice.org 2.4  (Win32)"&gt;&lt;style type="text/css"&gt; 	&lt;!-- 		@page { size: 21cm 29.7cm; margin: 2cm } 		P { margin-bottom: 0.21cm } 	--&gt; 	&lt;/style&gt; &lt;p style="margin-left: 0.08cm; margin-right: 0.05cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt; &lt;span style="font-family:Georgia,serif;"&gt;J'avais très envie de vous parler de Cannes, de dire quelques mots à propos de Boulli Lanners et de son film, de vous parler un peu de cinéma, de celui que j'aime et qui me touche et puis, voilà, d'étranges circonstances sont venues qui ont complètement bouleversé mes projets. Il faut donc que je vous parle de cela. Samedi dernier, seul et bien peinard chez moi, lisant puis regardant je ne sais plus très bien quoi à la télé, la soirée s'écoule, je passe un peu de temps à l'ordinateur pour mettre à jour mon courrier et faire ma revue de presse quotidienne; et puis, sur le coup d'une heure du matin, je me décide à regagner ma chambre, je lis encore un peu, quelques pensées vagabondes s'en vont vers leurs destinataires, extinction des feux et le sommeil s'en vient. Huit  heure du matin, je sort de ma léthargie, je descend à la cuisine, me prépare un café-chicorée soluble, allume une cigarette, jette un oeil à la fenêtre. Tout va bien. Les gens s'en viennent acheter les petits pains et les croissants du dimanche, il y a un beau soleil, les chats viennent me dire bonjour. Et puis, me voici pensant que, tiens, tout compte fait, je me remettrais bien un peu sous la couette, une heure ou deux, comme ça, seulement parce qu'il me semble que j'en ai besoin et juste envie, que c'est dimanche et que je n'ai aucun projet ni obgligation d'aucune sorte. Et donc, je rejoins ma chambre, m'installe dans mon lit à une place, je remonte la couette sous le menton, je me retourne sur le côté gauche, pour commencer et puis j'adopte ma position favorite: couché sur le ventre, les mains croisées sous la poitrine, et, en quelques minutes à peine, je me rendors. N'étant pas passé de vie à trépas, tout à fait comme à l'habitude, je me réveille, je regarde l'heure à l'horloge:20H15. J'ai redormis pendant presque dix heures. Stupeur, étonnement et même, je peux bien vous l'avouer, une crainte diffuse, un je ne sais quoi d'angoissant me gagne pendant que, pour être bien sûr de ne pas être la victime d'une hallucination ou de je ne sais quelle sombre machination, je vérifie l'heure à l'horloge murale de la bijouterie d'en face, au portable posé sur mon bureau et en bas de l'écran de mon ordinateur. Pas de doute il est bien l'heure qu'il est si j'ose ainsi m'exprimer. Je me dois de préciser que, dans les jours qui ont précédés, je ne me suis adonné à des excès d'aucune sorte; ni alcools ni nuits blanches dans des lieux de perdition, enfin, rien que de très banal dans ma conduite durant les heures précédentes. Il y a là un mystère. Qui a fait que je me suis vu m'égarant dans les plus folles et irrationnelles supputations. Ai-je vraiment dormi tout ce temps ? N'ai-je pas plutôt rêvé que je dormais et ne me suis-je pas égaré dans des espaces-temps à des milliards d'années d'ici ? Et si, victime d'une crise de somnabulisme, j'avais commis d'horribles méfaits: assassiné un ministre fédéral ou l'autre, enlevé et séquestré une innocente jeune fille, mangé dans un grand restaurant sans payer la note, roulé à deux cent à l'heure sur de toutes petites routes dans une grosse voiture volée et écrasé un groupe d'enfants en promenade dans nos vertes campagnes ? Que voilà un bien beau sujet de film, mon bon Bouli Lanners, non ? Je dis bon parce que, voyez vous et pour en revenir à des choses un tantinet plus sérieuses, j'ai eu le plaisir de croiser sa route, il y a juste vingt ans de cela, quand il était encore parfaitement inconnu et tout aussi parfaitement anonyme et que, déjà, je lui trouvais cette humanité tendre, joyeuse et attentive dont il fait preuve dans ses films et dans les rôles qu'il joue pour d'autres cinéastes. Et je vais vous dire, je serais très, mais alors très heureux que cette estimable et attachante personnalité décroche un prix au présent festival. Une belle palme d'or, par exemple. C'est tout le bien que je lui souhaite. Jean-Louis, vous pouvez le lui dire de ma part. Et lui faire la bise, en passant...&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-left: 0.08cm; margin-right: 0.05cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-left: 0.08cm; margin-right: 0.05cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt; &lt;span style="font-family:Georgia,serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-left: -0.71cm; margin-right: -0.77cm; margin-bottom: 0cm;" align="right"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3343254445135067599-2480735743228297989?l=jipeleon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jipeleon.blogspot.com/feeds/2480735743228297989/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3343254445135067599&amp;postID=2480735743228297989&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3343254445135067599/posts/default/2480735743228297989'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3343254445135067599/posts/default/2480735743228297989'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jipeleon.blogspot.com/2009/03/24-mai-2008.html' title='24 mai 2008'/><author><name>Jean-Pierre Léon Collignon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08681576119779250266</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_bd7Bg48usA4/SaF3EQ7aY0I/AAAAAAAAAAM/m3VpzlS7HVM/S220/jean-Pierre+Collignon+%26+Bon+Papa.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3343254445135067599.post-8345794994067928514</id><published>2009-03-09T08:52:00.000-07:00</published><updated>2009-03-09T08:56:48.638-07:00</updated><title type='text'>17 mai 2008</title><content type='html'>&lt;meta equiv="CONTENT-TYPE" content="text/html; charset=utf-8"&gt;&lt;title&gt;&lt;/title&gt;&lt;meta name="GENERATOR" content="OpenOffice.org 2.4  (Win32)"&gt;&lt;style type="text/css"&gt; 	&lt;!-- 		@page { size: 21cm 29.7cm; margin: 2cm } 		P { margin-bottom: 0.21cm } 	--&gt; 	&lt;/style&gt; &lt;p style="margin-left: 0.05cm; margin-right: 0.11cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt; &lt;span style="font-family:Georgia,serif;"&gt;J'écris ceci sur un clavier qui n'est pas celui dont j'use d'ordinaire, assis sur une chaise à fond de paille tressée, devant une fenêtre ouverte qui donne sur un arbuste aux fleurs rouges dont j'ignore le nom. L'air est chaud et tendre, il y a, au dehors, des dizaines d'oiseaux qui chantent. On est dimanche et je suis loin, très loin de mon quartier, de mes petites habitudes. Je peux bien vous le confier, j'ai accepté l'invitation de Paul et Michèle, qui sont de vieux amis de l'amie Denise avec qui j'ai fait, en train, ce long voyage jusqu'ici, dans cette merveilleuse région de France qu'est la Bretagne, que je découvre au jour le jour, avec bonheur. Mais je ne vais pas m'étendre là dessus; j'ai toujours trouvé ridicules les compte-rendus de vacances et de voyages. Simplement, je ne regrette pas d'être venu. Cette maison est un régal, mes hôtes prévenants, la nourritue excellente, le petit village accueillant, les paysages verdoyants, pour la première fois de ma vie, j'ai trempé mes pieds dans l'eau salée de l'océan atlantique. Et comme de bien entendu, je me sens ici, dans le pays de France, comme chez moi. Et puis le mois de mai s'écoule jusqu'ici sans remous significatifs, dans l'exagone tout au moins, les journaux nous donnent des nouvelles du monde qui va son chemin chaotique et incertain. Il y a, partout, de grandes douleurs, des morts par dizaines de milliers, des guerres sur le point d'éclater ou qui durent encore et Paul et Michèle travaillent au jardin, Denise prépare une partie du dîner de ce soir et moi je suis là, à écrire. Le sort du monde ne nous appartient pas. Je lève les yeux, je vois la glycine, sur le mur de la remise, en face de la fenêtre de cette chambre du rez-de-chaussée où un papillon vient juste d'entrer et sortir, des bourdons et des abeilles butinent les innombrables fleurs du jardin, le lézard aperçu hier matin dans la rocaille doit se reposer dans l'ombre propice, les hirondelles dansent au ciel, les pinsons chantent à tue-tête et, dans des bureaux climatisés, loin des regards, des hommes en uniforme élaborent des stratégies, se penchent sur des cartes, évaluent les risques et les chances de telle entreprise pendant que d'autres, en Irak, en Afghanistan et ailleurs, tuent et se font tuer. Pour de prétendues bonnes raisons, pour de fallacieuses justes causes. Je n'y puis rien faire, ni vous non plus. Des humains, hommes et femmes, qui me ressemblent et qui vous ressemblent, qui ont, comme vous et moi, des yeux, des mains et un coeur capable de s'émouvoir devant le visage d'un enfant, la souffrance d'un proche et qui, bien qu'ayant figure humaine, par leurs agissements aveugles à toute compassion, font et défont des fortunes, achètent et vendent, calculent et gagnent et puis perdent des sommes d'argent en dollars, en euros, en yen, en actions, font s'affoller les cours du pétrole, grimper ceux des céréales, s'engloutir des empires financiers, affament des populations entières, en Afrique, en Amérique latine, dans le lointain orient. Tout cela sans états d'âme, de la même manière que le fonctionnaire consciencieux de telle administration raie d'un trait de plume ou sous la pression d'une touche de clavier d'ordinateur la demande d'asile d'un pauvre bougre que des fonctionnaires de police embarqueront de force dans un avion pour le ramener dans son pays d'origine. Ainsi va le triste monde. Il y aura quelques dizaines de manifestants qui réclameront un peu plus d'humanité et de justice, on les dispersera avec plus ou moins de rigueur et force restera à la loi et à l'ordre public. Impuissants, nous seront quelques-uns à commenter tout cela en hochant gravement la tête, d'autres, parfaitement indifférents, penseront seulement que ce n'est vraiment pas leurs affaires et que, voyez vous, mon bon monsieur, nous avons déjà tellement de problèmes... Est-ce ainsi que les hommes vivent ? Oui, hélas. Et leurs baisers au loin les suivent. Ici, à Kerfacile, un merle chante et les hirondelles sont en chasse.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-left: 0.05cm; margin-right: 0.11cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-left: 0.05cm; margin-right: 0.11cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt; &lt;span style="font-family:Georgia,serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-right: -0.7cm; margin-bottom: 0cm;" align="right"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-left: -0.68cm; margin-right: -0.7cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-left: -0.68cm; margin-right: -0.7cm; margin-bottom: 0cm;" align="right"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3343254445135067599-8345794994067928514?l=jipeleon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jipeleon.blogspot.com/feeds/8345794994067928514/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3343254445135067599&amp;postID=8345794994067928514&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3343254445135067599/posts/default/8345794994067928514'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3343254445135067599/posts/default/8345794994067928514'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jipeleon.blogspot.com/2009/03/17-mai-2008.html' title='17 mai 2008'/><author><name>Jean-Pierre Léon Collignon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08681576119779250266</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_bd7Bg48usA4/SaF3EQ7aY0I/AAAAAAAAAAM/m3VpzlS7HVM/S220/jean-Pierre+Collignon+%26+Bon+Papa.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3343254445135067599.post-8698451697677921028</id><published>2009-03-09T05:28:00.000-07:00</published><updated>2009-03-09T05:30:30.733-07:00</updated><title type='text'>10 mai 2008</title><content type='html'>&lt;meta equiv="CONTENT-TYPE" content="text/html; charset=utf-8"&gt;&lt;title&gt;&lt;/title&gt;&lt;meta name="GENERATOR" content="OpenOffice.org 2.4  (Win32)"&gt;&lt;style type="text/css"&gt; 	&lt;!-- 		@page { size: 21cm 29.7cm; margin: 2cm } 		P { margin-bottom: 0.21cm } 	--&gt; 	&lt;/style&gt; &lt;p style="margin-left: 0.08cm; margin-right: 0.05cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt; &lt;span style="font-family:Georgia,serif;"&gt;Vous connaissez bien sûr cette gazette gratuite que l'on trouve dans les halls de gare mais aussi en pagaille dans les trains de banlieue, sur les sièges, les tablettes et sur le sol au milieu des canettes vides, de reliques de repas et autres détritus que de jeunes et moins jeunes utilisateurs laissent derrière eux. Avant d'en venir au fait, laissez moi vous dire que le pénible spectacle qui s'offre à mes yeux de fervent défenseur des transports publics ne laisse pas de me navrer et m'offusquer. C'est comme cette manie ridicule qu'ont certains de gribouiller des insanités et des slogans abscons sur toutes les surfaces possibles et imaginables, à la bombe de peinture, au feutre, au rouge à lèvre, au canif et au scalpel. Si encore ils étaient poètes, ou insurgés. Mais non, cette rage de ne rien dire, ces signes véhéments que l'on voit partout, ne sont, hélas, que la traduction d'un manque radical, que la manifestation d'un vide mental catastrophique et sans issue. Voilà, il fallait que je le dise, je l'avais sur le coeur depuis longtemps, c'est fait. Revenons-en à ce journal que je feuillette à l'occasion de mes fréquents déplacements en train, que je considère comme étant la plus agréable façon de franchir des distances que mes jambes ne supporteraient que difficilement et venons-en à l'objet de notre discussion de ce matin. C'était donc en première page de la feuille en question, une petite colonne de rien du tout, entourée des derniers rebondissements de la campagne pour l'investiture aux Etats-Unis, de la dernière en date des déclarations matamoresques de l'une ou l'autre de nos illustres figures politiques, des résultats des matches de coupe d'Europe de foot, enfin, la routine médiatico-casse-bonbon, si vous voulez bien. Il y était question de Moïse. Vous voyez bien Moïse ? Le prophète et l'inspirateur de la première des trois grandes religions monothéistes, le petit père du peuple élu et dispersé au fil des siècles, persécuté et massacré depuis les origines, tantôt par le Roi d'Egypte, les chrétiens, les nazis et les communistes du temps de l'autre petit père, celui du peuple russe, Joseph Staline. Et donc, ce que révèlait le petit article, c'était les conclusions des recherches d'un certain Benny Shanon, du Département de psychologie cognitive de l'Université hébraïque de Jérusalem, selon lequel Moïse, à sa descente du Mont Sinaï, les dix Commandements sous le bras et s'apprêtant à rendre compte à son peuple du prodige de la Révélation, le brave Moïse, donc, aurait été sous l'influence et les effets d'une puissante substance hallucinogène. Le professeur fait aussi remarquer que l'usage de ces produits, aujourd'hui illicites, était courant dans les sphères et les rites religieux de l'époque et l'on est, il me semble,  en droit de se poser quelques questions quant à la nature réelle de Révélations qui sont les fondements du Judaïsme mais aussi, par filiation, du christianisme et de l'Islam qui reconnaît, lui aussi, l'existence du Prophète des juifs et, conséquemment, admet comme allant de soi le miracle dont il aurait été le témoin. Loin de moi de vouloir blasphémer ou choquer les croyants de l'une ou l'autre religion en usage par chez nous et partout ailleurs en ce vaste monde, bien évidemment. Mais enfin, si les travaux du brave professeur venaientt à être reconnus comme faisant autorité, si ses conclusions s'avéraient irréfutables, je connais des Rabins, des Evêques et des Imams qui seraient drôlement embêtés, tout de même. C'est comme si je sortais du bistro du coin près de chez moi, complètement bourré et qu'il m'arrive des choses bizarres dans le genre rencontre avec un extra terrestre gluant ou un ange du beau sexe qui m'amènerait au paradis en mobylette. Je ne suis pas sûr que vous me croiriez sur parole si je vous racontais ça, gens de peu de foi.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-left: -0.79cm; margin-right: -0.66cm; margin-bottom: 0cm;" align="right"&gt; &lt;span style="font-family:Georgia,serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3343254445135067599-8698451697677921028?l=jipeleon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jipeleon.blogspot.com/feeds/8698451697677921028/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3343254445135067599&amp;postID=8698451697677921028&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3343254445135067599/posts/default/8698451697677921028'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3343254445135067599/posts/default/8698451697677921028'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jipeleon.blogspot.com/2009/03/10-mai-2008.html' title='10 mai 2008'/><author><name>Jean-Pierre Léon Collignon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08681576119779250266</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_bd7Bg48usA4/SaF3EQ7aY0I/AAAAAAAAAAM/m3VpzlS7HVM/S220/jean-Pierre+Collignon+%26+Bon+Papa.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3343254445135067599.post-739793416667834134</id><published>2009-03-09T05:22:00.000-07:00</published><updated>2009-03-09T05:26:44.538-07:00</updated><title type='text'>3 mai 2008</title><content type='html'>&lt;meta equiv="CONTENT-TYPE" content="text/html; charset=utf-8"&gt;&lt;title&gt;&lt;/title&gt;&lt;meta name="GENERATOR" content="OpenOffice.org 2.4  (Win32)"&gt;&lt;style type="text/css"&gt; 	&lt;!-- 		@page { size: 21cm 29.7cm; margin: 2cm } 		P { margin-bottom: 0.21cm } 	--&gt; 	&lt;/style&gt; &lt;p style="margin-left: 0.03cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia,serif;"&gt;N'allez surtout pas confondre Madame de Fontenay avec Madame de Fontenay. L'une n'est pas l'autre et inversement. La première, Geneviève, a pour ambition de promouvoir la beauté française et plus précisément la beauté des jeunes françaises. L'autre, Elisabeth, est philosophe et elle s'intéresse aux animaux, à leur statut, et aux relations que nous entretenons avec eux. Bien que, évidemment, la beauté des jeunes françaises ne puissent me laisser tout à fait indifférent, je ne possède dans ma modeste bibliothèque aucun ouvrage consacré à cette question alors, qu'à l'inverse, il va me falloir me remettre à la lecture de l'avant dernier ouvrage de la seconde “Le silence des bêtes, la philosophie à l'épreuve de l'animalité”. Ce long préambule pour en venir à ceci: l'autre jour, Elisabeth de Fontenay était l'invitée de l'émission littéraire du dimanche matin, sur Arte. Et elle a eu cette question: qu'est-ce qu'un homme ? Réponse: L'enfant de son père et de sa mère. Et puis c'est tout. N'allez pas vous arrêter à ce qui peut sembler être une plate tautologie. Il y a, dans cette affirmation, bien plus que ce qu'il n'y paraît. Ceci pour commencer que d'être les enfants de nos parents ne nous a pas suffit; il a fallu que nous nous érigions en maître du monde, que nous nous proclamions créatures élues et propriétaires de la Nature, comme nous le sommes de nos illusoires possessions. La fatale propension qui est la nôtre de distinguer, trier, cataloguer et juger est à la source de tous les malheurs qui se sont accumulés au cours de notre brève Histoire. Par là, nous avons donné sens et justifications à toutes les dérives et aux pires aberrations quand ce n'est pas aux crimes et aux massacres les plus épouvantables. La naissance et l'expansion aveugle de la civilisation la plus moderne, sous le couvert de la gestion rationnelle de tout, a vu la totalité du vivant, hommes compris, soumise aux mêmes rigoureux impératifs de la seule rentabilité et du profit au bénéfice d'une caste qui domine aujourd'hui mondialement et qui, après avoir forcé nos pères à détruire le monde et à le rendre de plus en plus invivable, voudrait maintenant que nous troussions nos manches et travailler d'arrache-pied à le reconstruire et lui donner une couleur, la verte, un peu plus présentable. Quand les ressources disponibles s'épuisent inexorablement, quand l'air est de plus en plus irrespirable, la nourriture - et le vin, malheur ! - de plus en plus toxiques, quand des populations entières sont menacées de famine, on continue de nous dire que la seule alternative est dans la poursuite d'un même indiscutable objectif, produire et produire encore, tout et n'importe quoi, de la bouffe empoisonnée et de la bouffe bio, des bagnoles roulant au diesel ou au jus de carotte, pourvu que la machine continue de tourner et combler des actionnaires grassouillets satisfaits de leurs dividendes. Surtout que personne ne traîne en bordure du chemin, tout le monde est tenu de s'y mettre et jusqu'à quatre-vingts ans et plus si nécessaire. Pas question de laisser traîner des foules de feignants dont le désoeuvrement pourrait leur donner le temps d'avoir des idées quant à la nature réelle du monde. Allez, au travail ! Il s'agit de le sauver le monde, tout de même. Ce monde là. Le seul possible, le seul imaginable.  Le seul permis. Où des petits rigolos sont prêts à payer les gens qui se disent bonjour dans la rue, où, aux fenêtres des autobus, des affiches invitent les usagers à saluer le conducteur et céder leur place aux femmes enceintes et aux vieilles dames. Millions de petites bulles qui voguent, indifférentes les unes aux autres, ainsi vivent aujourd'hui les enfants de leurs parents. Où es-tu, esprit de ce beau mois de mai, et quand reviendras-tu ?...&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-left: -0.64cm; margin-right: -0.58cm; margin-bottom: 0cm;" align="right"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-left: -0.64cm; margin-right: -0.58cm; margin-bottom: 0cm;" align="right"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style="margin-left: -0.64cm; margin-right: -0.58cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-left: -0.64cm; margin-right: -0.58cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-left: -0.64cm; margin-right: -0.58cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3343254445135067599-739793416667834134?l=jipeleon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jipeleon.blogspot.com/feeds/739793416667834134/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3343254445135067599&amp;postID=739793416667834134&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3343254445135067599/posts/default/739793416667834134'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3343254445135067599/posts/default/739793416667834134'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jipeleon.blogspot.com/2009/03/3-mai-2008.html' title='3 mai 2008'/><author><name>Jean-Pierre Léon Collignon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08681576119779250266</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_bd7Bg48usA4/SaF3EQ7aY0I/AAAAAAAAAAM/m3VpzlS7HVM/S220/jean-Pierre+Collignon+%26+Bon+Papa.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3343254445135067599.post-8317276597992183777</id><published>2009-03-09T05:01:00.000-07:00</published><updated>2009-03-09T05:06:25.281-07:00</updated><title type='text'>26 avril 2008</title><content type='html'>&lt;meta equiv="CONTENT-TYPE" content="text/html; charset=utf-8"&gt;&lt;title&gt;&lt;/title&gt;&lt;meta name="GENERATOR" content="OpenOffice.org 2.4  (Win32)"&gt;&lt;style type="text/css"&gt; 	&lt;!-- 		@page { size: 21cm 29.7cm; margin: 2cm } 		P { margin-bottom: 0.21cm } 	--&gt; 	&lt;/style&gt; &lt;p style="margin-left: 0.03cm; margin-right: 0.05cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt; &lt;span style="font-family:Georgia,serif;"&gt;J'en connais qui ricanent, qui se gaussent et se moquent. Je vais vous dire: je m'en balance. Oui, dimanche dernier j'étais dans un grand bistro, pas loin de chez moi. Avec un écran de télé géant dernier cri, un bar, de la bière coulant à flot et des dizaines de types et de nanas, tous âges et conditions mélangés, serrés comme des sardines, trépignants comme des enfants le soir d'avant la St. Nicolas, à suivre cette partie de football, avec les mauves d'un côté et les rouches de l'autre. Et tous les cafés de la ville ou presque étaient ainsi envahis par ces foules enthousiastes et joyeuses. Bien évidemment, pour moi, ni écharpe, ni chapeau, ni cheveux peints en rouge et blanc. Ce n'est pas vraiment mon genre. Juste une touche de couleur là, au fond du coeur, en souvenir des grandes rencontres de légende de mon adolescence qui me faisait attendre l'exploit, debout au comptoir, à côté de types parfaitement inconnus avec qui je partageais, rigolard, les péripéties de la partie. Et quand la balle est entrée au fond du but adverse pour la première fois, oui, j'ai sauté, j'ai crié, on s'est mutuellement et gaiement tapé sur l'épaule, on a repris des bières et tout autour et dans des centaines d'endroits en même temps, la même clameur est montée. Il ya eu le deuxième but, presqu'à la fin de la partie et alors, là, je ne vous dit pas, le délire. Au coup de sifflet final, les gens sont sortis de partout par milliers en hurlant, chantant, s'embrassant, se sont répandus dans les rues et sur les boulevards du centre ville, ont gueulés et bus tout le restant de la nuit. Moi, je suis rentré sagement, un peu gris mais heureux, j'ai raconté la soirée à Antoine qui s'est moqué gentiment de son vieux père, j'ai traîné un peu à l'ordinateur, allant aux nouvelles via les dépêches et les premiers commentaire de la presse en ligne et puis je me suis couché avec de belles images en tête. Le vert de la pelouse, les cavalcades folles des jeunes joueurs, les ovations interminables qui montaient des tribunes, cette marée rouge et blanche partout, la joyeuse fête collective qui battait son plein là bas, en ville. Oui, je sais, tout ça n'est pas très sérieux. Oui, pendant que les types tapaient dans la balle, poussé par un public déchaîné, des enfants mouraient de faim, des hommes se faisaient la guerre, en Palestine, en Afghanistan, en Irak. Des cancéreux agonisaient dans les hôpitaux, des femmes étaient violées en Afrique et ailleurs, des milliards de dollars faisaient virtuellement le tour du monde, les requins de la finance se frottaient les mains. Et alors ? Je serais resté chez moi, à lire, écrire ou rêvasser, les choses n'en n'auraient pas été différentes pour autant. Et puis, bon, c'est pas ma faute si les supporteurs de foot sont généralement pas brillant-brillant rapport aux choses de l'esprit. Et vous remarquerez que de nombreux ministres – même Joëlle - et le premier d'entre-eux, étaient là, démocratiquement mêlés au bon peuple. Ces gens là savent s'amuser simplement, comme vous et moi. Ils donnent le bon exemple. Ils vont à Sclessin,  à Bruges ou à Bruxelles quand ça se trouve. Ils vont à Roland Garros où la balle est plus petite et les places nettement plus chères et l'interview d'une joueuse de tennis victorieuse ne vole pas beaucoup plus haut que celle d'un avant-centre ou d'un gardien de but. Alors, vos sarcasmes, vous pouvez vous les garder. Je suis né et j'ai grandi dans les bas quartiers. Le foot est un jeu éminemment populaire et le peuple a bien le droit de se défouler, de faire la fête et de picoler jusqu'au premières heures de l'aube. Le lundi matin ils retournent au turbin et la science sociale nous apprend que ça les emmerde, le turbin, que ça leur fout des insomnies. Alors, tant qu'à rester éveillé... &lt;/span&gt; &lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3343254445135067599-8317276597992183777?l=jipeleon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jipeleon.blogspot.com/feeds/8317276597992183777/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3343254445135067599&amp;postID=8317276597992183777&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3343254445135067599/posts/default/8317276597992183777'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3343254445135067599/posts/default/8317276597992183777'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jipeleon.blogspot.com/2009/03/26-avril-2008.html' title='26 avril 2008'/><author><name>Jean-Pierre Léon Collignon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08681576119779250266</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_bd7Bg48usA4/SaF3EQ7aY0I/AAAAAAAAAAM/m3VpzlS7HVM/S220/jean-Pierre+Collignon+%26+Bon+Papa.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3343254445135067599.post-3670675699976244945</id><published>2009-03-09T04:56:00.001-07:00</published><updated>2009-03-09T04:59:21.171-07:00</updated><title type='text'>19 avril 2008</title><content type='html'>&lt;meta equiv="CONTENT-TYPE" content="text/html; charset=utf-8"&gt;&lt;title&gt;&lt;/title&gt;&lt;meta name="GENERATOR" content="OpenOffice.org 2.4  (Win32)"&gt;&lt;style type="text/css"&gt; 	&lt;!-- 		@page { size: 21cm 29.7cm; margin: 2cm } 		P { margin-bottom: 0.21cm } 	--&gt; 	&lt;/style&gt; &lt;p style="margin-left: 0.03cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia,serif;"&gt;Mon pt'tit Pierrot, je sais que tu n'aurais pas aimé ça et je vais donc m'abstenir. Je ne dirais rien à l'occasion du vingtième anniversaire de ton départ pour le paradis des rigolos amers. Remarque, d'un autre côté, comme tu n'es plus là pour seulement penser vouloir m'en empêcher, je ne vois pas, tout compte fait, pourquoi je ne jouirai pas de la liberté qui est la mienne de dire quelques mots à ton endroit plutôt qu'à ton derrière. Juste comme ça, en passant et l'air de ne pas y toucher, seulement parce que j'en ai la furieuse envie et que, vois-tu, cet anniversaire tombe à un fameux bon moment. C'est que vingt ans ont passés et que les choses sont encore plus pires que quand tu étais là à dégoiser à propos de tout et de rien. Au reste, j'ai beaucoup de peine à t'imaginer, presque complètement dégarni du haut et arrondi du bas, ta gentille petite gueule aussi ravagée que celle de Jean D'Ormesson, la voix altérée par les cigarettes, le dos légèrement courbé par le poids des ans, le cerveau ramolli par Halzeimer ou tes mains confiées aux bons soins de Monsieur Parkinson. Tout compte fait, et bien que ce soit à ton corps défendant, il n'est pas vraiment triste que tu ne sois plus là et tu n'as pas à avoir le moindre regret. Ca ne dépendrait que de moi et si je n'étais pas aussi scandaleusement en bonne santé et attaché à mes petites habitudes et à mes amis, je pourrai tout aussi bien faire comme les baleines et bloquer ma respiration. Le problème c'est que j'ai peur de l'eau et que je ne sais pas nager. Et puis, bloquer ma respiration... faut pas trop m'en demander, non plus. Donc, Pierrot, tu es mort et enterré au Père La chaise, moi je suis vivant et ça me donne des droits, à commencer par celui de faire ici, maladroitement et dans une confusion qui ne t'aurais pas échappé, l'éloge de ton irremplaçable personne. Oui, Pierrot, tu es irremplaçable tandis que moi je ne suis qu'indispensable. Et ça fait une fameuse différence. Pour le centième anniversaire de ta naissance on inaugurera une rue ou une place de Paris qui portera ton nom alors que je n'aurai même pas droit à une impasse ou à la plus misérable ruelle de la ville qui m'a vu naître. Les belges sont ingrats, les français sont des veaux, les riches sont des salauds et les pauvres n'ont qu'à la fermer. D'ailleurs, tu vas voir. Pour résoudre le problème de la famine qui commence à frapper très fort un peu partout et pour mettre un terme à la misère galopante qui fait de l'ombre à la scandaleuse richesse d'une poignée d'égoïstes, les stratèges et les conseillers de l'ombre de l'administration américaine ont en réserve de fructueuses cogitations qui n'attendent que de se concrétiser le moment venu. Oui, mon petit Pierre, il y en a qui pensent très sérieusement que si les pauvres ne meurent pas de faim en quantité appréciable, il faudra en passer par d'autres et plus radicales mesures. Ce ne sont pas les prétextes qui manquent,  aujourd'hui, pour délencher des conflits armés de grande ampleur. Ce sera pour le pétrole, pour l'eau ou pour d'autres raisons, il importe peu, mais le résultat attendu devrait rencontrer les attentes légitimes des propriétaires du monde. Ils disposent, les bougres, d'une belle panoplie d'armes de toutes sortes et de tous calibres qui peuvent supprimer le quart ou la totalité des habitants des régions les plus peuplées de crèves-la-faim sans altérer l'environnement – ou alors si peu- et les infrastructures industrielles alentours. Etonnant, non ? Voilà mon Desproginou, voilà où on en est, vingt ans après. Et que tu restes sans voix ne m'étonne qu'à moitié. Moi même, j'ai de plus en plus de difficultés à aligner les mots pour dire à quel point je suis scandalisé et honteux  d'appartenir au même genre que ces salauds. Entre-nous, je me verrai tout aussi bien dans la peau d'un artichaut ou d'un concombre...&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-right: -0.85cm; margin-bottom: 0cm;" align="right"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-right: -0.85cm; margin-bottom: 0cm;" align="right"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia,serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-left: -0.71cm; margin-right: -0.85cm; margin-bottom: 0cm;" align="right"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-left: -0.71cm; margin-right: -0.85cm; margin-bottom: 0cm;" align="right"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3343254445135067599-3670675699976244945?l=jipeleon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jipeleon.blogspot.com/feeds/3670675699976244945/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3343254445135067599&amp;postID=3670675699976244945&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3343254445135067599/posts/default/3670675699976244945'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3343254445135067599/posts/default/3670675699976244945'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jipeleon.blogspot.com/2009/03/19-avril-2008.html' title='19 avril 2008'/><author><name>Jean-Pierre Léon Collignon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08681576119779250266</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_bd7Bg48usA4/SaF3EQ7aY0I/AAAAAAAAAAM/m3VpzlS7HVM/S220/jean-Pierre+Collignon+%26+Bon+Papa.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3343254445135067599.post-6437238313757226251</id><published>2009-03-09T04:50:00.000-07:00</published><updated>2009-03-09T04:51:06.946-07:00</updated><title type='text'>12 avril 2008</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;L'autre jour, j'ai acheté un chou-fleur. Un chou fleur issu de l'agriculture biologique, s'il vous plaît, et, un peu plus tard, au moment de me mettre aux fourneaux, je l'ai regardé, le choux fleur. Pas très gros, plutôt petit, même, délicieusement arrondi, avec ses feuilles légères et délicates encerclant les  rondeurs nuageuses que je m'apprêtais à détailler avant une cuisson à l'eau légèrement salée. J'avais déjà et souvent cette habitude de bien regarder les légumes, les insectes, les bourgeons, l'écorce des arbres, mes chats, les nuages au ciel. Mais pour cette fois, j'ai vraiment et longuement observé et je dirais même plus, contemplé les extraordinaires détails de ce légume devant lequel, en général, on passe distraitement et sans lui prêter le moindre intérêt ni attention. De la même façon que, la plupart du temps, on passe, indifférent, devant tant de petites et grandes merveilles, occupés que nous sommes à nous faire du soucis pour la fin du mois qui ne va pas tarder, la vaisselle à faire d'urgence, les factures qui s'accumulent, le huissier de justice qui attend sur la pas de la porte et autres sordides et mesquines pensées. Contempler. Voilà un beau verbe, voilà une saine, juste et indispensable manière de renouer avec tout cela qui nous entoure, voilà un geste proprement révolutionnaire. Quand l'air du temps – de plus en plus irrespirable - nous assène ses slogans ridicules, dans le genre “travailler plus et gagner des clopinettes”, “S'investir dans ceci ou cela”, “s'épanouir dans un job à la con”, il est bon, salutaire et tout à fait conforme à l'esprit de résistance d'opposer un mépris souverain et proprement aristocratique. Aristocratique, parfaitement ! Pas cette ridicule et pompeuse pseudo-aritstocratie des célébrités du star système de la finance ou de la politique qui occupent les premières pages des gazettes, non pas. Mais bien celle des esprits libres, de celles et de ceux qui, dans le dénuement matériel, dans le détachement volontaire, vont leur petit bonhomme de chemin sans faire de bruit, discrètement mais fièrement, un perpétuel sourire aux lèvres. Heureux soient celles et ceux qui caressent le dos du bourdon égaré, qui scrutent le ciel dans l'attente de la première hirondelle, du premier martinet. Bienheureuses soient les âmes floconneuses  attentives aux premiers bourgeons, sanctifiées soient les plus minuscules manifestations de sympathie et d'amour pour l'universelle présence de la Vie. Et malheur et damnation pour ceux qui sont aveugles et sourds aux plaintes et aux cris de terreur qui montent du coeur du grand Tout du vivant martyrisé, sacrifié, trituré et manipulé au nom de la rentabilité et de la recherche, Vivant-marchandise, Vivant objet, Vivant en voie de disparition. En passant, salut et fraternité à ces quelques dizaines de promeneurs qui, dimanche dernier, arpentaient ces lieux enchantés, dans la région Liègeoise où, bientôt, sauf miracle, sur la simple signature d'un ministre de la région wallonne, le béton et des kilomètres de structures autouroutières prendront la place des prés, des arbres, des animaux de toutes sortent qui vivent là, peut-être, les premiers jours de leur dernier printemps. Saluons, aussi, l'extraordinaire projet de “Printemps de l'environnement” mis sur pied par le séduisant et sémillant Ministre fédéral en charge de ce dossier ô combien sensible. On peut s'attendre à de mirifiques et audacieuses mesures qui nous feront encore bien rigoler. Comme nous amuse de plus en plus une actualité qui témoigne du gigantesque et mirobolant spectacle de la déconfiture finale d'une époque qui, jusqu'au bout de sa navrante ambition à tout soumettre aux plus sordides impératifs, finira bien, dans la foulée, à mettre un terme à notre présence sur une planète que, finalement et tout bien considéré, nous ne méritions pas. Préparez vos mouchoirs, la fin approche.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3343254445135067599-6437238313757226251?l=jipeleon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jipeleon.blogspot.com/feeds/6437238313757226251/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3343254445135067599&amp;postID=6437238313757226251&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3343254445135067599/posts/default/6437238313757226251'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3343254445135067599/posts/default/6437238313757226251'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jipeleon.blogspot.com/2009/03/12-avril-2008.html' title='12 avril 2008'/><author><name>Jean-Pierre Léon Collignon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08681576119779250266</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_bd7Bg48usA4/SaF3EQ7aY0I/AAAAAAAAAAM/m3VpzlS7HVM/S220/jean-Pierre+Collignon+%26+Bon+Papa.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3343254445135067599.post-8589662123785394453</id><published>2009-03-09T04:44:00.001-07:00</published><updated>2009-03-09T04:44:45.916-07:00</updated><title type='text'>5 avril 2008</title><content type='html'>&lt;meta equiv="CONTENT-TYPE" content="text/html; charset=utf-8"&gt;&lt;title&gt;&lt;/title&gt;&lt;meta name="GENERATOR" content="OpenOffice.org 2.4  (Win32)"&gt;&lt;style type="text/css"&gt; 	&lt;!-- 		@page { size: 21cm 29.7cm; margin: 2cm } 		P { margin-bottom: 0.21cm } 	--&gt; 	&lt;/style&gt; &lt;p style="margin-right: 0.05cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia, serif;"&gt;Hé ben, y a pas à dire, c'est la joie... une météo pourrie, un nouveau gouvernement, enfin, nouveau, c'est trop dire tant il paraît déjà vieux dans ses mirobolantes orientations et même moribond avant l'heure; une situation internationale de plus en plus marquée par de lourds présages; enfin, un climat général où se concentre un ennui colossal et un vague sentiment de torpeur et de lassitude palpable partout, voilà à quoi ressemble ce printemps. Loin de moi de vouloir vous bourrer le mou avec tout ça, mais, par certains côtés, ce que nous vivons là ressemble bien étrangement à ce mois d'avril d'il y a quarante ans quand, dans les pages du “Monde”, André Fontaine signait un éditorial titré “La France s'ennuie”. On en a bien sûr déjà parlé des centaines de fois depuis et sur tous les tons, mais il est un fait que l'atmosphère dans laquelle, contraints et forcés, nous baignons aujourd'hui offre quelques similitudes avec la période qui a vu mûrir et se manifester, partout dans le monde, un vaste mouvement de remise en cause de l'ordre qui dominait alors et qui domine aujourd'hui encore avec plus de mépris que jamais. Mais bien évidemment, ne nous leurrons pas, les temps présents sont bien loin de ceux qui ont enthousiasmés notre jeunesse. Ce que nous attendions, ce qui nous semblait possible et qui se dessinait dans un désordre joyeux et inventif est aujourd'hui bien loin d'être encore présent dans les consciences de nos contemporains. Les quelques mouvements de protestation qui se font jour ici ou là, la grogne et les jérémiades à l'encontre des politiques de rigueur menées partout, sont l'expression de ce que, pour beaucoup, il ne s'agit que de remédier à quelques injustices par trop visibles ou choquantes dans le partage du grand gâteau universel à la confection duquel, partout et avec le même dévouement, des centaines de millions de gens participent. Pour le reste, celles et ceux qui renaclent à se soumettre ou qui refusent de jouer le jeu imbécile qui a su s'imposer partout n'en sont pas moins bien présents. On ne compte plus les sites internet, les blogs qui fleurissent dans le monde virtuel et où se font entendre d'autres discours qui, on n'en peut douter, se propagent et sont discutés, commentés, enrichis de la présence de milliers d'anonymes qui, pareillement, s'insurgent et sont dans l'espoir d'un formidable “autre-chose” qui est dans l'attente de son effectivité. Il faudra bien qu'un jour ce qui n'est pour l'heure qu'un mouvement à peine perceptible, une attente un peu folle, se manifeste par d'autres voies, envahisse l'espace public et sorte de cette clandestinité où couvent de beaux incendies. Cela sera ou non. Ce qui advient est ce qui devait advenir et l'Histoire pourrait bien encore nous réserver de belles et surprenantes aurores. A moins que la nuit ne l'emporte sur la beauté des jours naissants, sur la tendresse émerveillée que celle-ci porte aux insectes de son jardin, sur la simple et évidente beauté de ce qui nous est donné en cette belle saison du renouveau qui, partout et de mille façons, exprime cela seul qui compte vraiment: la vie ! Oui, la Vie, avec un grand V, un souverain mépris pour tout ce qui veut la nier, l'enfermer et lui ôter son âme. A ce monde, cette civilisation, les misérables ambitions qu'elle affiche efffrontément, il s'agit d'opposer une résistance résolue. Cette résistance aura mille visages et des formes inédites; elle prendra des chemins encore inexplorés, elle sera occulte ou visible mais il faudra, sous peine d'un terrible et effroyable cataclysme, qu'elle en vienne à prendre les armes et déclarer une guerre à outrance et sans merci à la bêtise, à la folie et à l'inconscience qui partout domine. Comme le disait Karl Marx, il ne s'agit plus d'interpréter le monde, mais de le transformer. &lt;/span&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-right: -0.64cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-right: 0.32cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia, serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3343254445135067599-8589662123785394453?l=jipeleon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jipeleon.blogspot.com/feeds/8589662123785394453/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3343254445135067599&amp;postID=8589662123785394453&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3343254445135067599/posts/default/8589662123785394453'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3343254445135067599/posts/default/8589662123785394453'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jipeleon.blogspot.com/2009/03/5-avril-2008_09.html' title='5 avril 2008'/><author><name>Jean-Pierre Léon Collignon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08681576119779250266</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_bd7Bg48usA4/SaF3EQ7aY0I/AAAAAAAAAAM/m3VpzlS7HVM/S220/jean-Pierre+Collignon+%26+Bon+Papa.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3343254445135067599.post-5264198457149567308</id><published>2009-03-09T04:31:00.000-07:00</published><updated>2009-03-09T04:34:17.707-07:00</updated><title type='text'>22 mars 2008</title><content type='html'>&lt;meta equiv="CONTENT-TYPE" content="text/html; charset=utf-8"&gt;&lt;title&gt;&lt;/title&gt;&lt;meta name="GENERATOR" content="OpenOffice.org 2.4  (Win32)"&gt;&lt;style type="text/css"&gt; 	&lt;!-- 		@page { size: 21cm 29.7cm; margin: 2cm } 		P { margin-bottom: 0.21cm } 	--&gt; 	&lt;/style&gt; &lt;p style="margin-left: 0.03cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia,serif;"&gt;Vous savez quel jour on est, là ? Samedi 22 mars. Ca vous dit quelque-chose, le 22 mars, non? Hé bien je vais vous raffraîchir la mémoire. C'était un vendredi soir, il y a tout juste quarante ans. Un groupe d'étudiants de l'Université de Nanterre, emmenés par un certain Daniel Cohn-Bendit, décident d'occuper le rectorat, dans la tour administrative de l'Institution, pour protester contre l'arrestation, par la police, quelques heures plus tôt, de militants du comité Viêt-Nâm. C'est ce jour là que tout a commencé. Dans les heures qui suivent et par un enchaînement dont seul l'histoire a le secret, les évènements vont se précipiter. Le recteur décide de la suspension des cours jusqu'au 1er avril, le 3 mai, meeting dans la cour de la Sorbonne et première intervention de la police qui tourne à l'émeute dans le quartier Latin, le 4 suspension des cours à la Sorbonne et appel à la grève illimitée par les syndicats étudiants et enseignants; le 6 comparution de Cohn-Bendit et d'autres étudiants devant la commission disciplinaire, nouvelle manifestation et affrontements violents entre CRS et étudiants et premières barricades, Alain Peyreffite, le 9 déclare que la Sorbonne restera fermée jusqu'au retour au calme; le 10, nouvelle nuit d'émeutes et d'affrontements et, le 11 les grands syndicats ouvriers appellent à la grève générale pour le 13 mai. Et puis le mois de mai enivrant, exaltant, sautillant, frais et rafraîchissant me rentre dedans, littéralement, au sens le plus aigu du terme. Je suis tout cela de loin, bien évidemment. Je n'ai pas le loisir de quitter mon petit boulot d'alors, j'ai ici des obligations auxquelles je ne peux me soustraire et c'est par la radio, les journaux – “Le Monde”, qui n'est pas en grève, essentiellement – que je prends, au jour le jour, la mesure de ce qui se passe là bas, à Paris et en Province. Et je suis ébranlé, chahuté, bousculé et enthousiasmé par ce que j'entends et ce que je lis. Partout, sur les palliers, sur les places et dans les rues, c'est un bavardage incessant, des gens qui ne s'étaient jamais adressé la parole se lancent dans des palabres interminables à propos de ce qui éclate, là autour d'eux, comme un soleil inattendu, comme une comète ou un arc-en-ciel. Oui, il y a des couleurs dans l'air, un souffle joyeux et comme enfantin fait se disperser les odeurs âcres des lacrymogènes; et dans les usines, les bureaux, les gares et les grands magasins en grève, à la Sorbonne et au théâtre de l'Odéon, on fait la fête, on danse, on discute à longueur de journée pendant qu'on entre et qu'on sort des Ministères comme du premier bistro venu tant la panique règne au sommet d'un état en voie de dissolution. Des foules immenses défilent, on se bat encore au Quartier Latin; des particuliers ouvrent leurs portes aux émeutiers poursuivis jusque dans les porches des immeubles par des policiers exténués et rageurs, les murs se couvrent de poésie et d'adresses de toutes sortes, le vieux monde tremble, le vieux monde a peur, il voit le spectre de sa fin s'agiter gaiement devant lui. Aujourd'hui le vieux monde a vaincu. Tout est redevenu comme avant cette fougueuse parenthèe, en pire. Tout ce qui était en jeu pendant ces journées et ces nuits, la soif éperdue de la beauté de la vie libérée de ses entraves, le jeu comme pratique quotidienne, la parole et les disputes joyeuses par delà toutes les conventions sont maintenant prisonnières des discours de la nécessité la plus vulgaire. Le monde se donne des allures de jeunesse et d'innovations merveilleuses mais il est plus vieux encore et plus indécent qu'à l'aube de ce printemps qui coule en moi comme une rivière de feu et de colères. Et je brûle encore. Et toujours, jusqu'à mon dernier souffle, je chérirai ce bel incendie. &lt;/span&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-left: -0.98cm; margin-right: -0.42cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-left: -0.98cm; margin-right: -0.42cm; margin-bottom: 0cm;" align="right"&gt; &lt;span style="font-family:Georgia,serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-left: -0.98cm; margin-right: -0.42cm; margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3343254445135067599-5264198457149567308?l=jipeleon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jipeleon.blogspot.com/feeds/5264198457149567308/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3343254445135067599&amp;postID=5264198457149567308&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3343254445135067599/posts/default/5264198457149567308'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3343254445135067599/posts/default/5264198457149567308'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jipeleon.blogspot.com/2009/03/22-mars-2008.html' title='22 mars 2008'/><author><name>Jean-Pierre Léon Collignon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08681576119779250266</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_bd7Bg48usA4/SaF3EQ7aY0I/AAAAAAAAAAM/m3VpzlS7HVM/S220/jean-Pierre+Collignon+%26+Bon+Papa.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3343254445135067599.post-4815235002111951455</id><published>2009-03-09T04:26:00.000-07:00</published><updated>2009-03-09T04:31:20.833-07:00</updated><title type='text'>15 mars 2008</title><content type='html'>&lt;meta equiv="CONTENT-TYPE" content="text/html; charset=utf-8"&gt;&lt;title&gt;&lt;/title&gt;&lt;meta name="GENERATOR" content="OpenOffice.org 2.4  (Win32)"&gt;&lt;style type="text/css"&gt; 	&lt;!-- 		@page { size: 21cm 29.7cm; margin: 2cm } 		P { margin-bottom: 0.21cm } 	--&gt; 	&lt;/style&gt; &lt;p style="margin-left: 0.03cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia,serif;"&gt;Il ya des jours, comme ça, qui sont plus propices que d'autres à l'émerveillement, aux surprises heureuses et aux rencontres. C'était samedi dernier, pour ne rien vous cacher. Et j'avais décidé d'enfin visiter la biennale de photographie de Liège qui se tient en plusieurs endroits différents, ce qui permet, d'une part de découvrir des choses passionnantes et, d'autre part, de se promener et d'aller d'un lieu à l'autre de la ville ce qui, en cette belle journée printanière, ne manquait pas de charme. Je vais vous dire, pour commencer, que cette exposition est une réussite, que celles et ceux qui l'ont conçue ont fait là un travail remarquable et que, si vous passez par ici, vous ne pouvez en aucun cas manquer cet évènement. Ce qui se donne à voir là, sous le thème de “territoires” - au pluriel - ce sont, en effet, des images venant des quatre coins du monde; elles mettent en scène des espaces vides de toute présence ou bien habités, des villes en lambeaux, des étendues sinistrées, mais aussi des chambres, des paysages enneigés, des postes frontières, enfin, de ces lieux anodins, terrifiants ou chargés de poésie où vivent et meurent les hommes et les femmes de ce temps. Car oui, ces images où se mêlent la tendresse et la compassion, qui rendent compte, aussi, de la cruauté et de l'inconscience dont nous sommes capables, sont bien les marques de ce présent universellement incertain et douloureux qu'il nous faut habiter pour le connaître et qui sait, un jour peut-être, pour le changer. Au terme de cette déambulation il me fallait, vous le comprendrez, reprendre un peu mes esprits, en revenir à moi et m'accorder une pause dans un environnement familier et somme toute réconfortant, j'en avais bien besoin. Aussi, ce n'est pas sans un réel soulagement que, sans beaucoup hésiter, je pris place à l'une des nombreuses terrrasses de café de la Place du Marché qu'éclairait un soleil de fin d'après-midi. Ayant commandé un vin blanc, roulé une cigarette et pris mes aises, entouré de la présence rassurante de dizaines d'autres formes humaines, attablées, comme moi et dans une égale disponibilité, je me pris à rêvasser en laissant s'entrecroiser des bribes de pensées; de petits nuages de sensations diverses remuaient mes sens engourdis et sans que je le décide vraiment, un petit sourire m'est venu que j'ai accueilli. Pour tout dire, j'étais bien. Et puis voici que, surgissant tel un bon diable de sa boîte, un vieil ami se jeta littéralement sur votre serviteur; nous ne nous étions vus de longtemps et avions plein de choses à nous dire, ce que nous fîmes dans un joyeux désordre, passant allègrement de considérations sur l'actualité en projets relatifs à ce printemps mémorable dont on fêtera bientôt le quarantième anniversaire, vous m'avez compris. Nous en étions à vider nos verres qu'un troisième larron s'invita à notre table. Encore une vieille connaissance, photographe de son état, et talentueux que j'avais rencontré jadis, alors qu'il sortait à peine de l'adolescence, dans ce bistro des bords de l'Ourthe, dont j'étais le sympathique barman et animateur il y a presque trente ans. Il régnait à cette table un bien joli désordre; il y avait des rires, on évoquait les souvenirs en s'encquérant des uns et des autres de ce temps-là, de nouveaux verres se vidaient, les souvenirs fleurissaient et répandaient le doux parfum de la nostalgie. Le monde m'en semblait un peu moins hostile et mon coeur sautait gaiement dans ma poitrine. Vous me concéderez, n'est-ce pas, qu'il est impossible d'être à tout instant à l'écoute des graves soubresauts du monde. Nous avons, j'ai bien le droit de goûter  à ces instants qui réchauffent le coeur des vieux amis. Le temps qui nous reste, nous pouvons bien aussi lui donner un peu de couleurs.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-left: 0.19cm; margin-bottom: 0cm;" align="right"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia,serif;"&gt;&lt;br /&gt;			&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-left: 0.19cm; margin-bottom: 0cm;" align="right"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-left: 0.19cm; margin-bottom: 0cm;" align="right"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3343254445135067599-4815235002111951455?l=jipeleon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jipeleon.blogspot.com/feeds/4815235002111951455/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3343254445135067599&amp;postID=4815235002111951455&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3343254445135067599/posts/default/4815235002111951455'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3343254445135067599/posts/default/4815235002111951455'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jipeleon.blogspot.com/2009/03/15-mars-2008.html' title='15 mars 2008'/><author><name>Jean-Pierre Léon Collignon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08681576119779250266</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_bd7Bg48usA4/SaF3EQ7aY0I/AAAAAAAAAAM/m3VpzlS7HVM/S220/jean-Pierre+Collignon+%26+Bon+Papa.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3343254445135067599.post-3484132556831082593</id><published>2009-02-20T14:29:00.000-08:00</published><updated>2009-03-09T04:26:12.123-07:00</updated><title type='text'>8 mars 2008</title><content type='html'>&lt;meta equiv="CONTENT-TYPE" content="text/html; charset=utf-8"&gt;&lt;title&gt;&lt;/title&gt;&lt;meta name="GENERATOR" content="OpenOffice.org 2.4  (Win32)"&gt;&lt;style type="text/css"&gt; 	&lt;!-- 		@page { size: 21cm 29.7cm; margin: 2cm } 		P { margin-bottom: 0.21cm } 	--&gt; 	&lt;/style&gt; &lt;p style="margin-left: 0.13cm; margin-right: 0.11cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt; &lt;span style="font-family:Georgia,serif;"&gt;Je dois tout de même attirer votre attention sur un point qui a son importance: si mon degré de lucidité et d'attitude critique autant que mon scepticisme de fonds entretiennent chez moi un pessimisme certain quant à nos destinées collectives, il se trouve aussi, d'un autre côté, que je suis  tout à fait capable de trouver de la beauté là où il y en a et de penser que cette vie, la mienne, vaut et vaudra toujours la peine de continuer à être vécue aussi pleinement que possible. Du reste, je puis fort bien également, de loin en loin mais rarement, il est vrai, estimer que tel évènement, l'une ou l'autre nouvelle puisse être de nature à tempérer quelque peu la tristesse que m'inspire généralement les rumeurs du monde. Il en est ainsi de ces petites municipalités en France, en Scandinavie, ailleurs aussi, qui se lancent, avec le concours des habitants, dans des projets de village “écologiques” où tout est repensé et réévalué, où l'on voit le sol et les cultures, les habitations, les ressources énergétiques, les fondements &lt;i&gt;du vivre ensemble&lt;/i&gt; aller vers le plus souhaitable, dans la recherche d'un accord fécond avec la Nature et les éléments. Que de telles initiatives se multiplient, qu'elles fassent taches d'huile et en viennent à montrer qu'autre chose est possible est bien sûr tout à fait réconfortant. Comme est remarquable, dans de nombreuses grandes villes de France, les efforts fait pour améliorer les transports publics, agrandir les espaces verts, réduire la circulation automobile. Certes, on est encore loin, ici, des projets qui sont à l'étude en Grande-Bretagne ou en Chine, en particulier, où les autorités ont mis en chantier la future ville 100 % écologique de Dongtan parmis les 400 qu'il faudra construire d'ici 2020. C'est que l'immense pays est confronté à des problèmes de pollution d'une extrême gravité, conséquence d'un développement économique et industriel que rien ne semble devoir arrêter et qui va peser, de plus en plus, sur son environnement au sens le plus général du terme. D'où, semble-t-il, l'attention que le gouvernement de Pékin commence de porter à ces problèmes. Et comme chacun sait, ce gouvernement est la face visible de l'omniprésent et tout puissant parti communiste qui, malgré l'ouverture spectaculaire au marché et aux initiatives privées, n'en continue pas moins d'exercer sur toutes les formes d'opposition et sur ceux qui les représentent, une sourcilleuse répression menée par l'armée et la police d'état. D'autant qu'à quelques mois de l'ouverture des jeux olympiques, il est impératif, pour le régime, d'empêcher toute vélleité de manifestation du profond mécontentement populaire sensible jusque dans les lointaines provinces. Où l'on voit que l'écologie peut fort bien voisiner avec la tyrannie. Plus insidieusement, des projets de villages écologiques “clé sur porte” qui sont ailleurs à l'ordre du jour, pourraient se voir être habités par de nouveaux riches ou, en tout cas, une catégorie de citoyens aisés, à l'exclusion de ceux qui n'ont pas accès à la propriété et auxquels seraient refusés les bienfaits d'une vie plus en accord avec le généreux projet écologiste qui se verrait ainsi vidé de sa substance. Je suis donc, en l'occurrence, en parfait accord avec ceux qui, dans un relatif anonymat, font campagne pour que le combat pour le climat ne se distingue pas des luttes sociales présentes et à venir. C'est là le sens qu'il faut donner à  l'utopie constructive qu'est l'idée de décroissance. Elle est en germe dans des milieux encore peu visibles aujourd'hui mais avec lesquels il faudra, selon moi, impérativement compter pour que, vraiment et radicalement, advienne un nouveau monde.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-left: 0.13cm; margin-right: 0.11cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-left: 0.13cm; margin-right: 0.11cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-left: 0.13cm; margin-right: 0.11cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-left: 0.13cm; margin-right: 0.11cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt; &lt;span style="font-family:Georgia,serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-left: -0.87cm; margin-right: -0.26cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-right: -0.26cm; margin-bottom: 0cm;" align="right"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-left: -0.71cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3343254445135067599-3484132556831082593?l=jipeleon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jipeleon.blogspot.com/feeds/3484132556831082593/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3343254445135067599&amp;postID=3484132556831082593&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3343254445135067599/posts/default/3484132556831082593'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3343254445135067599/posts/default/3484132556831082593'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jipeleon.blogspot.com/2009/02/9-mars-2008.html' title='8 mars 2008'/><author><name>Jean-Pierre Léon Collignon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08681576119779250266</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_bd7Bg48usA4/SaF3EQ7aY0I/AAAAAAAAAAM/m3VpzlS7HVM/S220/jean-Pierre+Collignon+%26+Bon+Papa.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3343254445135067599.post-1425583843718190855</id><published>2009-02-20T14:07:00.000-08:00</published><updated>2009-02-20T14:13:13.165-08:00</updated><title type='text'>1er mars 2008</title><content type='html'>&lt;meta equiv="CONTENT-TYPE" content="text/html; charset=utf-8"&gt;&lt;title&gt;&lt;/title&gt;&lt;meta name="GENERATOR" content="OpenOffice.org 2.4  (Win32)"&gt;&lt;style type="text/css"&gt; 	&lt;!-- 		@page { size: 21cm 29.7cm; margin: 2cm } 		P { margin-bottom: 0.21cm } 	--&gt; 	&lt;/style&gt; &lt;p style="margin-left: 0.08cm; margin-right: 0.11cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt; &lt;span style="font-family:Georgia,serif;"&gt;Décidément, “on n'arrête pas le progrès”. Faisant ma revue de presse, l'autre matin, je suis tombé sur cet article, paru dans un journal bien de chez nous et dont je vous garanti l'authenticité, à propos  du dérèglement climatique et d'une des manières d'y remédier. Accrochez vous. L'idée est du canadien David Keith, expert en captage et séquestration du carbone de l'université de Calgary et il s'en est expliqué à Boston, devant ses éminents collègues, lors de la réunion annuelle de l'Association américaine pour l'avancement des sciences. Pouf pouf, disait l'autre. Il s'agirait, tout bonnement, dans un premier temps de capter le vilain Co2, de le comprimer, de le liquéfier – rien de plus facile, n'est-ce pas – avant de le transporter dans des pipelines vers les fonds océaniques. Mais attention ! Pas question de laisser filer le méchant Co2 ! cela risquerait d'avoir un impact sur les écosystèmes, nous sommes tout de même prévenus. Il faudra donc, préalablement, emprisonner dans de gigantesques enveloppes en forme de saucisses et laisser gentiment reposer au fond des océans, les quelques premiers 160 millions de tonnes de gaz à effet de serre où il se tiendra bien tranquille en attendant que l'on s'occupe des milliards de tonnes restant... bon sang, mais c'est bien sûr, disait le commissaire Bourrel. Comment on passe des pipelines aux saucisses, on ne le dit pas, mais faisons confiance à nos valeureux savants, ils doivent avoir leur petite idée là dessus. La chose va faire bien plaisir à mon auditeur-contradicteur de samedi dernier. Qui me reprochait mes propos relatifs à l'argent, au capital et toutes ces sortes de choses. Il ne pourra que se réjouir en prenant connaissance de ce qui précède puisque, à imaginer que de telles extravagances puisse un jour passer du cauchemar à la réalité, il est facile d'imaginer les moyens matériels et humains qui devraient être mis en oeuvre pour réaliser ce genre de projet. Qui rencontrerait parfaitement les soucis de mon honorable détracteur, qui voit dans l'expansion sans fin des travaux de toutes sortes, dans le soucis de la chose économique, la clé de la réussite de nos belles et exhaltantes entreprises. Ce qui me paraît emblématique dans toute cette mirobolante histoire c'est que, à quelque niveau que ce soit, il est hélas évident que, concernant les solutions à metttre en oeuvre pour remédier au déréglement climatique, on prenne les choses à l'exact opposé de ce qui pourrait-être vraiment et durablement efficace. Rions à gorges déployées des invitations faites aux automobilistes de, s'il vous plaît, si ça ne vous dérange pas trop; lever le pied et respecter les limitations de vitesse, merci, c'est bien aimable à vous; et qu'est-ce que je vous sert, quelques particules très fines ? Avec ou sans glace ? C'est comme les rivières de nos belles vallées: d'abord on y déverse des cochonneries – faut bien que les usines tournent – et, par la suite, on met en place des unités de décrassage. Ce qui crée de l'emploi. Merci le décrassage. C'est, comme me le fait remarquer un complice des ondes, le mercure dans l'air bruxellois: tout va bien, pas de soucis, c'est juste un petit problème de rejet venu d'on ne sait trop où, les autorités ont les choses en main, dormez tranquille. On vous raconte des salades, on vous ment mais, bon, faut comprendre, on fait avec ce qu'on a. C'est comme les statistiques relatives au chômage. Quelques milliers de feignants foutus dehors. Des chiffres, rien que des chiffres, sans commentaires au J.T. Et on voudrait que je me taise ? Non mais, sans blague...&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-left: 0.08cm; margin-right: 0.11cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-left: 0.08cm; margin-right: 0.11cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-left: 0.08cm; margin-right: 0.11cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt; &lt;span style="font-family:Georgia,serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-left: -0.87cm; margin-bottom: 0cm;" align="right"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-left: -0.87cm; margin-bottom: 0cm;" align="right"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="right"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="right"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="right"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3343254445135067599-1425583843718190855?l=jipeleon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jipeleon.blogspot.com/feeds/1425583843718190855/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3343254445135067599&amp;postID=1425583843718190855&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3343254445135067599/posts/default/1425583843718190855'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3343254445135067599/posts/default/1425583843718190855'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jipeleon.blogspot.com/2009/02/1er-mars-2008.html' title='1er mars 2008'/><author><name>Jean-Pierre Léon Collignon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08681576119779250266</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_bd7Bg48usA4/SaF3EQ7aY0I/AAAAAAAAAAM/m3VpzlS7HVM/S220/jean-Pierre+Collignon+%26+Bon+Papa.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3343254445135067599.post-4393468547321288203</id><published>2009-02-20T14:03:00.000-08:00</published><updated>2009-02-20T14:04:45.714-08:00</updated><title type='text'>23 février 2008</title><content type='html'>&lt;meta equiv="CONTENT-TYPE" content="text/html; charset=utf-8"&gt;&lt;title&gt;&lt;/title&gt;&lt;meta name="GENERATOR" content="OpenOffice.org 2.4  (Win32)"&gt;&lt;style type="text/css"&gt; 	&lt;!-- 		@page { size: 21cm 29.7cm; margin: 2cm } 		P { margin-bottom: 0.21cm } 	--&gt; 	&lt;/style&gt; &lt;p style="margin-left: 0.11cm; margin-right: 0.13cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt; &lt;span style="font-family:Georgia,serif;"&gt;Vous vous souvenez de ce que je disais, l'autre samedi, à la fin de mon billet... qu'est-ce encore que de vivre, aujourd'hui. Pauvres de nous, pauvres de vous, pauvre de moi. Encore que. Le plus dur est largement derrière moi. Ce temps où, par la force des choses, je devais sacrifier la meilleure part de mon existence, l'essentiel de ce temps si précieux à me soumettre aux exigences de tel petit métier ou d'un autre encore. Maintenant, eu égard à mon âge - le troisième - il m'est possible de souffler un peu et n'avoir comme seule préoccupation que les méditations et réflexions qui me donnent cette chance de vous retrouver ici, chaque samedi à la même heure. Alors, certes, oui, j'ai du temps à consacrer à d'autres choses aussi: la lecture, l'amitié, les petites promenades dans le froid de cette fin d'hiver, les caresses prodiguées à mes deux chats, l'arrosage des quelques plantes qui ornent mes appuis de fenêtre sans oublier les quelques petits soucis liés à mon jeune fils et à ses études. Et pour le reste, de longues périodes d'oisiveté et de rêveries qui ne sont pas toujours roses. Car, d'avoir le temps pour penser amène aussi un autre regard sur les choses, les êtres, la manière d'appréhender ce qui arrive, ici ou là, dans le très lointain comme dans le très proche. Le temps que je puis consacrer à essayer de voir clair dans l'énorme flux de ce qui se donne à voir et à entendre, à observer et analyser est parfois le temps d'un profond désarroi, d'une inquiétude sourde et, aussi, l'occasion de moments où, pour un peu, je laisserai une sombre colère éclater. J'ai des envies, parfois, de me lancer dans des actions du type de celle qui a vu ce jeune-homme tenter d'étaler cette banderolle, à la façade de la Bourse de Bruxelles avant que d'être emmené par les policiers. Vous connaissez peut-être la suite de cette histoire: dans l'ascenseur qui le ramenait, l'audacieux s'est retrouvé nez à nez avec le directeur de l'édifice consacré aux dieux de la finance et, pour ce que j'en ai su, les deux hommes auraient échangé un long regard qui aurait décidé le maître des lieux à se fendre d'une carte blanche dans un journal de la capitale, à l'adresse du téméraire activiste. Dans laquelle il disait comprendre le geste et reconnaître l'audace de l'entreprise. Où il disait aussi que tout cela était bien romantique mais pourtant vain. Oui, il serait vain de vouloir s'opposer de la sorte aux sombres divinités de l'argent triomphant. Il paraît, en effet, selon le directeur, que le capitalisme est une donnée naturelle, consubstantielle à notre humanité et qu'il est puéril de vouloir contester une si frappante évidence. Donc, à l'en croire et si les mots veulent encore dire quelque-chose, le Capital, l'exploitation de tous par quelques-uns, l'économie politique qui est l'argument et le faire valoir de toutes les entreprises liées, de près ou de loin, à la sphère de l'accumulation et de la spéculation seraient aussi naturels que, par exemple, les deux yeux, les oreilles, le nez au milieu de la figure et j'en passe, de tout un chacun ? On va bientôt apprendre aux écoliers que les billets de banque poussent aux arbres, que les pièces de monnaies sont plus ou moins profondément enfouies dans le sol et qu'il suffit de gratter un peu pour s'en mettre plein les poches ? Et pourtant, j'arrive encore à rire et à faire rire, à l'occasion. Mais il m'arrive parfois de sentir qu'un bon gros sanglot ferait  parfaitement l'affaire. Il y a quelque temps, ce reportage télé sur les gorilles des collines, quelque-part en Afrique, le regard de ce grand mâle, qui veillait sur la tribu, qui m'a bouleversé et mis les larmes aux yeux. Comme le mince croissant de lune, l'autre soir. Comme le sourire de l'amie...&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-right: -0.4cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-right: -0.4cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-right: -0.4cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-right: -0.4cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia,serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-left: -0.69cm; margin-right: -0.4cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-left: -0.95cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3343254445135067599-4393468547321288203?l=jipeleon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jipeleon.blogspot.com/feeds/4393468547321288203/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3343254445135067599&amp;postID=4393468547321288203&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3343254445135067599/posts/default/4393468547321288203'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3343254445135067599/posts/default/4393468547321288203'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jipeleon.blogspot.com/2009/02/23-fevrier-2008.html' title='23 février 2008'/><author><name>Jean-Pierre Léon Collignon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08681576119779250266</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_bd7Bg48usA4/SaF3EQ7aY0I/AAAAAAAAAAM/m3VpzlS7HVM/S220/jean-Pierre+Collignon+%26+Bon+Papa.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3343254445135067599.post-1832120088585522078</id><published>2009-02-20T13:49:00.000-08:00</published><updated>2009-02-20T13:55:40.086-08:00</updated><title type='text'>16 février 2008</title><content type='html'>&lt;meta equiv="CONTENT-TYPE" content="text/html; charset=utf-8"&gt;&lt;title&gt;&lt;/title&gt;&lt;meta name="GENERATOR" content="OpenOffice.org 2.4  (Win32)"&gt;&lt;style type="text/css"&gt; 	&lt;!-- 		@page { size: 21cm 29.7cm; margin: 2cm } 		P { margin-bottom: 0.21cm } 	--&gt; 	&lt;/style&gt; &lt;p style="margin-left: 0.16cm; margin-right: 0.19cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt; &lt;span style="font-family:Georgia,serif;"&gt;S'il y a bien une chose dont je sois en droit de me réjouir, c'est d'apprendre, d'une auditrice fidèle, que quelques-uns de mes billets sont polycopiés, qu'ils circulent de mains en mains et que ce que je dis ici est commenté, discuté et parfois même approuvé. Aussi bien, je vais donc, ce matin encore, vous entretenir de ce qui me tient à coeur en ouvrant, pour commencer, une petite parenthèse à caractère cinématographique, ce qui ne saurait vous étonner outre-mesure. J'ai été voir le dernier film des frères Coen. Dont mon comparse et néanmoins excellent ami Jean-Louis Dupont à dit, ici même, tout le bien qu'il pensait. Laissez moi de vous dire que cette fable sur grand écran, par moment absolument glaçante, est une petite merveille de méditation morale qui, bien que se passant aux lointaines Amériques n'en n'est pas moins, selon moi, parfaitement universelle. Je ne peux donc que vous inviter à sauter un repas ou faire le travail buissonnier et vous précipiter vers le cinéma le plus proche, fin de la parenthèse. Et, puisque samedi dernier, je vous invitais à vous mettre au travail - au seul vrai travail, celui de l'esprit – laissez moi commenter quelques-unes des nouvelles dont vous avez sans nul doute pris connaissance pendant la semaine écoulée, cela dans le  but de vous donner de quoi réfléchir. Pour commencer, cette affaire des particules fines, produites par l'industrie lourde et bien sûr, par la circulation automobile et qui, ces derniers jours ont donné quelques soucis aux responsables publics à charge de la bonne santé des braves et innocents néo-citoyens que nous sommes. A  entendre ces responsables, j'ai eu, ce qui ne vous étonnera pas, la très nette impression qu'ils pataugeaient méchamment dans la choucroute et que l'assurance affichée de ce que la situation était parfaitement maîtrisée cachait bien mal un embarras pour le moins dubitatif. Ajoutons à cela la prétendue bonne nouvelle de l'ouverture de l'aéroport de Zaventem aux compagnies à bon marché, avec pour conséquences, une augmentation des vols au dessus de la capitale, l'augmentation proportionnelle de la pollution atmosphérique, sans parler des nuisances sonores et autres que subissent les riverains. Nous sommes, en l'espèce, devant un fameux paradoxe en forme de dilemne, à moins que ce ne soit le contraire. D'un côté, l'on se réjouis et l'on frétille de contentement à l'annonce de la création de quelques centaines d'emplois ici ou là et, de l'autre, on est aussi contraint de constater que ces emplois vont nécessairement de pair avec la croissance d'activités dont la plupart engendrent les graves atteintes à un environnement dont on prend paraît-il la mesure en haut lieu. Cet aspect des choses ne se limite bien sûr pas à nos petites contrées, c'est partout sur cette malheureuse planète que se pose le même problème. Des centaines de millions de gens se précipitent chaque jour qui passe vers les lieux de leur aliénation, à pied, en bagnole, en train et en métro, turbinent plus ou moins gaiement sous les ordres de petits chefs, rentrent chez eux se vautrer devant des programmes de télévision le plus souvent d'une accablante bêtise, avalent leur repas aux pesticides, insecticides, métaux lourds et autres friandises et, après un bon rot, se mettent au lit afin d'être frais et dispos pour repartir le lendemain vers de nouvelles et passionnantes aventures. Il va tout de même bien falloir que l'on se mette à très sérieusement réfléchir  au sens que peuvent encore avoir aujourd'hui les  notions d'expansion économique, de production et de travail. Et, plus généralement et surtout, s'interroger sur ce que  c'est encore, aujourd'hui, que de vivre.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-left: 0.16cm; margin-right: 0.19cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-left: 0.16cm; margin-right: 0.19cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt; &lt;span style="font-family:Georgia,serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-left: -0.77cm; margin-right: -0.4cm; margin-bottom: 0cm;" align="right"&gt;     &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-right: -0.4cm; margin-bottom: 0cm;" align="right"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-left: -0.77cm; margin-right: -0.4cm; margin-bottom: 0cm;" align="right"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-left: -0.77cm; margin-right: -0.4cm; margin-bottom: 0cm;" align="right"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3343254445135067599-1832120088585522078?l=jipeleon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jipeleon.blogspot.com/feeds/1832120088585522078/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3343254445135067599&amp;postID=1832120088585522078&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3343254445135067599/posts/default/1832120088585522078'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3343254445135067599/posts/default/1832120088585522078'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jipeleon.blogspot.com/2009/02/16-fevrier-2008.html' title='16 février 2008'/><author><name>Jean-Pierre Léon Collignon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08681576119779250266</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_bd7Bg48usA4/SaF3EQ7aY0I/AAAAAAAAAAM/m3VpzlS7HVM/S220/jean-Pierre+Collignon+%26+Bon+Papa.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3343254445135067599.post-7257449481661573733</id><published>2009-02-20T13:47:00.000-08:00</published><updated>2009-02-20T13:48:52.885-08:00</updated><title type='text'>9 février 2008</title><content type='html'>&lt;meta equiv="CONTENT-TYPE" content="text/html; charset=utf-8"&gt;&lt;title&gt;&lt;/title&gt;&lt;meta name="GENERATOR" content="OpenOffice.org 2.4  (Win32)"&gt;&lt;style type="text/css"&gt; 	&lt;!-- 		@page { size: 21cm 29.7cm; margin: 2cm } 		P { margin-bottom: 0.21cm } 	--&gt; 	&lt;/style&gt; &lt;p style="margin-left: 0.19cm; margin-right: 0.11cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt; &lt;span style="font-family:Georgia,serif;"&gt;Mes derniers billets ont ici et ailleurs, des échos aussi variés que le sont les consciences de celles et ceux qui les recoivent. Quand celui-ci se réjouit de l'allégresse avec laquelle je pourfends les grosses têtes molles de la bonne pensée, celle-là se désole de ce que je ne parle  plus aussi  souvent des petits oiseaux et de la majesté des nuages. Comme s'il n'était pas possible d'en même temps se réjouir de la beauté des choses et dénoncer vigoureusement les contraintes de toutes sortes qui font que, pour beaucoup, la beauté même est devenue chose strictement incroyable et invisible. Il faut, n'est-ce pas, pour s'ouvrir aux phénomènes, aux évènements, aux êtres qui nous entourent, un coeur qui ne soit pas altéré par la rancoeur, l'envie ou la criante angoisse matérielle du lendemain. Et, bien qu'ayant cette chance de jouir des ressources morales et affectives qui me permettent de faire face aux difficultés qui se présentent à moi comme à tant d'autres aujourd'hui, je ne peux m'abstraire de cette réalité ambiante, je ne peux, comme le disait, il y a quarante ans, Raoul Vaneigem, être pleinement heureux dans un monde malheureux. J'étais, l'autre samedi en fin de journée, dans la file d'attente d'une des caisses de la grande surface, près de chez moi, où j'avais fait de modestes achats, le strict nécessaire, comme d'habitude. Comment décrire l'atmosphère lourde et infiniment triste qui régnait là... tous ces visages fermés, maussades, accablés de je ne sais quelles fatalités, tout autour de moi. Un silence pesant, les  regards fuyants et, cette sourde mais pourtant palpable agressivité qu'un rien pourrait faire éclater, dans ces lieux où les marchandises parlent pendant que les humains sont prostrés dans un ennui colossal. Je peux bien vous le confier, j'ai eu, l'espace d'un instant, des idées de balle de revolver me perçant le coeur, tant ma tristesse et mon désarroi étaient grands. Et puis j'ai pensé au poème d'Aragon... Votre enfer est pourtant le mien - Nous vivons sous le même règne – Et lorsque vous saignez, je saigne – Et je meurs sous vos mêmes liens. Bien sûr, je pourrai en revenir et m'en tenir aux préceptes du bon Montaigne, ignorer la laideur et les souffrances autour de moi, m'attacher seulement aux pépites de bonheur  encore palpables, malgré tout. Mais cela m'est de plus en plus difficile. Chaque jour apporte son lot de nouvelles, les plus folles et les plus scandaleuses; ce flot incessant venant des quatre coins du monde, pour peu que l'on sache se donner la peine d'y attacher à chaque fois l'importance ou la futilité qui convient, donne un exact portrait de ce à quoi, tous indistinctement, avons à faire face. Mais voilà, nous sommes tous, peu ou prou, dans une brume épaisse, qui vient de notre incomplétude propre. La pure et parfaite conscience de soi s'oppose au poids énorme qu'inscrivent en chacun l'éducation, les normes sociales dominantes et les aspirations collectives dictées par des lois inscrites dans un ailleurs qui a perdu toute forme de transcendance. Un contrat invisible nous lie à des conventions et des modes de pensées qui sont d'un autre âge et, de ce point de vue, nous en sommes encore, collectivement, dans la préhistoire contemporaine; de laquelle nous ne sortirons que moyennant un gigantesque et universel bouleversement d'absolument tout ce que nous tenons encore pour intangible. Mais le premier bouleversement nous regarde toutes et tous. C'est en nous, au plus profond de nos manières de voir, de penser, d'imaginer l'avenir et d'abord, de juger le présent, que les choses peuvent et doivent commencer. Allez, au boulot !...&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-left: 0.19cm; margin-right: 0.11cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-left: 0.19cm; margin-right: 0.11cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt; &lt;span style="font-family:Georgia,serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-right: -0.45cm; margin-bottom: 0cm;" align="right"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia,serif;"&gt;		                                                                               &lt;/span&gt; &lt;/p&gt; &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3343254445135067599-7257449481661573733?l=jipeleon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jipeleon.blogspot.com/feeds/7257449481661573733/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3343254445135067599&amp;postID=7257449481661573733&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3343254445135067599/posts/default/7257449481661573733'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3343254445135067599/posts/default/7257449481661573733'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jipeleon.blogspot.com/2009/02/9-fevrier-2008_20.html' title='9 février 2008'/><author><name>Jean-Pierre Léon Collignon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08681576119779250266</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_bd7Bg48usA4/SaF3EQ7aY0I/AAAAAAAAAAM/m3VpzlS7HVM/S220/jean-Pierre+Collignon+%26+Bon+Papa.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3343254445135067599.post-8883736390796901853</id><published>2009-02-20T13:35:00.000-08:00</published><updated>2009-02-20T13:38:54.838-08:00</updated><title type='text'>2 février 2008</title><content type='html'>&lt;meta equiv="CONTENT-TYPE" content="text/html; charset=utf-8"&gt;&lt;title&gt;&lt;/title&gt;&lt;meta name="GENERATOR" content="OpenOffice.org 2.4  (Win32)"&gt;&lt;style type="text/css"&gt; 	&lt;!-- 		@page { size: 21cm 29.7cm; margin: 2cm } 		P { margin-bottom: 0.21cm } 	--&gt; 	&lt;/style&gt; &lt;p style="margin-left: 0.08cm; margin-right: 0.05cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt; &lt;span style="font-family:Georgia,serif;"&gt;600.000. 600.000 quoi me demanderez vous ? 600.000 Euros sur mon compte aux açores ? 600.000 manifestants réclamant justice, équité, moralité publique ou du pain et des jeux ? Vous n'y êtes pas du tout. Juste 600.000 visiteurs au salon de l'auto qui a duré deux petites – ou longues – semaines, selon le point de vue. Et, dans les journaux télévisés, j'ai bien dû me résoudre à le vérifier, d'interminables minutes consacrées à ce non-évènement, de l'inauguration par la Princesse machin-chose jusqu'à la fermeture des lieux, dimanche dernier. En passant, un soir de la semaine dernière, ce reportage en direct sur notre chaîne de télévision de service public, avec reporter au abords du périphérique bruxellois, qui annonçait joyeusement un gigantesque bouchon sur le tronçon menant au plateau du Heisel, là, donc, où des milliers de gens se sont bousculés plus ou moins gaiement devant les gros jouets flambants neufs et écologiques, bien évidemment. Cela dit, j'apprend de sources généralement bien informées, qu'ils s'en trouvent, parmi vous, à me trouver bien sombre ces temps-ci. Je veux tout de suite les rassurer; mon âme est d'une légèreté et d'une fraîcheur tout bonnement prodigieuse et l'état du monde ne m'empêche pas de dormir; mais il m'emmerde, voilà. Et, de ma voix chaude et envoûtante, je compte bien continuer à le dire, même si cela compte pour pas grand chose au milieu des niagaras de sottises et d'insanités qui se déversent en flots aussi malodorants que méphitiques. Et la bagnole, pour en revenir à ces tas de ferrailles colorées, constitue, à mes yeux, l'un des plus forts symbole de cette post-modernité dont la vulgarité intrinsèque le dispute à la plus nauséabonde des prétentions à dire ce qu'il en est, en apparence et en apparence seulement, de la réalité. Car, chères auditrices et chers auditeurs du samedi matin, mettez vous tout de même bien profond dans vos jolies cervelles que le discours que ce monde tient sur lui même est un tissu de mensonges et de contre-vérités. Et les quelques voix – dont la mienne – qui s'évertuent à dire le vrai ou, à tout le moins, qui tentent de faire entendre une part de ce vrai, en sont encore à prêcher pour celles et ceux qui sont à même de les entendre. Pour les autres, les millions de millions d'autres de par ces terres désolées, tout va pour le mieux et il n'y a pas de raison de se faire le moindre soucis. Au reste, ce n'est pas là chose bien originale. On peut facilement imaginer que les riches propriétaires et la plèbe de Rome n'étaient en rien affectés par les alarmes des chefs d'armées qui voyaient venir les hordes barbares aux frontières de l'Empire. Sûrement, l'on vaquaient à ses petites affaires, on allaient voir les gladiateurs s'entretuer au Colisée, acclamer les conducteurs de chars au cirque Maximus, pendant que les intrigues se nouaient dans les couloirs du Sénat. Il faut seulement ne pas oublier que l'Empire millénaire s'est finalement dissous dans les soubresauts de l'Histoire, que Napoléon a fini ses jours dans les bras de Ste. Hélène, Hitler dans le bunker de la Chancellerie du Reich et dans les bras d'Eva Braun. Et moi, dans quels bras ? nous verrons bien. Maintenant, ce vers quoi nous allons sera sans commune mesure avec ce que nous connaissons des cataclysmes du passé. J'aime autant vous prévenir, nous allons en baver et pas qu'un peu. Et j'espère vraiment vivre encore quelques années  afin de ne pas manquer une miette de l'effondrement et de la liquéfaction finale de la farce monstreuse qui a nom de progrès. Ah ! le spectacle de la dérisoire machine à jamais figée dans des montagnes de carcasses de toutes sortes: bagnoles, camions, roulottes de nouveaux riches, chars d'assaut, avions... Sombre, moi? Vous voulez rire...&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-right: -0.48cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia,serif;"&gt;				       &lt;/span&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-right: -0.48cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia,serif;"&gt;&lt;br /&gt;				                                                                                              &lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-right: -0.32cm; margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3343254445135067599-8883736390796901853?l=jipeleon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jipeleon.blogspot.com/feeds/8883736390796901853/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3343254445135067599&amp;postID=8883736390796901853&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3343254445135067599/posts/default/8883736390796901853'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3343254445135067599/posts/default/8883736390796901853'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jipeleon.blogspot.com/2009/02/2-fevrier-2008.html' title='2 février 2008'/><author><name>Jean-Pierre Léon Collignon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08681576119779250266</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_bd7Bg48usA4/SaF3EQ7aY0I/AAAAAAAAAAM/m3VpzlS7HVM/S220/jean-Pierre+Collignon+%26+Bon+Papa.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3343254445135067599.post-3898454438238353569</id><published>2009-02-20T13:31:00.000-08:00</published><updated>2009-02-20T13:33:18.412-08:00</updated><title type='text'>26 janvier 2008</title><content type='html'>&lt;meta equiv="CONTENT-TYPE" content="text/html; charset=utf-8"&gt;&lt;title&gt;&lt;/title&gt;&lt;meta name="GENERATOR" content="OpenOffice.org 2.4  (Win32)"&gt;&lt;style type="text/css"&gt; 	&lt;!-- 		@page { size: 21cm 29.7cm; margin: 2cm } 		P { margin-bottom: 0.21cm } 	--&gt; 	&lt;/style&gt; &lt;p style="margin-left: 0.08cm; margin-right: 0.11cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt; &lt;span style="font-family:Georgia,serif;"&gt;Johnathan Swift, qui ne manquait pas d'humour, suggèrait, dans un texte célèbre, que les enfants des pauvres d'Irlande, plutôt que, de toute manière, mourir très tôt d'inanition ou devenir de vilains chapardeurs et délinquants, soient tout simplement achetés à leurs infortunés géniteurs et, après abattage, vendu comme viande de boucherie. Selon lui, les jeunes bambins, sortis à peine du sevrage en lait maternel – qui ne coûte rien – ne pouvaient que constituer la base de plats agréables et variés, selon la fantaisie et l'imagination des cuisiniers et des ménagères de la bonne société. Devant l'actuelle et exponentielle montée de la paupérisation de couches de plus en plus larges de nos sociétés d'abondance, il y aurait là de quoi réfléchir sereinement à la manière de mettre un terme à ce fâcheux état de fait. Car enfin, devant l'irrésolution de ceux qui commandent et imposent partout les dures mais irréfutables lois du marché, devant, aussi la résignation de ces nouveaux pauvres, selon la formule désormais en usage, il faudra bien que l'on trouve les moyens qui permettraient de remédier radicalement à un phénomène qui, dans un monde aussi peu soucieux de morale que d'efficacité pratique, ne peut continuer à s'étendre indéfiniment. Aussi bien, je me permets de suggérer à ceux qui ont la lourde responsabilité de l'ordre et du bien être public, de commencer par regrouper en des lieux éloignés des grands centres urbains, les familles et les individus les plus touchés par la misère. Ce pourrait être des manières de camps d'internement, au confort tout relatif, bien sûr, avec baraquements pourvus des plus élémentaires structures sanitaires, salles de réunion, dortoirs, infirmerie, salle de spectacle et, pourquoi pas, de cinéma, enfin, le strict nécessaire à une vie communautaire dont la surveillance et la discipline seraient assurées par des gardiens recrutés au sein même de la population de ces unités de regroupement, on n'est jamais si bien servi que par soi-même. Bien évidemment, il s'agirait d'exiger de ces gens qu'ils s'adonnent résolument à des travaux d'intérêt général, comme de plier à longueur de journées des papiers officiels et les mettre sous enveloppe, fabriquer des caisses de carton destinées à recevoir telle ou telle marchandise, mais aussi, qu'ils veillent à la propreté des lieux communs, à l'entretien des quelques espaces verts et aires de jeux mis à la disposition des résidents et autres menues occupations sans lesquelles, on ne le répètera jamais assez,  aucune vie humaine n'est digne de ce nom. Il n' échappera à aucun de nos dirigeants que l'intérêt de telles mesures, sévères, certes, mais salutaires, réside essentiellement dans le fait que, dès lors que seront ainsi mises à l'écart ces foules d'indigents, le visage de nos villes et de nos campagnes changera du tout au tout. Les heureux et honnêtes citoyens-travailleurs n'auront plus à subir le lamentable spectacle de misérables loqueteux incapables de s'adonner aux joies du shopping et de la mobilité, partout ce ne seront que visages épanouis et joyeux, enfants roses et dodus revêtus d'habits à la dernière mode, prestigieuses et coûteuses automobiles se disputant le passage dans les avenues bordées de commerces rutilants; le paradis sur terre, ou presque. Maintenant, on pourrait aussi fort bien imaginer que, partout dans le monde civilisé, on en arrive à des solutions plus radicales encore. Qui consisterait en l'élimination pure et simple de la misère; qui ne pourrait passer que par l'élimination pure et simple des miséreux. Il suffirait de décréter que les pauvres, étant pauvres, n'aient plus droit au statut d'humains; et l'affaire serait dans le sac... &lt;/span&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-left: -0.5cm; margin-right: -0.61cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;  &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3343254445135067599-3898454438238353569?l=jipeleon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jipeleon.blogspot.com/feeds/3898454438238353569/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3343254445135067599&amp;postID=3898454438238353569&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3343254445135067599/posts/default/3898454438238353569'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3343254445135067599/posts/default/3898454438238353569'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jipeleon.blogspot.com/2009/02/26-janvier-2008.html' title='26 janvier 2008'/><author><name>Jean-Pierre Léon Collignon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08681576119779250266</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_bd7Bg48usA4/SaF3EQ7aY0I/AAAAAAAAAAM/m3VpzlS7HVM/S220/jean-Pierre+Collignon+%26+Bon+Papa.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3343254445135067599.post-6114578108777932546</id><published>2009-02-20T13:25:00.001-08:00</published><updated>2009-02-20T13:26:07.511-08:00</updated><title type='text'>19 janvier 2008</title><content type='html'>&lt;meta equiv="CONTENT-TYPE" content="text/html; charset=utf-8"&gt;&lt;title&gt;&lt;/title&gt;&lt;meta name="GENERATOR" content="OpenOffice.org 2.4  (Win32)"&gt;&lt;style type="text/css"&gt; 	&lt;!-- 		@page { size: 21cm 29.7cm; margin: 2cm } 		P { margin-bottom: 0.21cm } 	--&gt; 	&lt;/style&gt; &lt;p style="margin-left: 0.19cm; margin-right: 0.11cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt; &lt;span style="font-family:Georgia,serif;"&gt;Il m'arrive de penser, non sans une pointe de nostalgie liée à ma seule imagination, aux temps où, pour voyager, aller d'une ville à l'autre, aller à la rencontre des habitants d'un pays voisin ou lointain, on n'avait à sa disposition que la marche à travers les forêts et les champs, les anciennes voitures tirées par des chevaux ou un cheval pour seule monture. Me reviennent alors en mémoire les histoires d'autrefois, que je lisais étant enfant, dans mes premiers livres d'aventure ou les illustrés de ma prime jeunesse. Où d'intrépides voyageurs parcouraient des lieues et des lieues, accompagnés de vieux et fidèles amis ou bien en solitaires. S'arrêtaient dans des auberges éclairées à la bougie avec, dans l'âtre, d'énormes pièces de viandes dégoulinant de jus odorants, sur la table, de grosses miches de pain, des assiettes de terre cuite remplies de soupe, des montagnes de fruits et des cruchons de vin. Et dans la pénombre, l'un ou l'autre racontait des histoires pour faire peur ou bien entonnait des chants que tous reprenaient en coeur. En ces temps anciens, les philosophes et les lettrés traversaient le continent pour rendre visite à un correspondant, un collègue, un savant. Les voyages duraient parfois des semaines voire des mois. On avait le temps devant soi, on allait au rythme des saisons, bravant la pluie, la neige ou le soleil brûlant. On s'arrêtait dans des villages isolés et austères où les habitants tenaient porte et table ouverte pour les égarés et les affamés. Et puis l'on repartait au matin, la besace pleine pour une autre journée de route. Qu'il devait être doux et grisant que d'être ainsi entouré d'une Nature sauvage, vierge et belle encore; peut-être aussi parfois effrayante dans ses manifestations. Combien le voyageur isolé devait ressentir d'émotions, comme son coeur devait battre et ses yeux s'émerveiller de tant de mystères autour de lui. Il emportait dans son maigre bagage quelques livres, des lettres pour l'ami lointain, le strict nécessaire de vêtements, une outre de peau remplie de vin ou d'eau. Parfois, il s'arrêtait à l'orée d'une clairière, se reposait un peu, allongé dans l'herbe tendre, attentif aux murmures des oiseaux, aux bruits légers d'animaux craintifs, il levait les yeux au ciel et contemplait les nuages ou, la nuit, comptait les étoiles avant de s'endormir, enroulé dans une couverture rêche et effilochée, la tête posée sur son baluchon. Fin de la rêverie, revenons-en à notre grotesque et folle modernité. Des cochons fluorescents en Chine. Le pic pétrolier, c'est à dire, le début annoncé de la pénurie en carburant fossile, qui se profile à l'horizon et se rapproche à une allure folle. A quoi l'on répond par la construction et l'inauguration en grandes pompes du nouveau terminal de Charleroi. En prenant soin de ne dire mot des ravages causés par les cinq millions de vols annuels autour du globe. Pour ammener les gens au soleil, toujours plus loin et à bas prix, merci le pouvoir d'achat. Les vols de mazout dans les cuves des écoles et des bâtiments publics. L'abbatage clandestin d'arbres dans les parcs et le long des routes. Ce qui ne constitue pas du vol mais bien, très strictement, du pillage. Bientôt des hordes de crèves-la-faim envahissant les super marché, les forces de l'ordre réprimant des émeutes menées par des mères de famille et des chômeurs en fin de droits. La logique d'un monde, celui-ci, qui nous a été imposé et que l'on nous abjure d'aimer encore pour ce qu'il est, dont on nous dit qu'il est le seul posssible et souhaitable, cette logique de maîtres et d'esclaves hébétés, prétend maintenant détenir les moyens de le rendre encore habitable. Pour un certain temps et moyennant quelques petites économies de ceci et de cela. Sinistres imbéciles qui décident de tout. Petits hommes au volant de leurs boîtes métalliques sur roues. Vivement le printemps et mon premier merle chantant au dessus d'un toit...&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-right: -0.61cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3343254445135067599-6114578108777932546?l=jipeleon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jipeleon.blogspot.com/feeds/6114578108777932546/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3343254445135067599&amp;postID=6114578108777932546&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3343254445135067599/posts/default/6114578108777932546'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3343254445135067599/posts/default/6114578108777932546'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jipeleon.blogspot.com/2009/02/19-janvier-2008_20.html' title='19 janvier 2008'/><author><name>Jean-Pierre Léon Collignon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08681576119779250266</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_bd7Bg48usA4/SaF3EQ7aY0I/AAAAAAAAAAM/m3VpzlS7HVM/S220/jean-Pierre+Collignon+%26+Bon+Papa.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3343254445135067599.post-7056479809590998658</id><published>2009-02-20T13:17:00.000-08:00</published><updated>2009-02-20T13:19:06.442-08:00</updated><title type='text'>12 janvier 2008</title><content type='html'>&lt;meta equiv="CONTENT-TYPE" content="text/html; charset=utf-8"&gt;&lt;title&gt;&lt;/title&gt;&lt;meta name="GENERATOR" content="OpenOffice.org 2.4  (Win32)"&gt;&lt;style type="text/css"&gt; 	&lt;!-- 		@page { size: 21cm 29.7cm; margin: 2cm } 		P { margin-bottom: 0.21cm } 	--&gt; 	&lt;/style&gt; &lt;p style="margin-left: 0.05cm; margin-right: 0.11cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt; &lt;span style="font-family:Georgia,serif;"&gt;J'ai connu de beaux moments à l'occasion des fêtes. Avec quelques amis choisis, avec Antoine et les chats. Mais je ne suis pas fâché que cette période soit passée, tout aussi bien. Et puis, à l'aube de cette nouvelle année, je n'ai pris aucune résolution particulière, contrairement à l'usage qui veut que ces moments soient propices à de vagues promesses que l'on peut se faire de prendre tel ou tel engagement. Arrêter de fumer pour les uns, perdre quelques kilos pour d'autres, enfin, se lancer dans l'avenir plus ou moins prévisible avec la vague assurance que, d'une manière ou d'une autre, on sera mieux préparé à affronter ce qui adviendra. Mais, bien évidemment, s'il est bien un domaine porteur de toutes les incertitudes, c'est bien celui de ce temps aux propriétés trompeuses autant que charmantes pour ce qui touche, évidemment, au temps qui passe, qui est le seul auquel nous soyons confronté. L'autre, le temps universel, qui est d'une impassabilité proprement inimaginable, le temps qui est aussi bien une absence proche du pur néant, ne nous sera connu qu'à notre toute dernière micro seconde de présence en ce monde-ci. Et encore, nous ne pouvons même pas en être sûr. Il ne peut donc nous intéresser qu'en tant de mystère absolu, à jamais irréductible à toute interprétation. Laissons donc là les arcanes de la métaphysique et affrontons courageusement cela seul qui compte pour nous: les heures et les jours à venir. De quoi seront-ils faits, quelle couleurs auront-ils, quelles surprenantes aventures allons nous vivre ? Ni les lignes tracées sur nos paumes, ni le mouvement des planètes, aucune image tremblotante dans une boule de cristal ne peuvent nous le dire. Comme hier et depuis toujours, nous serons, à chaque matin qui viendra illuminer la fenêtre de notre chambre, comme neuf et lavé des heures déjà passées. Et chaque jour que nous aurons à vivre sera un jour que notre  joie de le voir naître suffira à lui donner  un peu de cette épaisseur nuageuse, transparente et claire. Et, si d'aventure, le jour qui suivra devait ne nous être pas favorable, il importera peu puisque le suivant, se levant sous d'autres auspices, nous amènera peut-être un petit bonheur tout à fait plaisant dont nous n'aurons qu'à nous réjouir, tout simplement. Bien entendu, vous comprendrez que si je parle de bonheur – de quoi donc pourrais-je bien vous parler – je ne pense pas aux impératifs et aux illusions entretenues par les fallacieuses promesses et les bavardages incessants des spécialistes de la réclame. Selon moi, le bonheur ne réside pas dans la possession de ceci ou de cela, dans la débauche et l'accumulation forcenée des marchandises. Et, de surcroît, le bonheur n'est en rien obligatoire ni ne peut se concevoir comme permanent. Il est, selon moi toujours, accidentel et fragile; et d'autant plus précieux. Il tient à peu, très peu de chose et, des uns aux autres, les raisons qu'il peut y avoir d'être plus ou moins ou parfaitement heureux, varient, bien évidemment. Pour moi, je m'en tiens à ceci, par exemple: j'ai connu des réveils merveilleux, tôt en ces matins d'hiver quand, ouvrant les yeux sur la fenêtre grande ouverte de ma chambre, je voyais au ciel à peine s'éclaircissant, cette étoile lumineuse et souveraine, Vénus, très probablement. Et alors, émergeant de mes songes, je sentais en moi cette vague de chaleur et de reconnaissance et je me sentais absolument immergé dans la belle Nature, hélas menacée de toutes parts, dans la palpable profusion des êtres de toutes sortes, engourdis par le froid dans les campagnes gelées. A ces moments montaient de mon coeur une prière, un oui à tout ce qui m'a été donné et que j'ai accueilli avec ferveur.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-left: -0.71cm; margin-right: -0.93cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;                                                                          &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-right: -0.93cm; margin-bottom: 0cm;" align="right"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia,serif;"&gt;&lt;br /&gt;						      			&lt;/span&gt; &lt;/p&gt; &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3343254445135067599-7056479809590998658?l=jipeleon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jipeleon.blogspot.com/feeds/7056479809590998658/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3343254445135067599&amp;postID=7056479809590998658&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3343254445135067599/posts/default/7056479809590998658'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3343254445135067599/posts/default/7056479809590998658'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jipeleon.blogspot.com/2009/02/12-janvier-2008_20.html' title='12 janvier 2008'/><author><name>Jean-Pierre Léon Collignon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08681576119779250266</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_bd7Bg48usA4/SaF3EQ7aY0I/AAAAAAAAAAM/m3VpzlS7HVM/S220/jean-Pierre+Collignon+%26+Bon+Papa.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3343254445135067599.post-1179834303017807654</id><published>2009-02-20T13:00:00.000-08:00</published><updated>2009-02-20T13:03:05.717-08:00</updated><title type='text'>5 janvier 2008</title><content type='html'>&lt;meta equiv="CONTENT-TYPE" content="text/html; charset=utf-8"&gt;&lt;title&gt;&lt;/title&gt;&lt;meta name="GENERATOR" content="OpenOffice.org 2.4  (Win32)"&gt;&lt;style type="text/css"&gt; 	&lt;!-- 		@page { size: 21cm 29.7cm; margin: 2cm } 		P { margin-bottom: 0.21cm } 	--&gt; 	&lt;/style&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia,serif;"&gt;C'était un soir de décembre. L'année dernière, déjà... Etant, comme souvent, dans cet état de disponibilité que procure l'absence de projet d'aucune sorte, j'allais de la cuisine au salon, traînant cette forme d'ennui mêlé de pensées de toutes sortes, des plus incongrues aux plus prosaïques, caressant l'un ou l'autre chat au passage. Et puis, comme il arrive, je me suis retrouvé devant la télé, que j'ai allumée, pour voir, au cas où. Et j'ai fort bien fait. Il y avait, sur Arte, un téléfilm. Aussi bon et intelligent qu'un vrai film. Dans cette histoire, il était une fois les deux fils de leur père, ce qui ne vous surprendra pas, lequel, ancien héros de la résistance et député vient juste de passer de vie à trépas. Germe alors, dans la tête de l'un (Olivier Gourmet) l'idée de proposer à l'autre (Hyppolite Girardot) de se présenter aux élections et de prendre la relève du défunt. Et donc les voilà en pleine campagne électorale, dans la belle ville d'Annecy, avec son lac entouré de montagnes aux flancs verdoyants. Et lui, le candidat, secondé par un conseiller en communication (pouffons un peu), pressé par son frère, plus ou moins soutenu par sa légitime, distrait de ses occupations de chef d'entreprise, le voici, de meeting foireux en déambulations sur les marchés et visites aux commerçants locaux, le voici de plus en plus en porte-à-faux, de plus en plus éloigné du rôle qu'il est sensé jouer dans un spectacle qui, manifestement, n'est pas fait pour lui. Je vous passe les détails, je n'ai pas la place pour vous en dire plus. Simplement, ceci: n'entre pas en politique qui veut. En l'occurrence, celui-ci, que l'on voit se promener en solitaire dans les vallons, qui frémit d'allégresse devant la beauté des choses et des animaux, pique une saine colère dans un bistro, se mettant évidemment à dos le tenancier des lieux. Le même, encore, qui se lance dans des discours plus chargé de poésie que de lieux communs et de rhétorique creuse, on voit bien qu'il na pas, qu'il ne pourra jamais avoir sa place sur les bancs d'une quelconque Assemblée. La langue qui est en usage dans les sphères de tous les pouvoirs n'a rien de commun avec celle que l'on parle ailleurs, ce grand ailleurs multiforme qui est peuplé de gens comme vous et moi, qui ne demandent pas l'impossible à la vie, dont les rêves sont à la hauteur d'un quotidien parfaitement banal dans lequel, de loin en loin,  scintille tel moment, telle image entrevue au carrefour des petites aventures qui s'offrent aux coeurs légers et apaisés. Il est des carrières qui ne s'accordent qu'à des consciences par avance ou très tôt soumises aux attraits des honneurs, des prétendues responsabilités, de la soif de pouvoir et des attributs illusoires qu'il est sensé entraîner. Et l'on a pu vérifier, à l'occasion de la crise qui s'est ouverte il y a plus de six mois, que l'exercice des affaires, des débats et des disputes menés en haut lieux, n'allait pas sans cette dose de rouerie, de faux semblants, d'omissions de toutes sortes, de calculs et de coups bas distribués sous le couvert de la vertu outragée. Pour le dire simplement, la classe politique ne sort pas grandie de cette lamentable mascarade. Et le pire – à moins que ce soit le meilleur – c'est que les néo-citoyens savent maintenant que tout cela n'était qu'une mascarade. Et il n'aura échappé à personne que, le gouvernement de fortune à pein formé autour de grandes promesses, on a vu quelques  ministres, les nouveaux et les recasés, des chefs de parti et leur progéniture, partir en vacances, le coeur léger, la conscience parfaitement tranquille. Décidément pour le meilleur et surtout pour le pire, on vit une époque vraiment formidable. 		          &lt;/span&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-right: -0.69cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia,serif;"&gt;				          &lt;/span&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-right: -0.69cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia,serif;"&gt;&lt;br /&gt;												    &lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-right: -0.69cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-right: -0.69cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia,serif;"&gt;			                       &lt;/span&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-right: -0.69cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-right: -0.69cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-right: -0.69cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia,serif;"&gt;				          &lt;/span&gt; &lt;/p&gt; &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3343254445135067599-1179834303017807654?l=jipeleon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jipeleon.blogspot.com/feeds/1179834303017807654/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3343254445135067599&amp;postID=1179834303017807654&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3343254445135067599/posts/default/1179834303017807654'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3343254445135067599/posts/default/1179834303017807654'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jipeleon.blogspot.com/2009/02/5-janvier-2008.html' title='5 janvier 2008'/><author><name>Jean-Pierre Léon Collignon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08681576119779250266</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_bd7Bg48usA4/SaF3EQ7aY0I/AAAAAAAAAAM/m3VpzlS7HVM/S220/jean-Pierre+Collignon+%26+Bon+Papa.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3343254445135067599.post-7127776629125445572</id><published>2009-02-20T12:57:00.000-08:00</published><updated>2009-02-20T13:00:03.412-08:00</updated><title type='text'>16 juin 2007</title><content type='html'>&lt;meta equiv="CONTENT-TYPE" content="text/html; charset=utf-8"&gt;&lt;title&gt;&lt;/title&gt;&lt;meta name="GENERATOR" content="OpenOffice.org 2.4  (Win32)"&gt;&lt;style type="text/css"&gt; 	&lt;!-- 		@page { size: 21cm 29.7cm; margin: 2cm } 		P { margin-bottom: 0.21cm } 	--&gt; 	&lt;/style&gt; &lt;p style="margin-right: -0.03cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify" lang="fr-BE"&gt; &lt;span style="color: rgb(0, 0, 0);"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia,serif;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Il y a dans le fait de glisser dans cette caisse de bois de grands morceaux de papier ou, en certains endroits, d’utiliser un crayon optique pour choisir telle ou telle liste ou un nom plutôt qu’un autre, une solennité, de la part de ceux qui consacrent à ce rituel obligatoire, qui ne laisse pas, à chaque fois, de m’étonner. Comme si ce geste, qui se répète pour chacun de nous à intervalle régulier, était chargé de je ne sais quel pouvoir magique et porteur de significations vaguement occultes. Déjà, l’organisation de l’espace des classes d’école où se tiennent les scrutins, la longue table devant laquelle sont installés les assesseurs, les isoloirs drapés de tissus, le silence à peine rompu par de discrets chuchotements, ont pour effet de donner à ces lieux somme-toute parfaitement banals, comme un air de temple dédié à des divinités ombrageuses qu’il s’agirait de ne pas heurter et qui exigeraient de nous respect et dévotion. De la même manière, il est bon d’observer que les ministères et les hémicycles où les élus du peuple débattent des questions du jour, plus ou moins graves selon les circonstances, sont des édifices généralement très imposants, gardés par des policiers ou des militaires, qui veillent à ce qu’aucun intrus ne s’avise d’en franchir les portes. Car, n’est-ce pas, ne nous leurrons pas ; les tapes dans le dos, les connivences de façade, ce côté «près des gens», l’apparente attention à leurs problèmes et à leurs préoccupations pendant les campagnes électorales, ne doivent pas nous cacher que, le moment venu des choses enfin sérieuses, les prétendants aux responsabilités et donc, au pouvoir, prendront très vite la figure de ceux qui, loin au dessus de la mêlée où le bon peuple continuera d’entretenir ses pauvres et vaines illusions, se mueront en lointains et dédaigneux gestionnaires de la chose dite publique. Et l’on verra que la mise en scène et en spectacle des confrontations de la campagne, avec ses outrances, ses fausses ruptures et ce semblant de consensus à propos de tout et de n’importe quoi, aura vite fait place aux nécessaires compromis, aux ralliements les plus étonnants quand ce ne sera pas à de surprenants mais habituels reniements de la parole donnée. En passant, je me dois aussi de dire qu’il y a, dans le paysage politique de ce petit pays, des exceptions notoires. Suivez mon regard. Au reste, si nous voulons  y réfléchir un peu, il ne peut nous échapper que, pendant une période qui risque d’être longue, nous serons, proprement, sous l’autorité d’un gouvernement chargé des affaires courantes, d’une équipe qui donc, au sens strict, ne gouvernera plus, ne promulguera ni ne fera plus appliquer aucune loi ni directives. Et pendant ce temps là, pour nous, la vie continuera d’aller son cours; les gens qui travaillent continueront de travailler, les rêveurs de rêver, les amoureux de s’aimer, les enfants de grandir, les amis de se réunir; enfin, on ne risque pas de voir se manifester la moindre impatience de la part d’une opinion publique largement indifférente quand elle ne semble pas tout à fait inexistante. C’est donc que, par ce côté, on pourrait imaginer pouvoir parfaitement se passer de gouvernement, du moins sous la forme de celui auquel nous sommes, par la force des choses, soumis et contraint d’obéir. Car si, selon le mot fameux, la démocratie parlementaire est le moins pire des systèmes politiques, d’autres façons d’être ensemble sont encore et peut-être, plus que jamais, à expérimenter. Mais c’est une autre histoire. Qu’il nous resterait à écrire…&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-left: -0.32cm; margin-right: -0.95cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify" lang="fr-BE"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-left: -0.32cm; margin-right: -0.95cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify" lang="fr-BE"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-right: -0.95cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify" lang="fr-BE"&gt; &lt;span style="color: rgb(0, 0, 0);"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia,serif;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;br /&gt;					   				                    &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-left: -0.32cm; margin-right: -0.95cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify" lang="fr-BE"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-left: -0.32cm; margin-right: -0.95cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt; &lt;span style="color: rgb(0, 0, 0);"&gt;                                        &lt;span style="font-family:Georgia,serif;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span lang="fr-BE"&gt;	    &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-left: -0.32cm; margin-right: -0.95cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify" lang="fr-BE"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-left: -0.32cm; margin-right: -0.95cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify" lang="fr-BE"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3343254445135067599-7127776629125445572?l=jipeleon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jipeleon.blogspot.com/feeds/7127776629125445572/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3343254445135067599&amp;postID=7127776629125445572&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3343254445135067599/posts/default/7127776629125445572'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3343254445135067599/posts/default/7127776629125445572'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jipeleon.blogspot.com/2009/02/16-juin-2007.html' title='16 juin 2007'/><author><name>Jean-Pierre Léon Collignon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08681576119779250266</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_bd7Bg48usA4/SaF3EQ7aY0I/AAAAAAAAAAM/m3VpzlS7HVM/S220/jean-Pierre+Collignon+%26+Bon+Papa.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3343254445135067599.post-6557203786521987068</id><published>2009-02-20T12:54:00.000-08:00</published><updated>2009-02-20T12:56:47.647-08:00</updated><title type='text'>9 juin 2007</title><content type='html'>&lt;meta equiv="CONTENT-TYPE" content="text/html; charset=utf-8"&gt;&lt;title&gt;&lt;/title&gt;&lt;meta name="GENERATOR" content="OpenOffice.org 2.4  (Win32)"&gt;&lt;style type="text/css"&gt; 	&lt;!-- 		@page { size: 21cm 29.7cm; margin: 2cm } 		P { margin-bottom: 0.21cm } 	--&gt; 	&lt;/style&gt; &lt;p style="margin-right: 0.08cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify" lang="fr-BE"&gt; &lt;span style="color: rgb(0, 0, 0);"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia,serif;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;A quelques heures de l’historique journée de demain je ne vous entretiendrais évidemment pas des animaux politiques (l’expression n’est pas de moi) qui ont eu l’honneur des pages de vos journaux et des émissions de radio et de télévision pendant suffisamment longtemps et, quand bien même en aurai-je l’envie, les règles en vigueur dans notre maison, me l’interdirait de toute manière. La chose étant entendue, je vous parlerais aujourd’hui d’animaux au sens strict du terme. Et cela dans le prolongement de ma chronique de samedi dernier qui, par ailleurs, a eu quelques échos chez certaines et certains d’entre-vous, qui vont dans le sens de ce que j’avais observé. Je n’avais pas rêvé. Les animaux, disais-je. Qui me fascinent et me troublent et qui, de tout temps ont préoccupés les poètes, les scientifiques et les philosophes, lesquels ont, à mon estime, dis pas mal d’énormités et de sottises au sujet de ces créatures à commencer par celle-ci: «Les animaux, contrairement aux hommes, ne possèdent pas de langage». Donc, ils sont muets, leur place dans l’échelle de l’évolution est clairement à l’échelon le plus bas et nous, les hommes, sommes fondés à user de notre puissance et de notre ingéniosité dans le but de nous les soumettre, les parquer dans des zoos, leur apprendre des tours dans les cirques pour la plus grande joie des enfants, les enfermer  dans des laboratoires et les couper en morceaux, vivants, bien sûr et les massacrer en masse à seule fin d’extraire de leurs dépouilles telle ou telle partie de ce qui les constituait –os, poils, huiles et autres substances – possédant des vertus prétendument aphrodisiaques ou médicinales.  Alors, oui, bien sûr, je ne puis avoir de longues conversations avec mes chats sur le fait de savoir s’ils possèdent  une âme ou non, les poissons rouges n’entendent rien au latin, mais un chien bien dressé se couche quand son maître le lui commande, que ce soit en français, en allemand ou en japonais. On sait que les vaches donnent un meilleur lait quand on diffuse dans leur étable des pièces de Mozart plutôt que du hard rock mais il est bien évidemment inutile d’essayer de leur apprendre le solfège ou à jouer d’un instrument. Maintenant, quand au détour d’une rue j’en viens à surprendre les chants croisés de deux ou trois merles je ne puis me déprendre de cette impression très nette qu’ils se racontent des histoires, que leurs trilles joyeuses constituent bel et bien un langage, qui leur est propre et auquel nous sommes radicalement étranger. Ainsi en est-il de toutes les formes de communication que chaque espèce a pu développer et à laquelle toutes les autres sont tout aussi éloignées que nous le sommes, nous, du langage et des signaux subtils qu’échangent, par exemple, les abeilles, même si nous pouvons prétendre en avoir décodé une infime partie. C'est bien l'une de nos plus terrible présomption que de croire et nous persuader que nous sommes en tous points la plus haute manifestation du génie inventif de la Nature, qu'en nous et en nous seuls se concentrent toutes les qualités qui fait de notre espèce celle qui, souverainement et aveuglément, s'arroge le droit de disposer de toutes les autres ou de leur dénier toute forme de droit à l'existence. De là, aussi, entre nous et pour notre malheur, ce penchant que l'on ne trouve nulle-part ailleurs dans le vivant qui nous voit décréter que tels de nos frères humains n'en sont pas et qu'à l'instar des bêtes l'on peut les enfermer dans des cages, les battre, les torturer et les exterminer par centaines de milles ou de millions. Cela s'est vu, cela se voit, cela, hélas, se verra encore. Nous sommes des hommes, tout de même...&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-right: -0.32cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify" lang="fr-BE"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-right: -0.32cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 0);"&gt;                                                       &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Georgia,serif;"&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 0);"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span lang="fr-BE"&gt;&lt;br /&gt;						           &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3343254445135067599-6557203786521987068?l=jipeleon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jipeleon.blogspot.com/feeds/6557203786521987068/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3343254445135067599&amp;postID=6557203786521987068&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3343254445135067599/posts/default/6557203786521987068'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3343254445135067599/posts/default/6557203786521987068'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jipeleon.blogspot.com/2009/02/9-juin-2007_20.html' title='9 juin 2007'/><author><name>Jean-Pierre Léon Collignon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08681576119779250266</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_bd7Bg48usA4/SaF3EQ7aY0I/AAAAAAAAAAM/m3VpzlS7HVM/S220/jean-Pierre+Collignon+%26+Bon+Papa.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3343254445135067599.post-2106017795318409542</id><published>2009-02-20T08:10:00.000-08:00</published><updated>2009-02-20T08:11:36.390-08:00</updated><title type='text'>2 juin 2007</title><content type='html'>&lt;meta equiv="CONTENT-TYPE" content="text/html; charset=utf-8"&gt;&lt;title&gt;&lt;/title&gt;&lt;meta name="GENERATOR" content="OpenOffice.org 2.4  (Win32)"&gt;&lt;style type="text/css"&gt; 	&lt;!-- 		@page { size: 21cm 29.7cm; margin: 2cm } 		P { margin-bottom: 0.21cm } 	--&gt; 	&lt;/style&gt; &lt;p style="margin-right: 0.03cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify" lang="fr-BE"&gt; &lt;span style="color: rgb(0, 0, 0);"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia,serif;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;J’ai fait un petit voyage, la semaine dernière, jusqu’à Bruxelles, pour ne rien vous cacher. Un déplacement par le train, comme de bien entendu, qui est pour moi, avec la marche, la plus agréable manière d’aller d’un endroit à un autre. Je ne vous dirais rien des motifs qui ont présidés à cette escapade de quelques heures, cela restera, pour quelque temps encore, un secret qui vous sera révélé le moment venu. Ce que je peux vous confier, par contre, c’est l’exaltation et l’enchantement qui ne m’ont pratiquement pas quitté pendant que, accoudé à la tablette, je regardais défilé les paysages, les villages et les campagnes, les champs et les pâturages. Ici, un ruisseau, là, un bosquet et puis, dans le lointain, une infinité de nuances de verts, le bleu du ciel et quelques nuages vagabonds. Mais surtout, le long des voies du chemin de fer et bordant les prés,  des coquelicots, des milliers de ces fleurs pour lesquelles j’ai, de longtemps, une tendresse particulière. Quant à vous dire pourquoi, j’en suis bien incapable. De lointains souvenirs d’enfance, sans doute, de ceux qui restent à la mémoire pour de mystérieuses raisons. Etrangement et c’est à cela que je voulais en venir, depuis le début de ce printemps, j’ai cette impression que pour cette fois, tout est allé très vite, comme si la Nature s’était trouvée pressée d’en venir au fait, de montrer qu’elle était encore bel et bien là. Je me souviens des premiers bourgeons, tôt venus, des premières feuilles tendres aux arbres de ma rue, dans les parcs et dans les sentiers et les sous bois de mes premières promenades de la saison. Et puis, en l’espace de quelques jours, j’ai vu partout éclater et se répandre une profusion, une débauche inimaginable de plantes de toutes sortes, du plus timide brindille aux parures des arbres géants. Jamais, dans mes souvenirs, je n’avais ainsi assisté à tel spectacle, jamais ne m’avait semblée plus triomphante la venue de ces milliards de témoins de l’extraordinaire et inconcevable miracle qui, depuis des temps immémoriaux, se perpétue. Bien sûr, ce ne peut-être qu’une impression, un mirage, ou bien encore ai-je été abusé par mes sens. Toujours est-il qu’il m’a semblé voir dans cette si soudaine et grandiose prolifération comme un signe que nous adressait la vie: regardez, semblait-elle dire, regardez et imprégnez vous de cela, de cette présence colossale de myriades de cellules qui se font arbres et insectes, attendrissants rongeurs tapis dans l'ombre des fourrés, vaches paisibles allongées dans l'herbe, alouettes montant vers le soleil, chats pensifs et chiens fidèle au regard mouillé. Respirez, disait encore la vie, respirez l'odeur de la terre humide encore de la dernière pluie, levez les yeux au ciel la nuit venue et voyez la vastitude des mondes lointains, saluez Vénus et Orion et la lune qui veille sur vos rêves. Voilà ce que j'ai entendu, voilà ce que j'ai vu. Et j'en viens à espérer que peut-être, un peu partout ici et de par le monde, d'autres que moi ont eu cette vision, ont senti le souffle tiède de l'appel venu des profondeurs de ce Tout, de l'immensité de l'Etre, dont nous ne sommes, nous humains, que des avatars qui avons oubliés, pour notre malheur, que nous appartenons et que nous sommes liés, indéfectiblement, à la prodigieuse et muette Présence qui de partout et de mille manières, nous fait des signes. Et le vieux Plotin l'avait bien pressenti, qui disait que «Toute vie est une pensée, mais une pensée plus ou moins obscure, comme la vie elle-même...»&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-left: -0.13cm; margin-right: -0.74cm; text-indent: 1.61cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify" lang="fr-BE"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-left: -0.13cm; margin-right: -0.74cm; text-indent: 1.61cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify" lang="fr-BE"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-left: -0.13cm; margin-right: -0.74cm; text-indent: 1.61cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify" lang="fr-BE"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-left: -0.13cm; margin-right: -0.74cm; text-indent: 1.61cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify" lang="fr-BE"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-left: -0.13cm; margin-right: -0.74cm; text-indent: 1.61cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify" lang="fr-BE"&gt; &lt;span style="color: rgb(0, 0, 0);"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia,serif;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;br /&gt;											     &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify" lang="fr-BE"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3343254445135067599-2106017795318409542?l=jipeleon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jipeleon.blogspot.com/feeds/2106017795318409542/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3343254445135067599&amp;postID=2106017795318409542&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3343254445135067599/posts/default/2106017795318409542'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3343254445135067599/posts/default/2106017795318409542'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jipeleon.blogspot.com/2009/02/2-juin-2007.html' title='2 juin 2007'/><author><name>Jean-Pierre Léon Collignon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08681576119779250266</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_bd7Bg48usA4/SaF3EQ7aY0I/AAAAAAAAAAM/m3VpzlS7HVM/S220/jean-Pierre+Collignon+%26+Bon+Papa.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3343254445135067599.post-1228737704314300706</id><published>2009-02-20T08:03:00.000-08:00</published><updated>2009-02-20T08:06:45.000-08:00</updated><title type='text'>26 mai 2007</title><content type='html'>&lt;meta equiv="CONTENT-TYPE" content="text/html; charset=utf-8"&gt;&lt;title&gt;&lt;/title&gt;&lt;meta name="GENERATOR" content="OpenOffice.org 2.4  (Win32)"&gt;&lt;style type="text/css"&gt; 	&lt;!-- 		@page { size: 21cm 29.7cm; margin: 2cm } 		P { margin-bottom: 0.21cm } 	--&gt; 	&lt;/style&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify" lang="fr-BE"&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 0);"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia,serif;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Sans doute vais-je vous étonner mais, en ce samedi de printemps, je ne vous parlerai pas de Vladimir Poutine, ce vilain bonhomme, ni  du petit Nicolas et encore moins de réchauffement climatique mais, plus joyeusement, de cinéma. Ce sera ma manière à moi de rendre un vibrant hommage à notre cher Jean-Louis qui, là bas, sous le soleil de Cannes, fait tout ce qu’il peut pour vous tenir au courant de ce qui se passe à l’avant scène et dans les coulisses du festival. Mais aussi, je vais en profiter pour, à ma manière inimitable, en revenir quelque peu à ma chronique d’il y a deux semaines, où il était question de la France, d’une certaine langueur et de Robert Walser dont la citation clôturait mes propos. Souvenez vous de ce petit bijou «Le baron de l’écluse» de Jean Delannoy, tourné en 1959, où sont réunis, entre autres,  Jean Gabin, Micheline Presle et la très touchante Blanchette Brunoy, qui tient le rôle de l’aubergiste qui, secrètement et avec cette discrétion charmante, est amoureuse de Jérôme Napoléon Antoine, le héros de cette délicieuse comédie. Il y a, n’est-ce pas, cette scène adorable du dîner d’adieu que la tenancière offre au baron et au cours duquel, à pas menus, d’une merveilleuse façon, elle lui avoue ces sentiments les plus doux. Elle lui a préparé du lapin et ils sont là, tous les deux, dans ce tête à tête émouvant et Gabin, plein de prévenance, avec un tact désarmant, fait entendre à la jolie personne qu’hélas il ne pourra pas rester auprès d’elle à tenir ces lieux enchanteurs et qu’elle mérite mieux que lui pour partager son existence. Voilà le cinéma que j’aime, avec des personnages que l’on aurait envie de rejoindre sur l’écran, rien que pour les embrasser sur les deux joues tant ils sont proches de nous, tant ils sont emplis de cette humanité, de cette attention et de cette infinie gentillesse que si rarement on rencontre encore aujourd’hui. Et puis, et puis… cet autre chef-d’œuvre, de Jacques Tati, que mon père m’a amené voir quand j’avais 12 ou 13 ans, dans un cinéma du quartier où nous vivions alors. Bien des années plus tard, j’ai emmené Antoine voir «Mon oncle» et il avait le même âge que moi à l’époque dont je parle. Et il arrive encore, presque 10 ans après, qu’il l'évoque, cet oncle; qui vivait dans ce vieux quartier de Paris qui sentait un peu la campagne, avec son bistrot, ces personnages attendrissants comme le balayeur public qui, à chaque fois qu’il feint de se mettre à l’ouvrage, s’interrompt pour discuter le bout de gras avec l’un ou l’autre, prenant appui sur le manche de son balai à l’ancienne, fait de ramées. Et l’appartement de l’oncle, tout là haut de cette vieille bâtisse, la fenêtre qu’il oriente afin que les rayons du soleil éclairent l’endroit où est l’oiseau, qui chante à tue-tête. Les promenades avec son neveu,  le marchand ambulant qui fait ces galettes au sucre, emballées dans du papier journal et que les enfants dévorent au milieu du terrain vague qui est le lieu de leurs innocentes facéties. Comment ne pas ressentir la joie la plus simple, comment ne pas éprouver un peu de la nostalgie de ce temps-là où un rien était cause de ce bonheur tout bête d’être seulement là, sans soucis inutiles, sans penser à l’heure qui va venir. Mais aussi, laissez moi évoquer le film de Julien Duvivier, qui date de 1936, quand la France du Front Populaire découvrait les premiers congés payés et que les parisiens quittaient leurs faubourgs, le dimanche, pour s’en aller batifoler, manger sur l’herbe et guincher sur les bords de la Marne. Où l’on voit cette bande de cinq chômeurs, heureux gagnants d’une somme rondelette à la loterie nationale, se lancer dans la réfection d’un ancien lavoir  dont ils ont le projet de faire une guinguette. Que la fin de cette aventure voit nos compères se déchirer, qu’une femme soit la cause de l’ultime rupture n’enlève rien à la magistrale leçon de ce joyau du cinéma français d’entre les deux guerres. Une leçon qui nous dit ceci: oui, la vie est riche d’une infinité de possibles; oui les amours naissent et se meurent et des amitiés peuvent nous accompagner toute une vie. Oui, le temps nous est compté et nous avons à l’aménager du mieux possible; oui, il faut seulement savoir dire oui. C’est, pour moi, le plus beau mot de notre langue, celui qui nous entraîne vers l’incertain du lendemain, vers le bleu du ciel et vers les nuages. Oui, encore et toujours, oui.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify" lang="fr-BE"&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 0);"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia,serif;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;				    &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify" lang="fr-BE"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify" lang="fr-BE"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify" lang="fr-BE"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify" lang="fr-BE"&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 0);"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia,serif;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;				   &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;/p&gt; &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3343254445135067599-1228737704314300706?l=jipeleon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jipeleon.blogspot.com/feeds/1228737704314300706/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3343254445135067599&amp;postID=1228737704314300706&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3343254445135067599/posts/default/1228737704314300706'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3343254445135067599/posts/default/1228737704314300706'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jipeleon.blogspot.com/2009/02/26-mai-2007.html' title='26 mai 2007'/><author><name>Jean-Pierre Léon Collignon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08681576119779250266</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_bd7Bg48usA4/SaF3EQ7aY0I/AAAAAAAAAAM/m3VpzlS7HVM/S220/jean-Pierre+Collignon+%26+Bon+Papa.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3343254445135067599.post-4208420462843203626</id><published>2009-02-20T07:57:00.000-08:00</published><updated>2009-02-20T08:03:19.891-08:00</updated><title type='text'>19 mai 2007</title><content type='html'>&lt;meta equiv="CONTENT-TYPE" content="text/html; charset=utf-8"&gt;&lt;title&gt;&lt;/title&gt;&lt;meta name="GENERATOR" content="OpenOffice.org 2.4  (Win32)"&gt;&lt;style type="text/css"&gt; 	&lt;!-- 		@page { size: 21cm 29.7cm; margin: 2cm } 		P { margin-bottom: 0.21cm } 	--&gt; 	&lt;/style&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia,serif;"&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 0);"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span lang="fr-BE"&gt;Il y en a tout de même qui ont du temps à perdre et, en passant, je m’en réjouis, dois-je le préciser. Voyez ce monsieur Richard Wiseman, de l’université d’Hertfordshire, au nord de Londres qui a dirigé toute une équipe de chercheurs à seule fin de calculer le temps que mettaient à parcourir 18 mètres, les adultes de 32 villes de 32 pays. La même étude avait été faite en 1997 et il s’agissait, si j’ose dire, de remettre les pendules à l’heure et de voir si la vitesse de croisière des piétons des grandes métropoles avait ou non évolué. Hé bien oui, on marche plus vite un peu partout sous le soleil puisque la vitesse moyenne de nos déplacements s’est accrue de 10%. Il vous intéressera, j’en suis sûr, de savoir que, par exemple, ce sont les Singapouriens qui sont les plus rapides du monde puisqu’ils parcourent cette distance – de 18 mètres, je vous le rappelle – en 10,55 secondes. De leur côté, les habitants de Manama, au Bahreïn, de Berne, en Suisse et de Blantyre, au Malawi sont les marcheurs les plus lents du monde, avec une moyenne de 17,37 secondes. Nicolas Sarkozy sera certainement heureux d’apprendre que les Parisiens figurent en milieu de tableau  – ils sont seizième – avec une moyenne de 12,65 secondes. Et sûrement, le nouveau Président de la République, demandera-t-il à ses chers compatriotes de relever l’immense défi qui consisterait à se lancer dans un sprint d’anthologie en vue de battre sur le fil ces Singapouriens et de mettre la France à sa juste place, c’est à dire sur la plus haute marche du podium. Bizarrement, il n’est pas question de nous, petits belges, dans cette historique enquête et j’ai donc pris sur moi de pousser un peu plus loin les investigations des chercheurs londoniens et, chronomètre en main, après avoir, au centimètre près, tracé une ligne virtuelle à 18 mètres de la porte qui me permet de sortir de chez moi, j’ai très précisément calculé le temps que je mettais à parcourir la distance fatale. Je m’y suis pris à plusieurs reprises, bien entendu, dans le seul but de mesurer objectivement la performance et j’en suis arrivé à ce chiffre: 29,56 secondes. C’est dire si je prends le temps. Et encore, pour mener à bien cette expérience, j’ai volontairement et un tantinet accéléré le pas ce qui ne m’a pas demandé d’efforts démesurés, merci de vous en inquiéter. C’est que, voyez vous, au cours de ma longue vie d’honnête travailleur, j’ai beaucoup, énormément marché et, le plus souvent, d’un pas décidé, pour ne pas manquer le bus, le métro ou le train. Et puis, plus tard, les aléas de ma vie professionnelle ont fait que, mes occupations et les obligations y afférentes s’étant fortement amenuisées, j’ai découvert la joie et les bienfaits de la marche à pas lents et mesurés, les mains croisées derrière le dos, le nez au vent, l’esprit dégagé, le cœur battant sagement dans ma pas très vaste poitrine; on ne se refait pas. Et, à l’heure où, à Cannes, le cher Jean-Louis galope comme un dératé à la poursuite de ces messieurs dames du 7&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 0);"&gt;&lt;sup&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span lang="fr-BE"&gt;ème&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 0);"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span lang="fr-BE"&gt; art, je ne puis que vous inviter à suivre mon exemple et à y aller doucement, gentiment, tendrement et à afficher sur vos sympathiques visages, votre plus beau sourire…&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-left: 3.75cm; text-indent: 1.25cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify" lang="fr-BE"&gt; &lt;span style="color: rgb(0, 0, 0);"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia,serif;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify" lang="fr-BE"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify" lang="fr-BE"&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 0);"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia,serif;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;		&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3343254445135067599-4208420462843203626?l=jipeleon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jipeleon.blogspot.com/feeds/4208420462843203626/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3343254445135067599&amp;postID=4208420462843203626&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3343254445135067599/posts/default/4208420462843203626'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3343254445135067599/posts/default/4208420462843203626'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jipeleon.blogspot.com/2009/02/19-mai-2007.html' title='19 mai 2007'/><author><name>Jean-Pierre Léon Collignon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08681576119779250266</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_bd7Bg48usA4/SaF3EQ7aY0I/AAAAAAAAAAM/m3VpzlS7HVM/S220/jean-Pierre+Collignon+%26+Bon+Papa.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3343254445135067599.post-4135002529521793738</id><published>2009-02-20T03:12:00.000-08:00</published><updated>2009-02-20T07:40:14.057-08:00</updated><title type='text'>12 mai 2007</title><content type='html'>&lt;meta equiv="CONTENT-TYPE" content="text/html; charset=utf-8"&gt;&lt;title&gt;&lt;/title&gt;&lt;meta name="GENERATOR" content="OpenOffice.org 2.4  (Win32)"&gt;&lt;style type="text/css"&gt; 	&lt;!-- 		@page { size: 21cm 29.7cm; margin: 2cm } 		P { margin-bottom: 0.21cm } 	--&gt; 	&lt;/style&gt; &lt;p style="margin-right: 0.03cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify" lang="fr-BE"&gt; &lt;span style="color: rgb(0, 0, 0);"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia,serif;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;J’avais 15 ou 16 ans; nous passions nos vacances, en famille, au camping de la Panne, sous une énorme tente perdue au milieu d’une vaste étendue de caravanes et nous faisions sûrement un peu figure de zigotos ou de doux dingues aux yeux des autres habitants des lieux et, de cela, mon père riait et je lui en suis encore reconnaissant. Car c’est de ce temps si lointain que m’est venu, je le pense bien, ce détachement et cette indifférence à certaines des pauvres conventions dont, collectivement, nous sommes les victimes en même temps que les artisans. C’est de cette époque aussi que date mes premières impressions et les souvenirs qui m’attachent encore aujourd’hui à cette France dont, bien évidemment,  l’on parle beaucoup ces temps-ci, vous savez pourquoi. J’étais, ces étés là de mon adolescence, un mince mais vigoureux jeune homme féru de bicyclette et, chaque fois que j’en avais l’occasion, je m’en allais louer pour la matinée ou l’après midi, un vélo de course que j’enfourchais gaiement, décidé à avaler les kilomètres en me prenant pour Jacques Anquetil, qui était mon idole et que je revois encore, sur le petit écran de la télé noire et blanche de la cantine, débouchant sur la piste vélodrome du vieux Parc des Princes, sous les vivats de la foule, lors de l’ultime et triomphale étape du tour de France. Et je m’en allais vers Bray-Dunes, passant la frontière sous l’œil goguenard des douaniers, fonçant à toute allure vers Dunkerque sur cette route qui longeait la mer du nord et qui me voyait traverser les petits villages et les hameaux aux mêmes maisons crépies de gris ou d’ocre. Nulle ostentation, pas de décorum, une impression de simplicité et même d’un peu de ce laisser aller qui, pour moi, avait un charme singulier que je ne trouvais qu’en ces lieux de la France profonde du temps du Général de Gaulle et que, bien plus tard, il m’est encore arriver de goûter dans d’autres contrées du cher vieux pays, comme le disait l’illustre personnage. Oui, déjà, j’aimais cette France là, avec ses habitants qui allaient d’un pas moins pressé que le nôtre, moins soucieux, me semblait-il, des apparences ou des signes extérieurs d’une prospérité qui, chez nous, s’affichaient avec ce que je voyais déjà être cette forme ridicule d’arrogance qui s’est généralisée depuis, ici et ailleurs. Je sentais, dans les petits cafés du Nord où je faisais halte pour un verre d’eau ou un bol de chocolat, cette atmosphère douillette et feutrée, l’impression que le routier, l’épicier du coin, le cultivateur ne tarderaient pas à y aller, comme ils disaient, à leur rythme plus langoureux que le nôtre, moins pressé par le temps. Je vivais cette nonchalance dans les mouvements, dans le discours et dans l’intonation des voix, elle m’allait bien, si je puis dire, je lui trouvais un charme qui ne m’a jamais quitté et que toujours depuis j’ai aimé retrouver, à chaque fois que la France m’ouvrait ses bras et que je la retrouvais telle que je l’aimais. Ce n’est pas, bien sûr, que j’en sois à lui être infidèle ; par de nombreux côtés je ne vois pas qu’elle ait tant changé mais je crains de voir  dans le nouveau locataire du Palais de l’Elysée celui qui, au nom des principes et des objectifs dont il se prévaut, pourrait bien faire du pays cher à mon cœur un pays qu’hélas je ne reconnaîtrais peut-être bientôt plus. Où les gens vont aller d’un pas plus rapide, où l’on va les voir plus affairés qu’hier, plus soucieux et inquiets qu’ils ne l’étaient déjà des travaux et des jours. Il n’y aura bientôt plus de place pour celles et ceux qui avaient soin de cultiver benoîtement le temps qu’ils avaient à perdre sans trop se soucier du lendemain. Tous, désormais auront à rendre compte de leur ardeur et de leur dévouement à la grande cause de la croissance infinie et l’on verra peut-être de nouvelles formes de punitions frapper les récalcitrants aux glorieux impératifs du travail et du mérite. Une fois encore, laissons parler Robert Walser qui, mieux que je ne le pourrais faire, résume parfaitement, ici, mes propos: &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-right: -0.28cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify" lang="fr-BE"&gt; &lt;meta equiv="CONTENT-TYPE" content="text/html; charset=utf-8"&gt;&lt;title&gt;&lt;/title&gt;&lt;meta name="GENERATOR" content="OpenOffice.org 2.4  (Win32)"&gt;&lt;style type="text/css"&gt; 	&lt;!-- 		@page { size: 21cm 29.7cm; margin: 2cm } 		P { margin-bottom: 0.21cm } 	--&gt; 	&lt;/style&gt; &lt;/p&gt;&lt;p style="margin-right: 0.08cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify" lang="fr-BE"&gt; &lt;span style="color: rgb(0, 0, 0);"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia,serif;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;i&gt;«Il y a encore, Dieu merci, des gens qui doutent, certains même qui ont l’instinct d’hésitation. Comme si tous ceux qui y vont carrément, qui savent mettre l’affaire dans le sac, qui font valoir des prétentions, étaient pour nous un exemple à suivre et, pour le pays auquel ils appartiennent, de bons citoyens. Eh bien justement, non ! Et il y des non-prêts mieux préparés que les déjà prêts, et des inutiles souvent beaucoup plus utiles que les utilisables, et finalement il n’est pas besoin que n’importe quoi soit immédiatement et dans les plus brefs délais mis à la disposition des besoins. Je souhaite, moi, joyeuse vie, dans notre temps aussi, à un certain luxe de l’homme, et une société tombe entre les mains du diable quand elle prétend éliminer toute forme de nonchalance et de relâchement».&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-right: -0.28cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify" lang="fr-BE"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-right: -0.28cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify" lang="fr-BE"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-right: -0.28cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify" lang="fr-BE"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-left: 3.75cm; margin-right: -0.28cm; text-indent: 1.25cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt; &lt;span style="color: rgb(0, 0, 0);"&gt;         &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:Georgia,serif;"&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 0);"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span lang="fr-BE"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-left: 5cm; margin-right: -0.28cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify" lang="fr-BE"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3343254445135067599-4135002529521793738?l=jipeleon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jipeleon.blogspot.com/feeds/4135002529521793738/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3343254445135067599&amp;postID=4135002529521793738&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3343254445135067599/posts/default/4135002529521793738'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3343254445135067599/posts/default/4135002529521793738'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jipeleon.blogspot.com/2009/02/12-mai-2007_20.html' title='12 mai 2007'/><author><name>Jean-Pierre Léon Collignon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08681576119779250266</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_bd7Bg48usA4/SaF3EQ7aY0I/AAAAAAAAAAM/m3VpzlS7HVM/S220/jean-Pierre+Collignon+%26+Bon+Papa.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3343254445135067599.post-8973605203579707648</id><published>2009-02-20T03:04:00.000-08:00</published><updated>2009-02-20T03:07:01.256-08:00</updated><title type='text'>5 mai 2007</title><content type='html'>&lt;meta equiv="CONTENT-TYPE" content="text/html; charset=utf-8"&gt;&lt;title&gt;&lt;/title&gt;&lt;meta name="GENERATOR" content="OpenOffice.org 2.4  (Win32)"&gt;&lt;style type="text/css"&gt; 	&lt;!-- 		@page { size: 21cm 29.7cm; margin: 2cm } 		P { margin-bottom: 0.21cm } 	--&gt; 	&lt;/style&gt; &lt;p style="margin-right: 0.03cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify" lang="fr-BE"&gt; &lt;span style="color: rgb(0, 0, 0);"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia,serif;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Qu’est-ce que j’essaye de vous dire, au fond? Au travers des histoires que je vous raconte, en relatant les petits évènements de ma vie de tous les jours, en m’emportant contre le monde et certains de ceux qui y vivent? Ceci, il me semble; et très simplement. Que nous n’avons qu’une vie à vivre. Et que cette vie a un prix, celui que nous sommes en mesure de lui donner ou non. Mais aussi qu’il dépend de nous et seulement de nous, de chacune et chacun de nous, de lui donner du sens. C'est-à-dire, de ne pas en rester à tout cela que la naissance et les circonstances ont déposés en nous à notre insu et qui forme le socle premier de la manière dont nous avons découvert et appréhendé le monde et ce qu’il contient. A l’origine, nous sommes un matériau parfaitement vierge, un petit enfant aux yeux gourmands qui voit bouger les êtres et les choses qui l’entourent et qu’il ne peut nommer puisque le langage lui manque, que les mots ne lui viendront que plus tard. Bienheureux petits enfants que je rencontre dans ma rue, sagement installés dans leur poussette et qui me regardent au fond des yeux et que je regarde en souriant. Un peu comme me regarde l’animal; le chat sur mes genoux, le cheval en bordure de barrière, le chien dont je caresse la tête. Petit d’homme qui, selon la fortune, aura des parents qui parleront de ceci plutôt que de cela en utilisant ces mots-ci plutôt que d’autres, indiqueront tel chemin, déposeront dans l’âme du petit être en devenir des trésors ou de sombres dépouilles. J’en vois parfois, hélas, de ces bambins qui semblent déjà abîmés, déjà si vieux. Et alors, je vois leurs parents. Abîmés eux aussi par la vie qu’ils ont menée et qu’ils mènent encore vaille que vaille, soumis aux caprices du sort, meurtris par les injustices et les contrariétés, ballottés malgré eux de la marge à l’exclusion. Et ces autres encore, hommes et femmes, qui paraissent avoir eu un peu plus de chance; soucieux de leur paraître, vêtus à la dernière mode, comme des milliers d’autres, que l’on croise aux terrasses des cafés, dans les rues où sont les boutiques, qui se pavanent et font les beaux, avec les mêmes coiffures, les mêmes lunettes solaires sur les yeux ou au dessus du front. Tout ceux-là paraissent sortis d’une même usine à fabriquer de ces mannequins que l’on voit dans les vitrines. Et déjà leurs petites filles et leurs petits garçons leurs ressemblent, ils n’ont eu qu’une trop brève enfance, ce sont des adultes en miniature avec, déjà, les mêmes  manières, les mêmes envies et les mêmes rêves étriqués et mesquins.  Ils sont de ces enfants à qui l’on offrira un émouvant chiot vu à l’étalage et que, devenu chien encombrant, on abandonnera l’été suivant au bord de l’autoroute, en partant pour les plages espagnoles. Mais de cela, de ce constat amer, je ne peux ni ne veux tirer de conclusion d’aucune sorte. Car, parfois, il s’en faut de si peu pour qu’une destinée, un avenir se dessine autrement que ce qui semblait si terriblement aller de soi. Ce gamin aura un maître d’école qui saura éveiller en lui l’intérêt pour telle ou telle chose de la vie, cette discipline-ci ou cette autre. Il aura un compagnon de jeu qui le mènera vers de petites aventures anodines où se découvrent subitement l’attrait et le désir d’un de ces ailleurs qui conduisent l’esprit au-delà des choses convenues. Et alors, la fragile chrysalide, découvrant ses ailes lumineuses et colorées, prend son envol et s’en va conquérir cela pour quoi il ne semblait pas être fait et à quoi rien ne l’avait préparé. L’enfant, dès cet instant, commencera de s’appartenir et entreprendra de gravir les étapes de ce que devrait être pour tous l’âge adulte. J’entends, la claire et sereine conscience de ce que nous ne faisons que passer, même si certaines heures semblent parfois nous mettre en présence de l’éternité. J’entends, aussi, qu’être adulte c’est savoir que nous sommes capables de choisir et que toutes nos actions sont placées sous le signe de l’arbitraire. Nous passons, oui; et de ce passage nous sommes les maîtres, nous avons à en être les maîtres. Je ne vois pas que les seules contingences sociales ou une quelconque prétendue prédestination génétique puisse suffire à rendre compte ou justifier notre incapacité à chercher le vrai, à vivre gaiement et courageusement ce que nous n’aurons à vivre qu’une seule  fois. Nous sommes comptables de nos richesses comme de nos manques, de nos échecs comme de nos réussites. Mais nous le sommes, surtout, de ces fameuses «poussières de bonheur» que nous n’avons qu’à savoir et, surtout, vouloir saisir. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-right: -0.28cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify" lang="fr-BE"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-right: -0.28cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 0);"&gt;                                                                                                                                          &lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 0);"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia,serif;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span lang="fr-BE"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-right: -0.28cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify" lang="fr-BE"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-right: -0.28cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify" lang="fr-BE"&gt; &lt;span style="color: rgb(0, 0, 0);"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia,serif;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;				        							      &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-right: -0.28cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify" lang="fr-BE"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-right: -0.28cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify" lang="fr-BE"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-right: -0.28cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify" lang="fr-BE"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-right: -0.28cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify" lang="fr-BE"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-right: -0.28cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify" lang="fr-BE"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-right: -0.28cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify" lang="fr-BE"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-right: -0.28cm; margin-bottom: 0cm;" align="justify" lang="fr-BE"&gt; &lt;span style="color: rgb(0, 0, 0);"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia,serif;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;																							            	&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3343254445135067599-8973605203579707648?l=jipeleon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jipeleon.blogspot.com/feeds/8973605203579707648/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3343254445135067599&amp;postID=8973605203579707648&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3343254445135067599/posts/default/8973605203579707648'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3343254445135067599/posts/default/8973605203579707648'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jipeleon.blogspot.com/2009/02/5-mai-2007.html' title='5 mai 2007'/><author><name>Jean-Pierre Léon Collignon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08681576119779250266</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_bd7Bg48usA4/SaF3EQ7aY0I/AAAAAAAAAAM/m3VpzlS7HVM/S220/jean-Pierre+Collignon+%26+Bon+Papa.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3343254445135067599.post-404297431218146723</id><published>2009-02-12T10:26:00.000-08:00</published><updated>2009-02-12T10:54:40.409-08:00</updated><title type='text'>ARCHIVES</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 51, 255);font-size:130%;" &gt;Donc, ici, les archives. Chroniques initialement prévues pour la publication d'un deuxième tome de recueil de. Chroniques. Dont on sait que.  Ceci devrait faire l'affaire. Et, bien évidemment, on fera de ces textes ce que l'on voudra. Sauf les publier clandestinement sans référence à son (illustre) auteur, merci.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3343254445135067599-404297431218146723?l=jipeleon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jipeleon.blogspot.com/feeds/404297431218146723/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3343254445135067599&amp;postID=404297431218146723&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3343254445135067599/posts/default/404297431218146723'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3343254445135067599/posts/default/404297431218146723'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jipeleon.blogspot.com/2009/02/archives.html' title='ARCHIVES'/><author><name>Jean-Pierre Léon Collignon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08681576119779250266</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_bd7Bg48usA4/SaF3EQ7aY0I/AAAAAAAAAAM/m3VpzlS7HVM/S220/jean-Pierre+Collignon+%26+Bon+Papa.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3343254445135067599.post-1153793681742979444</id><published>2009-02-12T08:52:00.000-08:00</published><updated>2009-02-19T07:25:12.029-08:00</updated><title type='text'>11 mars 2006</title><content type='html'>&lt;meta equiv="CONTENT-TYPE" content="text/html; charset=utf-8"&gt;&lt;title&gt;&lt;/title&gt;&lt;meta name="GENERATOR" content="OpenOffice.org 2.4  (Win32)"&gt;&lt;style type="text/css"&gt; 	&lt;!-- 		@page { size: 21cm 29.7cm; margin: 2cm } 		P { margin-bottom: 0.21cm } 	--&gt; 	&lt;/style&gt; &lt;p  style="margin-bottom: 0cm;font-family:times new roman;" align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Chaque matin un nouveau soleil éclabousse la chambre grise de milliards de particules qui sont, elles aussi, neuves et fraîches. De la même façon, aucun jour ne ressemble ni jamais ne ressemblera à celui d'hier. Et moi, et vous, à chaque aube qui naît et inonde les campagnes, les villes  avec leurs fleuves, les montagnes et les forêts, nous sommes différents ; les heures ont passé, et les minutes et les secondes. Et ce que nous étions au moment de nous endormir, nous ne le sommes plus à notre réveil. "Tout passe"" disait le vieil Héraclite; et cette leçon, cette sentence, est valable pour tout ce qui tourne dans l'incommensurable univers, est valable pour tout ce qui vient à la vie, les plantes, les animaux de toutes sortes. Et nous, les hommes, qui humons les étoiles, nous sentons au plus profond de nous le passage inexorable du temps. Nous sommes à la fois dans le mouvement du temps immense et nous sommes en mouvement, nous venons du bref instant de notre naissance, ce point qui s'éloigne à mesure que nous nous rapprochons d'un autre, dans un avenir qui est absolument imprévisible et indécidable. Il y a le passé, celui de chacune et de chacun, celui du monde et de l’Histoire, il y a le futur dont nous ne pouvons rien savoir avec certitude et puis, il y a les instants qui suivent les instants dans une succession d'évènements dont l'essentiel des traces tombe dans l'oubli. Nous gardons en mémoire tels et tels moments, nous chérissons et vénérons ceux qui nous ont apporté le bonheur et la joie mais aussi bien, ceux qui nous ont le plus cruellement marqués. Le pur présent n'a ni substance ni réalité absolue, jamais la roue du temps ne cesse de tourner et, à chaque microseconde de ce qui constitue nos existences, nos cellules se transforment et parfois se font la guerre, nos cheveux blanchissent ou tombent, nos gestes sont de moins en moins assurés, nous avons des trous de mémoire, nous égarons nos clefs et tournons en rond à la recherche de tel papier important que nous avions pourtant rangé dans un tiroir; mais nous ne savons plus lequel. Nous passons de 1'enfance à l'adolescence et à l'âge adulte et de là, nous entrons dans la vieillesse, cette période de la vie où, étrangement, on a l'impression que tout va de plus en plus vite. L'hiver touche à peine à son terme que le printemps, le merveilleux printemps est déjà là, et nous avons à peine le temps de nous en réjouir que l'été se termine pour laisser place à la longue nuit de la nature. Et ainsi, de saisons en saisons, nous sommes entraînés inexorablement, comme grignotés et dévorés par ce sur quoi nous n'avons aucune prise. Mais ne vous méprenez pas, selon moi, il ne ressort nullement de ce constat qu'il nous failles courber le front ou baisser les bras. La conscience de la fragilité universelle de tout implique, au contraire, une présence à l'immédiat de la vie encore plus affirmée, volontaire et joyeuse. Même et parce que la durée, le plus ou moins long temps que nous avons encore à jouir de notre présence en ce monde, qui est le seul monde, d'ailleurs n'est en rien assuré, nous nous devons à la vie, nous sommes comptables du bonheur qu'il y a simplement à vivre. Il y a, ces jours-ci, de merveilleuses alternances de lumières et d'ombres, des trouées dans le gris des nuages qui laissent voir un ciel d'un bleu rempli des promesses du printemps. Il y a, certain soir, le sublime croissant de lune au-dessus des toits de ma rue. "Il ne faut pas différer l'heure de bien vivre" dit Horace et ne pas faire comme ce paysan, "qui attend, pour passer le fleuve, que l'eau ait fini de couler. Mais le fleuve coule et toujours roulant coulera pour l'éternité". Horace, nous dit aussi ceci qu'il nous faudrait inscrire sur un mur de notre chambre: ""Imagine que chaque jour qui se lève est pour toi le dernier, et tu accueilleras avec gratitude l'heure que tu n'espérais plus".&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3343254445135067599-1153793681742979444?l=jipeleon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jipeleon.blogspot.com/feeds/1153793681742979444/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3343254445135067599&amp;postID=1153793681742979444&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3343254445135067599/posts/default/1153793681742979444'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3343254445135067599/posts/default/1153793681742979444'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jipeleon.blogspot.com/2009/02/non-datee.html' title='11 mars 2006'/><author><name>Jean-Pierre Léon Collignon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08681576119779250266</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_bd7Bg48usA4/SaF3EQ7aY0I/AAAAAAAAAAM/m3VpzlS7HVM/S220/jean-Pierre+Collignon+%26+Bon+Papa.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3343254445135067599.post-3886679670628966629</id><published>2009-02-12T08:48:00.000-08:00</published><updated>2009-02-12T08:51:36.841-08:00</updated><title type='text'>18 juin 2005</title><content type='html'>&lt;meta equiv="CONTENT-TYPE" content="text/html; charset=utf-8"&gt;&lt;title&gt;&lt;/title&gt;&lt;meta name="GENERATOR" content="OpenOffice.org 2.4  (Win32)"&gt;&lt;style type="text/css"&gt; 	&lt;!-- 		@page { size: 21cm 29.7cm; margin: 2cm } 		P { margin-bottom: 0.21cm } 	--&gt; 	&lt;/style&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; widows: 0; orphans: 0;" align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman,serif;"&gt;Ce qu’il y a de bien avec la fin du monde, c’est cette manière qu’elle a de passer pratiquement inaperçue et de donner l’impression qu’elle sera toujours remise à plus tard. Et pourtant, l’autre soir, sur la deuxième chaîne française, le petit Delarue et ses invités nous en ont mis plein dans la figure, de la fin du monde... Je ne sais pas si vous avez suivi cette émission mais, de mon côté, tombant dessus par hasard, il ne m’a pas fallu longtemps pour me conforter dans cette idée, que je traîne depuis déjà un certain temps, que les carottes sont cuites et qu’il n’en faudra pas de beaucoup pour qu’elles se carbonisent au fond de la vieille casserole que constitue la malheureuse planète dont nous avions la garde. Pour le dire autrement et au risque de vous gâcher vos vacances, il semble bien, à en croire ces éminents spécialistes souriants et détendus, que les choses, les évènements plus ou moins fâcheux, risquent bien de nous tomber sur la tête, comme le ciel a pu tomber sur celles de nos ancêtres les gaulois, découvrant avec terreur les légions romaines et leur extraordinaire science de la guerre. Résumons-nous. La couche d’ozone se réduit en peau de chagrin, l’effet de serre est largement et scientifiquement avéré, des dizaines d’espèces animales, tous genres confondus, disparaissent chaque jour qui passe et, comme je le disais à mon neveu, commerçant de son état, de toute façon, tout doit disparaître, c’est la braderie, par ici messieurs-dames. Oui, tout cela, la disparition annoncée de notre arrogante espèce humaine de mes deux, ne semble pas émouvoir mes contemporains et, je le dis en passant, cette inconscience me réjouis plus qu’elle m’effraie. Oui, mes chères soeurs et chers frères, réjouissons-nous. Dans deux ou trois générations l’Univers nous aura définitivement engloutit dans un maelström de gaz, de fumées toxiques ou autres bombes thermonucléaires, les enfants de nos petits enfants vont en baver, ça risque d’être dur pour eux mais enfin, que voulez vous, c’est la vie, il faut bien que tout le monde meure, d’une façon ou d’une autre. Nous savions les hommes mortels, les civilisations aussi et il faut seulement s’habituer à cette nouvelle évidence: les planètes ne sont pas à l’abri de ce phénomène. D’ailleurs, que vous le sachiez, nos amis les astronomes et autres astro-physiciens ont déjà eu l’occasion de le vérifier, les étoiles naines, les étoiles géantes, les galaxies, enfin tout ce qui tremblote dans l’infini des cosmos et des nébuleuses spirales, tout est soumis à cette loi inéluctable de l’apparaître et de la disparition. Il ne fait aucun doute, pour moi, que, partout dans l’immensité de la Nature, des générations d’êtres de toutes formes et de toutes natures, aussi ou sinon plus intelligents que nous, ont disparus dans des cataclysmes inimaginables et que le souvenir de ce qu’ils furent s’est éteint à jamais. Donc, arrêtez de gémir et de vous tordre les mains d’un désespoir bien mal à propos, ce qui va advenir ne peut tout simplement pas ne pas advenir. Un petit tour et puis s’en va. Celui-ci, celle-là, ceux-ci et celles là, mon père, mon frère, mon jumeau, mes cousins, mes oncles et mes tantes, mes grands-parents, toutes et tous ont disparus et ne sont plus que de vagues particules voguant dans l’immensité et le silence. Mais enfin, ce soir encore, traçant des arcs majestueux dans le bleu d’un ciel qui va bientôt se fermer sur la nuit, les hirondelles sont en chasse et les insectes n’ont qu’a bien se tenir, l’heure va sonner, est en train de sonner, pour eux aussi. Les arbres, les arbustes, cette végétation luxuriante vue du train de Liège à Mons et de Mons à Liège, toute l’incroyable vigueur de la vie est encore perceptible, elle n’a pas encore abdiqué, elle se tient fièrement là; en attendant. Il ne s’agit pas de s’accrocher à la vie mais seulement de jouir de sa présence.&lt;/span&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; widows: 0; orphans: 0;" align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; widows: 0; orphans: 0;" align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; widows: 0; orphans: 0;" align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman,serif;"&gt;&lt;br /&gt;			              &lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3343254445135067599-3886679670628966629?l=jipeleon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jipeleon.blogspot.com/feeds/3886679670628966629/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3343254445135067599&amp;postID=3886679670628966629&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3343254445135067599/posts/default/3886679670628966629'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3343254445135067599/posts/default/3886679670628966629'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jipeleon.blogspot.com/2009/02/18-juin-2005.html' title='18 juin 2005'/><author><name>Jean-Pierre Léon Collignon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08681576119779250266</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_bd7Bg48usA4/SaF3EQ7aY0I/AAAAAAAAAAM/m3VpzlS7HVM/S220/jean-Pierre+Collignon+%26+Bon+Papa.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3343254445135067599.post-7256106836614405114</id><published>2009-02-12T08:44:00.000-08:00</published><updated>2009-02-12T08:48:01.349-08:00</updated><title type='text'>11 juin 2005</title><content type='html'>&lt;meta equiv="CONTENT-TYPE" content="text/html; charset=utf-8"&gt;&lt;title&gt;&lt;/title&gt;&lt;meta name="GENERATOR" content="OpenOffice.org 2.4  (Win32)"&gt;&lt;style type="text/css"&gt; 	&lt;!-- 		@page { size: 21cm 29.7cm; margin: 2cm } 		P { margin-bottom: 0.21cm } 	--&gt; 	&lt;/style&gt;    &lt;p style="margin-bottom: 0cm; widows: 0; orphans: 0;" align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman,serif;"&gt;Il faut que je vous parle d’un lieu et de celui qui y vit. Le lieu, il se trouve à Moircy; un tout petit village à quelques kilomètres de Libramont. Celui qui y vit s’appelle Christian Van Cauwenberghe, dit Van Cau, qui est son nom d’artiste. Nous sommes amis depuis 1969. Faites le calcul: Une amitié de 36 ans, ce qui n’est pas une mince affaire. Van Cau, donc est le genre du genre à avoir eu un parcours tout à fait a-typique. D’origine Gantoise, il fait son droit à Liège, est engagé par un organisme bancaire pour lequel il va par monts et par vaux afin de motiver les responsables des agences disséminées un peu partout en Wallonie. A la fin des années soixante il se retrouve à la tête d’une agence à Libramont, à l’étage de laquelle il s’installe. Et, un jour, au cours d’une promenade, il passe par Moircy  et là, c’est le coup de foudre. Une grange à l’abandon avec, à l’arrière, un vaste verger où chemine une rivière. Il achète la bâtisse, la retape et la transforme de ses mains et l’aide de quelques autres et en fait un logement parfaitement habitable. Petite parenthèse, en passant; vivant dans la belle province du Luxembourg, avec ses formidables forêts, son gibier, ses saisons bien marquées, il se met à la parcourir en tous sens, faisant de longues promenades en solitaire, découvrant la profusion sauvage d’une nature quasiment intacte. Et c’est au cours de ses déambulations, de forêts en sous bois, de clairières en ruisseaux qu’il se met à ramener de ses promenades ce que les hommes, distraits comme ils sont, abandonnent un peu partout sur cet immense territoire. Morceaux de tôles, débris de toutes sortes, mais aussi, branchages, troncs délabrés par le temps et les intempéries, champignons géants aux pieds des vieux arbres, cailloux de toutes formes et de toutes dimensions. Et de tout cela il fait des objets, des supports, plutôt, qu’il peint de couleurs vives: Des bleus, des rouges, des jaunes, des verts. Et, petit à petit, dans ce qui est devenu son atelier, tout cela s’accumule, prend de plus en plus de place, occupe un volume qui va grandissant de mois en mois et d’années en années. J’ai suivi, de loin en loin, ce chemin singulier. Qui est aussi bien, un cheminement intérieur, un travail d’artiste à la marge des courants et des modes et qui mettra du temps à être reconnu. Aujourd’hui, c’est chose faite. Plus de vingt ans d’un travail de tous les instants, des peintures partout, les siennes et celles de ses amis et, dans ce qui est devenu un espace magique, ce verger transformé en un Paradis terrestre de quelques centaines de mètres carrés, de hauts totems colorés montent la garde au bord de trois étangs, qu’il a creusé lui-même, où nagent des poissons rouges, où passent les truites et qui sont bordé d’une végétation luxuriante faite de centaines d’essences qui clôturent ce jardin extraordinaire. Samedi, c’était la naissance officielle de la Fondation Van Cau. Qui aura à charge de sauvegarder cet extraordinaire patrimoine de Culture et de Nature et qui mettra un espace récemment construit en annexe au corps de logis la disposition d’artistes venus de partout. Il y avait du monde. Et vous savez ce que c’est, un vernissage de cette nature. Il y a un vin passablement buvable, des gens partout, parmi lesquels des visages perdus de vue depuis dix ou vingt ans et que l’on est heureux de revoir, de parfaits inconnus avec lesquels on sympathise, un autre vieil ami qui vous fait signe de loin et dans les bras duquel vous tombez, ému et heureux. Enfin, de la chaleur, des rires, des discussions à propos de tout et de rien. Après une nuit passée dans un gîte des environs, nous nous sommes retrouvés à trois, dimanche matin, chez Van Cau. On a chanté du Brassens en buvant du vin blanc. J’ai passé de longues, très longues minutes assis sur un banc vermoulu, à écouter le bruissement des feuilles, à m’émerveiller du vol insensé des hirondelles, à goûter, enfin, ce presque parfait bonheur. Car, oui, une ombre, un moment, a assombri mon front. Il y avait une absente. A qui j’aurais aimé tenir la main, là, dans la plénitude de cet instant à jamais perdu...&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; widows: 0; orphans: 0;" align="justify"&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3343254445135067599-7256106836614405114?l=jipeleon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jipeleon.blogspot.com/feeds/7256106836614405114/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3343254445135067599&amp;postID=7256106836614405114&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3343254445135067599/posts/default/7256106836614405114'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3343254445135067599/posts/default/7256106836614405114'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jipeleon.blogspot.com/2009/02/11-juin-2005.html' title='11 juin 2005'/><author><name>Jean-Pierre Léon Collignon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08681576119779250266</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_bd7Bg48usA4/SaF3EQ7aY0I/AAAAAAAAAAM/m3VpzlS7HVM/S220/jean-Pierre+Collignon+%26+Bon+Papa.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3343254445135067599.post-7031496465291980266</id><published>2009-02-12T08:42:00.000-08:00</published><updated>2009-02-12T08:44:21.339-08:00</updated><title type='text'>4 juin 2005</title><content type='html'>&lt;meta equiv="CONTENT-TYPE" content="text/html; charset=utf-8"&gt;&lt;title&gt;&lt;/title&gt;&lt;meta name="GENERATOR" content="OpenOffice.org 2.4  (Win32)"&gt;&lt;style type="text/css"&gt; 	&lt;!-- 		@page { size: 21cm 29.7cm; margin: 2cm } 		P { margin-bottom: 0.21cm } 	--&gt; 	&lt;/style&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; widows: 0; orphans: 0;" align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman,serif;"&gt;Le peuple souverain a tranché: C’est non. Un non “franc et massif” comme le disait le Général de Gaulle, un non sans équivoque aucune, un non qui ressemble bien à ce qu’un commentateur écrivait dans les heures qui ont suivis le dépouillement,  un “mai 68” des urnes. Un non qui claque  comme une gifle à la figure de ceux qui, tous bords confondus, ont crus que l’on pouvait indéfiniment se moquer du monde avec cet applomb méprisant qui est la marque des élites, ici comme ailleurs. Et si, dans une chronique précédente, j’ai pu vous donner l’impression que la campagne qui a précédé le référendum de dimanche dernier m’amusait plus qu’elle me passionnait, c’est que je n’en n’étais que le spectateur et que mes avis ou prises de positions ne pouvaient en aucune manière influer sur l’issue d’un scrutin duquel je n’étais pas partie prenante. Maintenant que les choses ont pris la tournure que vous savez et avec  les conséquences qui en découlent, je m’autorise à vous livrer mon sentiment sur cette affaire, édifiante à plus d’un égard. Il est bien clair - et vous l’aurez constaté aussi bien que moi - que la question Européenne, cette histoire de traité constitutionnel, n’a été que l’occasion, pour les français, de manifester avec force la défiance dans laquelle ils tiennent désormais l’actuel chef de l’Etat et son gouvernement, vaguement replâtré en vue des prochaines échéances électorales et seulement dans cette perspective. Ce qui est apparu avec force au soir du scrutin du 29 mai, c’est la distance, le fossé vertigineux qui sépare la classe politique dans son ensemble et ceux qui font les frais et qui payent chaque jour d’avantage l’impéritie et l’aveuglement de ceux qui sont sensés veiller au bien être commun. La fameuse question sociale que l’on croyait enfouie sous l’apparente futilité d’une société tout entière tournée vers le clinquant et le paraître, cette question qui n’a toujours pas reçu de réponse, revient à l’ordre du jour de façon éclatante. Et que la construction Européenne connaisse aujourd’hui un coup d’arrêt, qu’elle soit passée au deuxième plan des préoccupations de nos voisins n’a, non plus, rien de bien étonnant. C’est que, en ce domaine aussi, on a bien senti combien est énorme la distance qui sépare les citoyens de l’Union et les institutions européennes avec leurs commissaires qui prennent des mesures, imposent des directives qui s’ajoutent aux contraintes et difficultés quotidiennes que subissent un nombre grandissant de citoyens, privés de repaires, démunis devant l’injustice et la cruauté d’un marché qui, de plus en plus, veut s’imposer comme le seul recours et l’ultime et indiscutable réalité, à laquelle il serait vain et futile de vouloir s’opposer. Je vois dans le non français la preuve éclatante que cette prétention peut être battue en brêche et qu’elle l’a été effectivement; je vois dans le rejet du traité constitutionnel par la France d’en bas, celle du petit peuple, un signe, une amorce de contestation de cet ordre des choses que l’on nous présente encore et toujours comme immuable et nécessaire. Il y a dans ce non, une forme de la poésie qui nous dit qu’il y a dans le monde autre chose que l’argent, les banques, la bourse, les sicavs, les actions ou les bons du trésor. Je vois dans le rassemblement et la fête de dimanche soir, Place de la Bastille, comme une bouffée d’air frais, le souffle d’un printemps qui m’en rappelle un autre, qui est resté dans les mémoires, quoi qu’on ait pu faire pour en étouffer le souvenir. Oui, les gens dansaient et chantaient, s’embrassaient et riaient, pendant que sur les plateaux de télévisions, les énarques et les chefs de partis discutaillaient et se chamaillaient sur des questions désormais sans importances. Il y a dans ce non un oui joyeux et tonique, un oui à la vie débarrassée de cela qui l’encombre et la nie. Ce non est un rayon de soleil dans la grisaille, un éclat de rire, une promesse, le signe de la main d’un homme à un autre homme dans la foule anonyme...&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; widows: 0; orphans: 0;" align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; widows: 0; orphans: 0;" align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; widows: 0; orphans: 0;" align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; widows: 0; orphans: 0;" align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman,serif;"&gt;&lt;br /&gt;				  &lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3343254445135067599-7031496465291980266?l=jipeleon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jipeleon.blogspot.com/feeds/7031496465291980266/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3343254445135067599&amp;postID=7031496465291980266&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3343254445135067599/posts/default/7031496465291980266'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3343254445135067599/posts/default/7031496465291980266'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jipeleon.blogspot.com/2009/02/4-juin-2005.html' title='4 juin 2005'/><author><name>Jean-Pierre Léon Collignon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08681576119779250266</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_bd7Bg48usA4/SaF3EQ7aY0I/AAAAAAAAAAM/m3VpzlS7HVM/S220/jean-Pierre+Collignon+%26+Bon+Papa.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3343254445135067599.post-2849251807162938905</id><published>2009-02-12T08:38:00.000-08:00</published><updated>2009-02-12T08:41:18.062-08:00</updated><title type='text'>21 mai 2005</title><content type='html'>&lt;meta equiv="CONTENT-TYPE" content="text/html; charset=utf-8"&gt;&lt;title&gt;&lt;/title&gt;&lt;meta name="GENERATOR" content="OpenOffice.org 2.4  (Win32)"&gt;&lt;style type="text/css"&gt; 	&lt;!-- 		@page { size: 21cm 29.7cm; margin: 2cm } 		P { margin-bottom: 0.21cm } 	--&gt; 	&lt;/style&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm; widows: 0; orphans: 0;" align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman,serif;"&gt;La petite histoire que voici, je vous la livre, à vous toutes et à vous tous mais vous permettrez que je la dédie tout particulièrement à cette bonne, aimable et attentive Madame Pépin, fidèle correspondante dont j’étais sans nouvelle depuis un petit bout de temps et qui, il y a quelques jours s’est à nouveau manifestée mettant ainsi un terme aux vagues inquiétudes que je nourrissais à son endroit. C’est, bien évidemment une histoire aussi vraie qu’il est possible et elle s’est déroulée chez moi, un matin qui me voyait occupé aux soins de mon petit ménage. J’avais, très bêtement entrepris de faire la vaisselle. Les verres, les tasses, les assiettes et les couverts se couvraient d’eau chaude et, bien évidemment, il me fallait y ajouter un peu de détergent, ce que je fis illico. S’est produit alors ce curieux phénomène, que vous avez sans aucun doute déjà observé, qu’au moment de presser le flacon de plastique pour en faire sortir un jet de savon liquide, une minuscule petite bulle a profité de l’occasion pour prendre la poudre d’escampette qui est un des plus jolis mots de notre belle langue française. Quand je dis que cette bulle était minuscule, vous pouvez m’en croire; à tout casser elle devait avoir un rayon de deux millimètres, à peine. Et voici que la petite bulle s’élève dans les airs, passe au dessus de la table, arrive à proximité de la fenêtre ouverte, se voit repoussée par un tout aussi minuscule courant d’air, amorce un piqué, et puis remonte, revient, si j’ose dire, sur ses pas pour, finalement, entrer en contact avec le linoléum et y finir sa brève et gracieuse existence de petite bulle de rien du tout. Et pendant son périple, je la suivais et pas seulement des yeux car je l’accompagnais en marchant derrière elle, pour voir jusqu’où elle irait et combien de temps elle se donnerait ainsi en spectacle. Vous dirais-je que j’étais absolument sous le charme de l’audacieuse et qu’un sourire de connivence éclairait mon visage au demeurant si sympathique? Oui, je vous le dit. Et que je vous dise encore que depuis quelque temps, ce sourire ne me quitte que rarement et que quand je pars en promenade comme c’est souvent le cas ces jours-ci, ayant décidé de me mettre à explorer mon nouveau quartier, ce sourire est là, à sa juste place, entre le nez et le menton. Et quand je vais chez l’épicier acheter mon chou-fleur  mon concombre ou mes patates, ce sourire est toujours là. De la même façon qu’il ne me lâche pas d’une semelle quand j’entre chez l’aimable marchande de fromages qui vend aussi un petit vin tout à fait convenable qu’elle met elle-même en bouteille. Surtout, persuadez vous de ce que ce sourire n’est aucunement forcé, je n’y suis pour rien, je vous l’assure. Il est apparu, comme ça, sans prévenir et j’ai mis un certain temps à m’apercevoir de sa présence. En vérité, je crois bien pouvoir le dire, ce rien du tout de sourire n’est que l’infime partie visible de ce qui m’habite et me conduit. Je me sens empli d’une manière de chaleur, de tendresse et d’amour envers tout ce qui m’entoure qui me fait aussi léger que le souffle de brise fraîche tournoyant dans ma chambre, à l’heure où, cette nuit, je pianote sur le clavier et que les mots s’alignent sur le petit écran. Oui, ce sourire est à l’image de mon âme, une petite âme gaie et insouciante qui sautille et danse et virevolte au gré des heures libres de toute contrainte. Ma vie me paraît belle; elle vaut pour elle même et n’a pas de justification particulière et peut-être même n’en n’a t-elle aucune; elle est seulement là, pour celle-ci, que j’attendais tout à l’heure, au buffet de la gare, avec au coeur la même impatience qu’il y a dix ans mais avec, au surplus, cette sérénité joyeuse qui m’est venue de ce que je sais désormais que nous sommes tous et que je suis semblable à cette brise de tout à l’heure, qui s’engouffrait par la fenêtre ouverte; un souffle léger et sans consistance, une vaguelette sur la surface d’un lac transparent, un nuage qui passait par là, une petite bulle de savon guillerette et éphémère.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; widows: 0; orphans: 0;" align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; widows: 0; orphans: 0;" align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; widows: 0; orphans: 0;" align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman,serif;"&gt;&lt;br /&gt;										&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3343254445135067599-2849251807162938905?l=jipeleon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jipeleon.blogspot.com/feeds/2849251807162938905/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3343254445135067599&amp;postID=2849251807162938905&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3343254445135067599/posts/default/2849251807162938905'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3343254445135067599/posts/default/2849251807162938905'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jipeleon.blogspot.com/2009/02/21-mai-2005.html' title='21 mai 2005'/><author><name>Jean-Pierre Léon Collignon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08681576119779250266</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_bd7Bg48usA4/SaF3EQ7aY0I/AAAAAAAAAAM/m3VpzlS7HVM/S220/jean-Pierre+Collignon+%26+Bon+Papa.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3343254445135067599.post-3710091786640741944</id><published>2009-02-12T08:33:00.000-08:00</published><updated>2009-02-12T08:37:38.939-08:00</updated><title type='text'>10 mai 2005</title><content type='html'>&lt;meta equiv="CONTENT-TYPE" content="text/html; charset=utf-8"&gt;&lt;title&gt;&lt;/title&gt;&lt;meta name="GENERATOR" content="OpenOffice.org 2.4  (Win32)"&gt;&lt;style type="text/css"&gt; 	&lt;!-- 		@page { size: 21cm 29.7cm; margin: 2cm } 		P { margin-bottom: 0.21cm } 	--&gt; 	&lt;/style&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; widows: 0; orphans: 0;" align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman,serif;"&gt;C’est une évidence qui ne devrait normalement échapper à personne: nous vivons une époque décidément bien singulière. Il y a gros à parier que le premier sage grec venu ou n’importe quel humain des temps anciens perdrait la raison et peut-être même la vie en l’espace de quelques minutes s’il se trouvait plongé dans la réalité qui est la nôtre. Cela dit, malgré les inconvénients et imperfections de plus ou moins grande importance, selon le jugement que l’on peut en avoir, il paraît bien que le monde, tel qu’il va son actuel bonhomme de chemin, peut encore compter sur un certain nombre de volontaires prêts à se dévouer à l’édification du futur. Nombreuses et touchantes, en effet, sont les nouvelles figures qui se bousculent et nous interpellent, font des signes et des sourires et remplissent nos boîtes à lettres d’appels pressants et de projets qui devraient, à les en croire, susciter chez nous tous un enthousiasme débordant et une adhésion inconditionnelle ce qui est loin d’être le cas à ce qu’il me semble. Mais peut-être manquons nous de discernement ou de confiance en l’avenir, ou bien aussi sommes nous décidément par trop méfiants, habitués que nous sommes à la désillusion et au désenchantement qui sont le propre des temps qui sont les nôtres. Toujours est-il que, selon moi, d’où qu’ils viennent et quels que soient leurs états de service dans la culture, le syndicalisme ou autre domaine où ils disent avoir été particulièrement actifs et brillants, je ne peux me départir, à l’encontre de ces nouveaux venus, d’une impression de déjà vu. En réalité, voyez vous, tout cela m’ennuie autant que certain film, vu récemment et qui, comme d’autres, m’a laissé sur ma faim. Voilà, c’est exactement cela, le monde, ce monde-ci, me laisse sur ma faim, il m’irrite plus qu’il ne pourrait encore me révolter. Et s’il m’est arrivé, tout récemment, de faire allusion à la révolution, souhaitable malgré les bouleversements imprévisibles qu’elle entraînerait nécessairement, sans pour autant renier mes propos, il me semble devoir redire que, selon toute vraisemblance, notre génération, en tout cas, n’aura pas le bonheur de la connaître et d’y participer. Au moins, aurons nous sentis souffler sur nos consciences endormies, la belle chaleur de ce lointain mois de mai -trente-cinq ans, déjà- qu’un ministre-philosophe, s’adressant aux enseignants de France, rend responsable de tous les maux dont souffre la jeunesse de la république. Pour Luc Ferry, en effet, si les jeunes mettent si peu d’ardeur aux études, s’ils s’adonnent avec tant de frénésie aux jeux électroniques ou à l’affrontement avec la police dans les banlieues, c’est la faute à leurs parents bercés par les illusions et les rêves que ce printemps là avait fait naître. Je connais très bien un jeune, Antoine, qui se trouve être le plus jeune de mes fils et je puis témoigner que, derrière une apparente indolence et cette fascination pour le monde de l’informatique sous toutes ses formes, se trouve une manière de regarder et juger cette époque et son cortège de malheur qui pourrait en remontrer à certains de nos représentants, élus ou en voie de l’être. L’aveuglement et la mauvaise foi de la plupart d’entre-eux devant les immenses questions soulevées par notre mode de vie et les choix qui en découlent à tous points de vue n’échappent pas à cette génération sensible par dessus tout aux problèmes environnementaux. Me sont venus aux oreilles, dans des circonstances dont je vous épargnerais les détails, d’autres témoignages, recueillis dans des classes que ces jeunes fréquentent et qui, tous, vont dans le même sens. Que celles et ceux qui ont plus ou moins mon âge et qui ont vécus, comme moi, les évènements de ces cinquantes dernières années ne désespèrent de rien, l’histoire réservera très certainement à nos descendants d’autres  amères désillusions mais aussi d’autres belles surprises... &lt;/span&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; widows: 0; orphans: 0;" align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; widows: 0; orphans: 0;" align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman,serif;"&gt;			&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; widows: 0; orphans: 0;" align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; widows: 0; orphans: 0;" align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman,serif;"&gt;&lt;br /&gt;										&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3343254445135067599-3710091786640741944?l=jipeleon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jipeleon.blogspot.com/feeds/3710091786640741944/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3343254445135067599&amp;postID=3710091786640741944&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3343254445135067599/posts/default/3710091786640741944'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3343254445135067599/posts/default/3710091786640741944'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jipeleon.blogspot.com/2009/02/10-mai-2005.html' title='10 mai 2005'/><author><name>Jean-Pierre Léon Collignon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08681576119779250266</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_bd7Bg48usA4/SaF3EQ7aY0I/AAAAAAAAAAM/m3VpzlS7HVM/S220/jean-Pierre+Collignon+%26+Bon+Papa.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3343254445135067599.post-4808534180457043670</id><published>2009-02-12T08:29:00.000-08:00</published><updated>2009-02-12T08:31:49.265-08:00</updated><title type='text'>23 avril 2005</title><content type='html'>&lt;meta equiv="CONTENT-TYPE" content="text/html; charset=utf-8"&gt;&lt;title&gt;&lt;/title&gt;&lt;meta name="GENERATOR" content="OpenOffice.org 2.4  (Win32)"&gt;&lt;style type="text/css"&gt; 	&lt;!-- 		@page { size: 21cm 29.7cm; margin: 2cm } 		P { margin-bottom: 0.21cm } 	--&gt; 	&lt;/style&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; widows: 0; orphans: 0;" align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman,serif;"&gt;L’autre soir, étant dans un relatif désoeuvrement - état que j’affectionne particulièrement - je me suis installé dans mon petit divan recouvert de tissu imitation léopard et j’ai allumé la télé. Rien que de très banal, j’en conviens. Hé bien, j’ai été servi, si j’ose dire. Sur une chaîne, il y avait un terrible reportage consacré à la libération des camps de la mort par les armées anglo-américaines et russes. Je ne vous cacherais pas que, tout en étant parfaitement au fait de cette sinistre période de notre histoire, les témoignages de quelques-uns des rescapés de ces enfers terrestres m’ont considérablement touchés et le mot est faible. Et puis, il y avait les images. Vous savez bien, vous les avez déjà vues, ces rangées de cadavres nus et squelettiques, ces amoncellements de corps décharnés qu’un bulldozer, conduit par un soldat britannique, pousse jusqu’à la fosse commune. Vous les avez déjà vus, ces yeux encore ouverts sur l’innommable, ces bouches béantes figées dans l’appel du dernier souffle de vie. Et j’étais là, fumant des cigarettes, bouleversé par l’histoire de ce rescapé qui, rentré à Paris et soigné dans un hôtel mis à la disposition de ceux qui revenaient de Buchenwald, d’Auschwitz ou de Bergen-Belsen, racontait comment il avait retrouvé là sa femme, qui en était revenue elle aussi et qu’il croyait disparue. Et leur joie et leurs larmes et les larmes de ceux qui les entouraient. Et des images encore. Les soldats américains abasourdis, les bras ballants devant ces hommes fantomatiques; et cette détenue, à bout de forces, accroupie dans la poussière et qui pleure, pleure et embrasse et embrasse encore la main de ce soldat russe venu en libérateur, innonde de ses larmes cette main.Tout cela a été. Mais dans cinq ou six cents ans, les historiens de ce temps là parlerons de cela comme ils parlent aujourd’hui de la férocité des légionnaires romains ou des massacres joyeux auxquels s’adonnaient les hordes de Gengis Khan. L’histoire la plus ancienne est une fresque qui n’a pas plus de réalité qu’un film qui la restitue. Ni moi, ni personne ne peut ni ne pourra avoir accès à cette somme vertigineuse de souffrance, accumulée depuis l’aube de notre humanité. C’est ainsi: collectivement, nous balançons et nous balanceront toujours entre le meilleur et le pire et je trouve assez juste cette formule qui dit que l’Histoire ne se répète pas, mais qu’elle bégaye. Les régimes anciens sont balayés par de belles et hautes espérances, qui sont noyées par la terreur; les Empires s’effondrent, les civilisations sont englouties, les grands conquérants laissent la place aux petits hommes dont parlaient Nietzsche, ceux-là qui dirigent aujourd’hui la planète, avec leur misérable mentalité d’épicier. Devant cela, encore une fois, je veux redire ce qui me paraît vrai. C’est à l’échelle infime, au niveau le plus modeste, c’est à dire, à la hauteur de chacun, que le plus important se joue. Il n’y a, à cet égard, ni grandes ni petites choses; d’une certaine façon, tout peut-être considéré comme parfaitement égal. Il ne s’agit plus, il s’agira de moins en moins d’une quelconque résistance armée; je pense plutôt  à une résistance désarmante, sobre, silencieuse, parcimonieuse dans ses intentions autant que dans ses effets. Je ne parle pas de ce replis frileux et mesquin qui est la marque de ceux qui sont persuadés qu’ils n’ont pas eu ce que leurs prétendus mérites ou talents auraient dû leur offrir. Je veux parler de présence au plus profond de soi, mais dans la plus complète et libre ouverture aux autres, à la vie, à toute la vie. Ce soir, de la fenêtre largement ouverte de ma chambre, je vois un ciel merveilleusement bleu et la lune, qui me fait signe. Il règne un grand et beau silence et je ne regrette rien de ce qui m’est arrivé ou non. Dans la plus extrême conscience de la fragilité et de la brièveté de tout, je rêve qu’un jour la paix qui m’habite en cet instant soit commune à tous les hommes; et qu’ils soient simplement heureux de cela.  &lt;/span&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; widows: 0; orphans: 0;" align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; widows: 0; orphans: 0;" align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; widows: 0; orphans: 0;" align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman,serif;"&gt;&lt;br /&gt;										 &lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3343254445135067599-4808534180457043670?l=jipeleon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jipeleon.blogspot.com/feeds/4808534180457043670/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3343254445135067599&amp;postID=4808534180457043670&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3343254445135067599/posts/default/4808534180457043670'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3343254445135067599/posts/default/4808534180457043670'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jipeleon.blogspot.com/2009/02/23-avril-2005.html' title='23 avril 2005'/><author><name>Jean-Pierre Léon Collignon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08681576119779250266</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_bd7Bg48usA4/SaF3EQ7aY0I/AAAAAAAAAAM/m3VpzlS7HVM/S220/jean-Pierre+Collignon+%26+Bon+Papa.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3343254445135067599.post-3720973985012231604</id><published>2009-02-12T08:28:00.000-08:00</published><updated>2009-02-12T08:29:23.586-08:00</updated><title type='text'>16 avril 2005</title><content type='html'>&lt;meta equiv="CONTENT-TYPE" content="text/html; charset=utf-8"&gt;&lt;title&gt;&lt;/title&gt;&lt;meta name="GENERATOR" content="OpenOffice.org 2.4  (Win32)"&gt;&lt;style type="text/css"&gt; 	&lt;!-- 		@page { size: 21cm 29.7cm; margin: 2cm } 		P { margin-bottom: 0.21cm } 	--&gt; 	&lt;/style&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; widows: 0; orphans: 0;" align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman,serif;"&gt;Avant d’entrer dans le vif de notre discussion de ce jour, laissez moi vous dire que, en toute modestie, je suis assez content de moi. Il semble bien, au vu de quelques unes de vos réactions, que ma chronique de la semaine dernière a été parfaitement comprise, j’en suis heureux, évidemment. Mais foin de considérations Vaticanes, liturgiques et autres, comme d’habitude, j’ai pas mal médité, ces jours-ci et il en résulte ceci; accrochez vous... En regardant le ciel, en laissant mes regards aller au hasard des images qui s’offraient à moi, j’ai pensé ou, plus exactement, j’ai imaginé qu’ailleurs, près d’ici ou dans un lointain pays ou le parler est différents, le paysage plus aride, ou plus montagneux ou plus verdoyant de forêts immenses, un autre homme, ou une femme, pourquoi pas, regardait le ciel. Un seul et unique ciel; le même pour tous les hommes, pour toutes les créatures vivant sur cette planète: cela est vrai, cela ne peut être mis en doute. Est vraie aussi et incontestable, la présence pour tous les hommes, de cela qui l’entoure et le berce; les fleuves tumultueux ou les charmants ruisseaux au milieu des champs, les prés, les bois, les forêts et les animaux qui y vivent. Est vraie et incontestable la beauté et la majesté des océans, les vagues qui viennent se reposer sur les plages de sable fin ou qui se jettent à corps perdu sur les falaises de calcaire en tourbillonnant. Est belle et vraie la grandeur de l’astre du jour, la troublante étendue de la voie lactée et les myriades de mondes qui tournoient dans l’infinité du temps et de l’espace. Tout cela est vrai mais ne nous appartient pas, s’offre à nous, seulement et nous enveloppe et fait partie de nous autant que nous en faisons partie. Je vois dans cette évidence une raison suffisante de ne pas avoir besoin d’une forme quelconque de religion pour satisfaire mon goût ou mon besoin d’absolu. Est divin ce qui est là de toute éternité et sera toujours là; ce qui, dans la somptueuse marche des univers, dans l’éclatante lumière du matin, dans l’écorce d’un arbre ou le frémissement d’un bosquet nous dit seulement ceci: Regarde, respire, écoute et fais silence. Et prie si tu le veux et à ta façon, communie avec la pluie qui te dégouline sur le visage, avec les flocons de neige, avec les rayons du soleil qui frappent à ta fenêtre, avec l’inconnu qui ce matin t’a souri et puis a poursuivi son chemin. Est beau et vrai ce souvenir: La semaine dernière nous nous  promenions, elle et moi, dans les bois, sur les hauteurs de Spa. Sous son imperméable jaune, elle avait, sur mon insistance, enfilé une veste noire à capuchon, que je portais jusqu’à ce qu’elle me dise avoir un peu froid. Elle a rabattu le capuchon sur ses cheveux, qui sont fins, dorés et parfumés. A un moment, nous avons longé des troncs d’arbres abattus, qui gisaient à la droite du chemin que nous suivions. Elle a pris un tout petit élan et s’est juchée sur l’un deux; elle sautillait dans un équilibre instable sur la surface cylindrique de l’arbre mort, comme la petite fille qu’elle a été quand elle se promenait avec ses parents, il y a bien longtemps. Et qu’elle grimpait avec la même innocence et le même sérieux sur le tronc allongé d’un autre arbre. Dont on a peut-être fait une table, ou un meuble où l’on range les draps de lit fleurant la lavande, ou bien, encore, une bibliothèque où reposent de beaux livres pleins de pensées et d’images. Et, à propos de livre, je viens de terminer le merveilleux ouvrage que Marguerite Yourcenar a consacré à cette haute et fière figure qu’était l’Empereur Hadrien, successeur et fils adoptif de Trajan. Tout à la fin du livre, Hadrien, sur le point de mourir, parle à son coeur, et il dit ceci, que je vous invite à méditer: “Petite âme, âme tendre et flottante, compagne de mon corps, qui fut ton hôte, tu vas descendre dans ces lieux pâles, durs et nus, où tu devras renoncer aux jeux d’autrefois. Un instant encore, regardons ensemble les rives familières, les objets que sans doute nous ne reverrons plus... Tâchons d’entrer dans la mort les yeux ouverts...”&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; widows: 0; orphans: 0;" align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; widows: 0; orphans: 0;" align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; widows: 0; orphans: 0;" align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; widows: 0; orphans: 0;" align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman,serif;"&gt;&lt;br /&gt;				  						&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3343254445135067599-3720973985012231604?l=jipeleon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jipeleon.blogspot.com/feeds/3720973985012231604/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3343254445135067599&amp;postID=3720973985012231604&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3343254445135067599/posts/default/3720973985012231604'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3343254445135067599/posts/default/3720973985012231604'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jipeleon.blogspot.com/2009/02/16-avril-2005.html' title='16 avril 2005'/><author><name>Jean-Pierre Léon Collignon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08681576119779250266</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_bd7Bg48usA4/SaF3EQ7aY0I/AAAAAAAAAAM/m3VpzlS7HVM/S220/jean-Pierre+Collignon+%26+Bon+Papa.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3343254445135067599.post-1191333500207699531</id><published>2009-02-12T08:22:00.000-08:00</published><updated>2009-02-12T08:25:47.515-08:00</updated><title type='text'>26 mars 2005</title><content type='html'>&lt;meta equiv="CONTENT-TYPE" content="text/html; charset=utf-8"&gt;&lt;title&gt;&lt;/title&gt;&lt;meta name="GENERATOR" content="OpenOffice.org 2.4  (Win32)"&gt;&lt;style type="text/css"&gt; 	&lt;!-- 		@page { size: 21cm 29.7cm; margin: 2cm } 		P { margin-bottom: 0.21cm } 	--&gt; 	&lt;/style&gt;   &lt;p style="margin-bottom: 0cm; widows: 0; orphans: 0;" align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman,serif;"&gt;Donc, c’est le printemps. Aucun doute là dessus. Et je suis tout guilleret, tout joyeux et léger. En ce mercredi, dans ma chambre-bureau, la fenêtre est ouverte sur le jardin, la boulangerie d’à côté empli l’atmosphère de l’odeur de la cuisson du pain, une odeur un peu envahissante à mon goût, mais enfin, ça pourrait être pire. Il y en a qui vivent aux abords des usines de la vallée de la Meuse et qui supportent - comment font-ils, je me le demande - les senteurs pestilentielles qui s’échappent des cheminées des fabriques de fer et d’aciers en tous genres où des générations d’ouvriers se sont esquinté la santé pour des générations d’actionnaires grassouillets et bien portants. Et, à propos d’ouvriers, d’actionnaires et autres décideurs de la choses publique, je ne puis passer sous silence la journée de samedi dernier; vous savez bien, cette manif. Qui a rassemblé plus ou moins quatre-vingts milles personnes, dont moi. Je vous raconte. Je suis arrivé à Bruxelles sur le coup d’onze heure; j’avais choisi de descendre à Bruxelles nord et de rejoindre à pied le lieu de rassemblement, aux alentours de la gare du midi. Une petite balade d’inspection, si vous voulez, ou de mise en forme. Pour commencer, la rue neuve, qui est parallèle au Boulevard que devait emprunter le défilé; à l’angle de chacune des rues perpendiculaires aux deux grands axes, les badauds déambulaient au milieu des combis, des transports de troupes et des auto-pompes. Les policiers, dans leurs véhicules, lisaient le journal, papotaient et mangeaient leurs tartines, parfaitement décontractés. Il y en avait beaucoup, des policiers, comme à chaque fois que les gens se rassemblent; car enfin, on ne sait jamais, n’est-ce pas, avec ces trublions, ces enragés et autres anars qu’on est bien obligé de matraquer ne serait-ce qu’un tout petit peu pour calmer leurs ardeurs. Mais tout s’est passé sans le moindre accroc, je le dis en passant et de toute façon, vous le savez déjà. Mais continuons. J’ai fais une halte dans un bistro, celui-là même où, il y a quelques jours à peine, l’autre semaine, enfin, l’élue de mon coeur et moi avions dégusté une merveilleuse tarte aux légumes; j’ai commandé un sandwich jambon-beurre et un café, j’ai parcouru les pages du journal du jour, où il était question de la manif et des raisons du rassemblement. Et puis, j’ai rejoins la vaste étendue où la foule commençait à grossir. C’est à chaque fois, pour moi, une même exaltation, une excitation mêlée à une crainte diffuse, que de me retrouver au milieu de ces milliers de femmes et d’hommes arborant badges et auto-collants de toutes couleurs, du rouge, surtout mais aussi du vert, du bleu, de l’orange, un arc en ciel, enfin, qui mettait dans la grisaille de ce matin un air de fête et de promesses. Plus loin, un peu à l’écart de la marée humaine qui enflait de minute en minute, j’ai pris un gobelet de vin rouge au stand OXFAM, je me suis dirigé vers l’abri de tramway du large boulevard, j’ai posé le gobelet sur le banc de bois, j’ai commencé à me rouler une cigarette. Et puis une camionnette des transports en commun bruxellois s’est arrêtée à ma hauteur, un type en est descendu et, avec le bel accent de la capitale il m’a dit “Dites, vous n’attendez pas le tram, une fois? Parce qu’y roulent pas hein, à cause de la manifestation”... Je lui ai souri, je lui ai dit que je me doutais bien que les trams ne circulaient pas, que je buvais mon vin et que je me roulais simplement une cigarette; je l’ai remercié, il m’a souhaité une belle journée et le brave fonctionnaire de la STIB est reparti dans sa camionnette. J’ai rejoint la multitude, engagé la conversation avec un militant de la CGT de l’Essonne; il m’a offert son badge. Il avait une bonne tête de français moyen. La manifestation s’est mise en branle, il y avait un bruit terrible, des chants, des slogans repris par des milliers de voix. A un moment, plus loin, plus tard, l’énorme troupe de la CGT s’est mise à chanter l’Internationale. C’était beau et fort. Et j’étais très ému. Vous avez raté quelque-chose, c’est moi qui vous le dit...&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; widows: 0; orphans: 0;" align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; widows: 0; orphans: 0;" align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; widows: 0; orphans: 0;" align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman,serif;"&gt;&lt;br /&gt;				 						&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3343254445135067599-1191333500207699531?l=jipeleon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jipeleon.blogspot.com/feeds/1191333500207699531/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3343254445135067599&amp;postID=1191333500207699531&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3343254445135067599/posts/default/1191333500207699531'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3343254445135067599/posts/default/1191333500207699531'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jipeleon.blogspot.com/2009/02/26-mars-2005.html' title='26 mars 2005'/><author><name>Jean-Pierre Léon Collignon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08681576119779250266</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_bd7Bg48usA4/SaF3EQ7aY0I/AAAAAAAAAAM/m3VpzlS7HVM/S220/jean-Pierre+Collignon+%26+Bon+Papa.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3343254445135067599.post-2295308375948934559</id><published>2009-02-12T08:18:00.000-08:00</published><updated>2009-02-12T08:21:46.675-08:00</updated><title type='text'>26 février 2005</title><content type='html'>&lt;meta equiv="CONTENT-TYPE" content="text/html; charset=utf-8"&gt;&lt;title&gt;&lt;/title&gt;&lt;meta name="GENERATOR" content="OpenOffice.org 2.4  (Win32)"&gt;&lt;style type="text/css"&gt; 	&lt;!-- 		@page { size: 21cm 29.7cm; margin: 2cm } 		P { margin-bottom: 0.21cm } 	--&gt; 	&lt;/style&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; widows: 0; orphans: 0;" align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman,serif;"&gt;Les auditeurs vétérans de cette glorieuse et enviée émission et, partant, les millions de fidèles de ces modestes chroniques le savent, avant d’entamer la carrière de “monsieur qui cause dans le poste”, j’ai exercé une foultitude de grands et petits boulots, sauf chauffeur de taxi, en raison d’une profonde aversion pour les véhicules à quatre roues qui font des trous dans la couche d’ozone, ce qui est très vilain. Et voici que, depuis le début de cette semaine, votre humble serviteur, non content de s’occuper des courses, du gamin, du ménage - en ce compris la vaisselle, le repassage, le souper - voici, disais-je que je me suis mis dans la peau d’un représentant de commerce. Bien entendu, je ne me déplace qu’en train en autobus ou à pied, vous savez pourquoi et le vaste champ des mes investigations se trouve être nos charmantes provinces et les villes, moyennes ou petites où l’on peut avoir la chance de trouver des librairies. Pourquoi des librairies,  demanderez vous. Hé bien pour la simple raison que le numéro 4 de la revue “Mandrill” est sorti de presse et que je me suis proposé auprès des valeureux animateurs de la dite revue pour en distribuer ailleurs qu’à Liège ou Bruxelles comme c’était le cas jusqu’il y a peu. J’ouvre ici une parenthèse pour rappeler aux éventuels  distraits que “Mandrill” est une revue de très bonne qualité, qu’elle manie l’humour et la dérision sans jamais tomber dans la vulgarité, que les gens qui y prennent la plume ont un talent certain, qu’ils savent ce qu’écrire veux dire et que, de surcroît, ils ne se prennent pas au sérieux. En outre, pourquoi ne pas vous le confier, mes amis ont eu l’extrême bonté de me convier dans les pages de la dernière parution ce qui, d’une certaine manière, pourrait constituer, pour certaines et certains d’entre vous, une raison supplémentaire d’acquérir et déguster ce qui, dans quelques années, sera peut-être une rareté que s’arracheront les collectionneurs ici, là ou ailleurs, considérez la parenthèse comme fermée. Lundi, j’ai donc remplis mon sac de voyage de quelques exemplaires de la revue et, je m’en suis aller rejoindre la gare de chemin de fer, à un peu plus de cent mètres de mon nouveau domaine, j’ai attendu le train sur le quai en fumant une cigarette, j’ai rejoins la gare de Liège-Guillemins pour y attendre ma correspondance au buffet en dégustant un genièvre sur glace et puis, après un voyage d’une petite demi-heure, je suis arrivé à destination. C’est dire si je ne suis pas allé bien loin. Une petite ville de la vallée de la Meuse, un patelin tout ce qu’il y a de provincial, cela dit sans aucune condescendance. Et, sur la grand place - une minuscule grand place - la librairie dont j’avais l’adresse. Je suis entré, me suis présenté à une dame ma foi fort aimable et lui dit en quelques mots l’objet de ma visite et, toujours aussi gentiment, elle m’a demandé d’attendre le patron, qui n’allait pas tarder. Et il n’a pas tardé; je me suis à nouveau présenté, j’ai déposé un exemplaire de “Mandrill” sur le comptoir, il a regardé la couverture, feuilleté distraitement les pages de papier glacé et puis il m’a dit que cela ne l’intéressait pas, qu’il ne faisait pas dans ce genre d’article. Sur le coup, je me suis imaginé faisant ce genre de métier depuis des années, en proposant des boutons de manchette, des cols durs, des fermetures-éclair ou des tourne-vis à des commerçants surchargés ou méfiants, ou bougons. J’ai rangé la revue dans mon sac, j’ai dit au revoir à la dame - le patron s’était déjà éclipsé sans même me saluer - et, après avoir quitté les lieux, j’ai flâné dans deux ou trois rues; j’ai vu quelques maisons qui avaient de l’allure, j’ai repassé la Meuse et me suis dirigé vers la gare. En passant, j’ai repéré un bistrot qui me paraissait sympathique, j’y ai bu un café, j’ai mis une pièce dans un vieux Juke-box des années cinquante reconverti pour disque C.D et j’ai écouté Johnny Halliday pendant que la serveuse nettoyait ses verres en papotant avec le facteur du coin, assis au comptoir. Et puis j’ai repris le train. Comme un modeste représentant de commerce, sans chi chi, sans manières... &lt;/span&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; widows: 0; orphans: 0;" align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman,serif;"&gt;			              &lt;/span&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; widows: 0; orphans: 0;" align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; widows: 0; orphans: 0;" align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman,serif;"&gt;&lt;br /&gt;										&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3343254445135067599-2295308375948934559?l=jipeleon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jipeleon.blogspot.com/feeds/2295308375948934559/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3343254445135067599&amp;postID=2295308375948934559&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3343254445135067599/posts/default/2295308375948934559'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3343254445135067599/posts/default/2295308375948934559'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jipeleon.blogspot.com/2009/02/26-fevrier-2005.html' title='26 février 2005'/><author><name>Jean-Pierre Léon Collignon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08681576119779250266</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_bd7Bg48usA4/SaF3EQ7aY0I/AAAAAAAAAAM/m3VpzlS7HVM/S220/jean-Pierre+Collignon+%26+Bon+Papa.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3343254445135067599.post-3748480411214514928</id><published>2009-02-12T08:15:00.000-08:00</published><updated>2009-02-12T08:17:54.406-08:00</updated><title type='text'>19 février 2005</title><content type='html'>&lt;meta equiv="CONTENT-TYPE" content="text/html; charset=utf-8"&gt;&lt;title&gt;&lt;/title&gt;&lt;meta name="GENERATOR" content="OpenOffice.org 2.4  (Win32)"&gt;&lt;style type="text/css"&gt; 	&lt;!-- 		@page { size: 21cm 29.7cm; margin: 2cm } 		P { margin-bottom: 0.21cm } 	--&gt; 	&lt;/style&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; widows: 0; orphans: 0;" align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman,serif;"&gt;Je ne pourrais expliquer ni encore moins de tenter de savoir pourquoi mais je suis forcé de constater qu’ il s’est passé, pour moi,  des choses singulières, dimanche denier. Oh, des choses de bien peu d’importance en regard de la marche du monde, des conflits de toutes sortes, de la vie comme elle va  autour de nous. Et qui est si désolante, parfois. Je revenais d’un rendez-vous. Qui fut doux et tendre et rempli de cette chaleur qui fait que, pendant un peu moins de deux heures, mon âme s’est remplie d’une félicité qui m’a accompagné jusqu’à mon nouveau quartier et, plus précisément, dans l’un des quatre cafés situés, chacun, aux angles du carrefour qui se trouve à une dizaine de mètres de là où j’habite. Au vrai, je n’en fréquente qu’un, de ces bistrots, j’y ai déjà mes habitudes. Ce sont toujours les mêmes, assis au comptoir; qui me salue distraitement, qui discutent et rigolent, se chamaillent, parfois. Ce sont des gens simples, avec qui il m’est arrivé d’échanger quelques mots, qui ne savent rien de moi de même que je ne sais rien d’eux. Chacun sa petite planète symbolisée par un verre de bière. Vous savez ce que j’en pense, des cafés, des tavernes et des comptoirs. Ce sont des îlots dans la grisaille des jours, des lieux de communication et d’échange pour ceux qui en sont privés par ailleurs et qui viennent là pour se sentir moins seuls ou plus prosaïquement pour se saouler consciencieusement. Enfin, je me suis assis à ma table habituelle, à gauche, face aux dos de ceux qui sont accoudé au zinc. La nuit était déjà largement tombée et il neigeait. Derrière les énormes flocons et la vitre sur laquelle est peinte l’enseigne des lieux, il y avait un réverbère de l’éclairage public, d’une lumière blanche et intense et, fixant résolument un point précis du vitrage et ne le quittant pas des yeux, voici que les flocons, secoués par le vent, tombant vers le sol par dizaines de milliers, se sont transformés en autant de minuscules comètes qui traçaient dans l’espace des rayons fulgurants, des traits de lumière continus. Et j’étais là, devant mes trente-trois centilitres de bières, regardant la beauté du monde, l’extraordinaire féerie lumineuse et je soupirais d’un bonheur tout bête, d’une joie légère. Autour de moi, il y avait le brouhaha des conversations, je ne sais quelle chansonnette idiote dans les hauts-parleurs et, dehors, l’hiver qui se donnait en spectacle. Et puis j’ai repensé à cette discussion que j’avais eu, deux soirs auparavant, avec un vieil ami. Une discussion âpre et presque douloureuse qui portait sur cette réalité que nous partageons et sur la manière d’y intervenir, chacun selon ses moyens et ses convictions. Douloureuse, disais-je, car notre désaccord s’est avéré profond. D’un côté, l’on disait qu’il fallait “éveiller les gens”, les prendre à témoin, leur expliquer et leur montrer l’étendue du désastre, leur donner les clés de la compréhension et les moyens de l’action. De l’autre, on défendait l’idée qu’il appartient à chacun de faire son chemin, de ne compter que sur sa propre et souveraine volonté, d’aller patiemment et à petit pas vers ce que j’appellerais une forme de la sérénité. Le premier disait que le savoir, la culture, ne pouvaient que rendre les gens mieux à même de comprendre et saisir l’étendue de leur aliénation et de forger les armes de leur émancipation; le second soutenait que c’est dans la solitude, dans la réflexion qu’il faut s’essayer à vivre la vie vraie, débarrassée de ce qui l’encombre et la nie. D’une part, un discours à vocation messianique, de l’autre, le sérieux inséparable de la légèreté, la nécessaire modestie devant l’inconnaissable de notre condition première et ultime et, enfin, la revendication du droit au bonheur à la marge des courants dominants. En guise de conclusion et afin de vous donner de quoi prolonger ces réflexions, cette définition du messianisme, extraite du dictionnaire philosophique d’André Comte-Sponville: “C’est attendre son salut d’un sauveur, au lieu de s’en occuper soi-même. Le contraire, donc, de la philosophie.”&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; widows: 0; orphans: 0;" align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; widows: 0; orphans: 0;" align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; widows: 0; orphans: 0;" align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman,serif;"&gt;&lt;br /&gt;				 						&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3343254445135067599-3748480411214514928?l=jipeleon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jipeleon.blogspot.com/feeds/3748480411214514928/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3343254445135067599&amp;postID=3748480411214514928&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3343254445135067599/posts/default/3748480411214514928'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3343254445135067599/posts/default/3748480411214514928'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jipeleon.blogspot.com/2009/02/19-fevrier-2005.html' title='19 février 2005'/><author><name>Jean-Pierre Léon Collignon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08681576119779250266</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_bd7Bg48usA4/SaF3EQ7aY0I/AAAAAAAAAAM/m3VpzlS7HVM/S220/jean-Pierre+Collignon+%26+Bon+Papa.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3343254445135067599.post-3517196853439989992</id><published>2009-02-12T08:11:00.000-08:00</published><updated>2009-02-12T08:14:15.516-08:00</updated><title type='text'>22 janvier 2005</title><content type='html'>&lt;meta equiv="CONTENT-TYPE" content="text/html; charset=utf-8"&gt;&lt;title&gt;&lt;/title&gt;&lt;meta name="GENERATOR" content="OpenOffice.org 2.4  (Win32)"&gt;&lt;style type="text/css"&gt; 	&lt;!-- 		@page { size: 21cm 29.7cm; margin: 2cm } 		P { margin-bottom: 0.21cm } 	--&gt; 	&lt;/style&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; widows: 0; orphans: 0;" align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman,serif;"&gt;Un virage de plus à négocier dans ma petite vie sans grande importance; une fois encore, la vingt-cinquième ou à peu près, je change de paysage, de lieu de vie, de quartier. Je me prépare à dire adieu à la petite cour-jardin, au polygonum, à mes chers escargots et aux quelques dizaines de fourmis de la minuscule colonie, qui de toute façon m’ignore complètement, puisque c’est l’hiver et que ces bestioles attendent le printemps pour se remettre au boulot. C’est que, voyez vous, une opportunité s’est offerte, récemment. Un appartement avec deux chambres, une cuisine super-équipée avec assez d’armoires et de tiroirs que pour accueillir trois ou quatre fois mes quelques casseroles, assiettes, verres et couverts, un chouette salon donnant sur un jardin, le chauffage central, une salle de bain douillette avec eau froide ET eau chaude, enfin, un relatif confort dont je ne vois pas au nom de quoi je me priverais. Rassurez vous, mon train de vie ne va guère changer, mes préoccupations vont bien entendu rester ce qu’elles sont, la large portion de ciel visible depuis ma future chambre est vaste et je continuerais de regarder passer les beaux nuages en attendant l’inspiration de la chronique à venir. Et puis je m’en vais découvrir mon nouveau quartier en me promenant gentiment d’une rue à l’autre et nul doute qu’au détour de tel ou tel carrefour, je ne découvre un de ces lieux hautement poétique comme il en existe partout en ce vaste monde. C’est bien, le changement, je trouve. Déménager c’est un peu comme entreprendre un voyage avec un petit baluchon serré sur la poitrine, un paquet de tabac dans une poche, un peu de monnaie dans l’autre, dans l’éventualité ou l’on rencontrerais un petit bistrot accueillant, avec des habitués serrés au comptoir. Déménager, c’est une petite aventure, c’est une incursion dans un monde nouveau, c’est un saut dans l’inconnu et c’est une façon comme une autre de ne pas trop se laisser aller aux habitudes dont Nietzsche disait qu’elles étaient une chose excellente à condition d’en changer souvent. Donc, pour l’heure, je suis fichtrement Nietzschéen; il fait toujours aussi froid dans la petite pièce où je rédige ceci, en ce dimanche soir, j’ai décroché des murs les cadres dorés de mes ancêtres, j’ai rangé les photos punaisées au dessus de mon bureau, il y a des caisses dans tous les coins; dans sept jours exactement je m’endormirais dans une vraie chambre en attendant le premier petit déjeuner du premier lundi de cette nouvelle semaine, dans ce nouveau monde minuscule qui sera le mien désormais. Pour combien de temps? Allez savoir. Il y a longtemps que je me refuse à toute forme de projet. Vivre le jour qui s’annonce dès le matin est en soi une fort belle entreprise et je ne vois pas de raison à vouloir aller au delà de cette échéance. La vie est si fragile, nous tenons à si peu de choses, finalement, qu’il me paraît vain de vouloir anticiper l’avenir, ce qui, de toute manière est foncièrement vain et présomptueux. Certes, dès lors qu’il s’agit d’entreprendre quelque chose, de se décider pour telle ou telle orientation, oui, dans ce cas, il nous faut bien préparer le terrain, prendre nos dispositions en vue de l’aboutissement de ce que nous avons décidé, au risque que ce que nous avions imaginé soit démenti par un présent sans aucune relation avec ce que nous pouvions en attendre. Quant au reste, j’aime que plane en moi cette frémissante et belle incertitude qui a pour nom “Liberté” sans laquelle, à mes yeux, la vie perd un peu voire même beaucoup de son sel. Mais comprenez moi bien: la liberté, selon moi, n’a rien à voir avec la légèreté ou ce goût de l’hédonisme qui n’est pas le mien. Être libre, vouloir être libre ne peut se confondre avec la facilité, le dévergondage ou la licence, loin s’en faut. Je prétends qu’être libre, c’est de la même manière, pleinement, vouloir et attendre des autres qu’ils le soient aussi. Et qu’ils soient assez forts et assez aimant du tout de la vie que pour faire le meilleur usage possible de cette liberté qui est d’abord liberté intérieure, laquelle est absolument inviolable.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; widows: 0; orphans: 0;" align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; widows: 0; orphans: 0;" align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman,serif;"&gt;				&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; widows: 0; orphans: 0;" align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman,serif;"&gt;&lt;br /&gt;										&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3343254445135067599-3517196853439989992?l=jipeleon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jipeleon.blogspot.com/feeds/3517196853439989992/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3343254445135067599&amp;postID=3517196853439989992&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3343254445135067599/posts/default/3517196853439989992'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3343254445135067599/posts/default/3517196853439989992'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jipeleon.blogspot.com/2009/02/22-janvier-2005.html' title='22 janvier 2005'/><author><name>Jean-Pierre Léon Collignon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08681576119779250266</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_bd7Bg48usA4/SaF3EQ7aY0I/AAAAAAAAAAM/m3VpzlS7HVM/S220/jean-Pierre+Collignon+%26+Bon+Papa.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3343254445135067599.post-3978529305196710413</id><published>2009-02-12T08:07:00.000-08:00</published><updated>2009-02-12T08:10:42.731-08:00</updated><title type='text'>15 janvier 2005</title><content type='html'>&lt;meta equiv="CONTENT-TYPE" content="text/html; charset=utf-8"&gt;&lt;title&gt;&lt;/title&gt;&lt;meta name="GENERATOR" content="OpenOffice.org 2.4  (Win32)"&gt;&lt;style type="text/css"&gt; 	&lt;!-- 		@page { size: 21cm 29.7cm; margin: 2cm } 		P { margin-bottom: 0.21cm } 	--&gt; 	&lt;/style&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; widows: 0; orphans: 0;" align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman,serif;"&gt;Lundi, en fin de matinée, il y avait un message sur mon téléphone. C’était ma bonne et fidèle amie Thérèse, que je connais depuis plus de trente ans et qui partage avec moi la même passion pour le cinéma. Dans son message, justement, elle me disait que le soir même, elle avait l’intention de se rendre au Churchill pour la soirée des classiques et me demandait si, par hasard, en passant, j’avais l’intention de l’y accompagner. On donnait cette pure merveille de Franck Capra “It’s a wonderful life”, tourné en 1947 et dans lequel James Stewart, Donna Reed, Lionel Barrymore et quelques autres, nous emmènent dans une histoire d’une parfaite simplicité, avec un très méchant capitaliste sans scrupules et une bande de personnages plus attachants les uns que les autres, déterminés à faire front aux très vilaines entreprises du détestable exploiteur. Ajoutez-y l’intervention salutaire de l’ange gardien de notre héros, Georges Bailey, un climat d’une poésie et d’une chaleur inégalable et vous avez un film qui vous cogne au coeur et qui, lors de la séquence finale, pour ce qui me concerne, m’a mis de grosses larmes de bonheur et d’émotion au coin des paupières, je n’ai aucune honte à l’avouer. Comme dans la vie de tous les jours, cette histoire nous dit que les hommes peuvent être intérieurement beaux et désintéressés, soucieux du sort de leurs semblables et en même temps en proie au doute, envahi par le désespoir, prisonnier de la fatalité d’un monde soumis aux impératifs de la dure et implacable loi de ce foutu argent. L’argent, le pognon, le flouze, l’oseille, le bifton, quel que soit le nom qu’on lui donne, est le personnage central de ce film autant qu’il est, dans la vie réelle et selon moi, l’ennemi public numéro un après lequel aucune police ne cavale, bien au contraire. Je suis à chaque fois choqué et éberlué quand, à l’occasion, sur les grands boulevards de Liège, il m’arrive d’assister au passage du fourgon blindé en route vers la Banque Nationale, escorté, à l’avant et à l’arrière, par des véhicules de la police dont les vitres sont baissées et d’où jaillissent des mitraillettes prêtes à faire feu. L’argent est la chose au monde la moins partagée et la mieux protégée, par voie de conséquence. Mais enfin, son existence est bien réelle ce qui ne m’empêchera pas de toujours trouver étonnant que les vaches, les poules, les lions, les araignées, les escargots, les fourmis, enfin tous les animaux et les végétaux  se servent simplement de ce qui leur tombe sous les mandibules, les mâchoires ou les racines, sans débourser le moindre argent. Seul l’animal humain doit payer pour manger ce qui, à mes yeux, est une abomination. Mais que faire, sinon donner une piécette à ce pauvre bougre, grelottant de froid, donner quelques Euros pour l’Asie du sud est en faisant les courses du souper et chacun pour soi, s’en tenir au strict nécessaire, refuser les pièges que nous tend cette frivole société de la consommation, tourner le dos, délibérément, à toute forme d’ostentation et de paraître, se contenter de ce qui advient et puis sourire aux inconnus, être présents et attentifs aux amies, aux amis; faire rire, à l’occasion et, pour le reste, se consacrer entièrement à chaque instant qui passe, avoir l’âme sereine et douce et le coeur largement ouvert sur le monde. Oui, je veux le répéter encore, nous n’avons comme première préoccupation que de vouloir être heureux, malgré tout ce qui peut nous arriver, le meilleur comme le pire; et je vois dans ce vouloir bien autre chose qu’un frileux replis sur soi-même ou la moindre forme d’égoïsme. Il me semble, je suis même persuadé, que des hommes profondément heureux, c’est à dire, heureux seulement de vivre, d’accueillir la vie, sont mieux à même, par là, de partager, de donner, de participer, de faire preuve d’altruisme et d’attention à l’autre, quel qu’il soit et d’où qu’il vienne. Le monde, aujourd’hui, plus que jamais, a besoin d’un nouveau Socrate. Et dans un verre à pied, dans la cuisine, il y a un rameau de saule que Denise m’a rammené d’une de ses promenades en forêt, avec un bourgeon tendrement velu...&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; widows: 0; orphans: 0;" align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman,serif;"&gt;				  &lt;/span&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; widows: 0; orphans: 0;" align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; widows: 0; orphans: 0;" align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman,serif;"&gt;&lt;br /&gt;										&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3343254445135067599-3978529305196710413?l=jipeleon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jipeleon.blogspot.com/feeds/3978529305196710413/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3343254445135067599&amp;postID=3978529305196710413&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3343254445135067599/posts/default/3978529305196710413'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3343254445135067599/posts/default/3978529305196710413'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jipeleon.blogspot.com/2009/02/15-janvier-2005.html' title='15 janvier 2005'/><author><name>Jean-Pierre Léon Collignon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08681576119779250266</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_bd7Bg48usA4/SaF3EQ7aY0I/AAAAAAAAAAM/m3VpzlS7HVM/S220/jean-Pierre+Collignon+%26+Bon+Papa.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3343254445135067599.post-8860411534420228348</id><published>2009-02-12T08:02:00.000-08:00</published><updated>2009-02-12T08:07:08.909-08:00</updated><title type='text'>18 décembre 2004</title><content type='html'>&lt;meta equiv="CONTENT-TYPE" content="text/html; charset=utf-8"&gt;&lt;title&gt;&lt;/title&gt;&lt;meta name="GENERATOR" content="OpenOffice.org 2.4  (Win32)"&gt;&lt;style type="text/css"&gt; 	&lt;!-- 		@page { size: 21cm 29.7cm; margin: 2cm } 		P { margin-bottom: 0.21cm } 	--&gt; 	&lt;/style&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; widows: 0; orphans: 0;" align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman,serif;"&gt;Nous voici donc à pied d’oeuvre; l’année touche à sa fin. Un peu partout, c’est l’heure des bilans et je ne voudrais pour rien au monde manquer à mes devoirs envers vous en passant sous silence les quelques travers dont je suis coutumier dans ces chroniques que le monde entier nous envie. C’est vrai, tout de même, que nombreux sont mes tics et mes petites manies, quand ce sont pas, plus gravement encore, mes obsessions. J’ai, par exemple, cette fâcheuse habitude d’en remettre des couches sur la relative indigence de mes moyens, sur l’extrême austérité de mon cadre de vie, ce dont, sans aucun doute et comme on dit dans le peuple, vous n’avez strictement rien à cirer. Et que dire de cette sotte présomption que j’ai de toujours insister avec la plus extrême lourdeur sur ce prétendu bon vieux temps qui n’est, si j’y réfléchi un tant soit peu, que la ridicule et bien vaine nostalgie de mon enfance et de ma jeunesse. Comme si j’étais le seul à avoir été un enfant et un adolescent, comme si ce bonheur passé pouvait en quoi que ce soit vous intéresser ! Et puis, n’est-ce pas, de loin en loin, je vous parle d’amour, je joue au petit professeur en vous détaillant par le menu ce qui me semble bon en cette matière et quelle attitude avoir dans telles ou telles circonstances. Et ce n’est pas tout, derrière le sérieux de mes discours, il m’arrive de me laisser aller à vous titiller la libido en évoquant, à mots choisis et l’air de ne pas y toucher, ce que, je le sais fort bien, je devrais garder par devers moi. Oui, je suis un tantinet fétichiste, je n’aime rien tant que d’imaginer ce qu’il y a sous les jupes des filles et des femmes, ces mystérieuses et perverses créatures qui font rien que nous faire tomber en tentation et ne pas nous délivrer du mal, bien au contraire, amen.  Tout cela pour que vous compreniez à quel point je suis conscient d’être parfois bien présomptueux de vous faire, avec, tout de même, vous ne pouvez manquer de me l’accorder, le talent consommé qui est le mien, des leçon de morale, de philosophie, de conduite amoureuse, quand ce ne sont pas des cours de sciences naturelles ayant trait aux moeurs érotico-maniaques des escargots. Oui, je le confesse, je ne me prends pas pour n’importe qui et il m’arrive même de penser qu’il restera de moi autre chose que quelques dizaines de grammes de cendre s’en allant au gré du courant de telle ou telle rivière, je n’ai pas encore réfléchi à la question mais, tant que j’y suis et puisque cela semble vous préoccuper, il me paraît que la Seine, ce serait une bonne idée. A moins que, selon un de mes vieux rêves, l’une de vous ne prenne dans son sac à main, à côté de son rouge à lèvre, de sa poudre de riz et de sa culotte de rechange, de dentelles noires de préférence, les maigres restes de mon indispensable personne et ne s’en aille les disperser sur la pelouse du vieux stade Maracana où je me suis vu, tant de fois,  inscrire un but de légende sous les clameurs et les ovations de ses deux-cent milles spectateurs Et parfois, me laissant aller d’avantage encore à me rêveries, je ne puis m’empêcher, certain soir, d’évoquer le jour fatidique de mes funérailles. Et là, je me complaîs à maginer les visages baignés de larmes des femmes et des hommes qui auront eu l’immense privilège de me connaître voire de m’aimer. J’entends les commentaires dit à voix basses, le discours d’adieu que celle-ci ou celui là prononcera devant ma dépouille et le long cortège écrasé par la douleur se dispersant par petits groupes avant de se retrouver dans un de ces cafés que j’aurais aimé, pour y boire, se saouler la gueule et finir par rigoler aux souvenirs de mes facéties. Voilà comment je suis braves gens. Et voilà de quoi je vous nourri et vous abreuve sans vergogne; soyez sympas et ne me jetez pas la pierre, je finirais bien par m’arrêter de dégoiser, rassurez vous. Et faites moi plaisir, vous ou vous, là, loin d’ici, dites moi que vous me regretterez, ce serait bon pour mon ego... Allez, je vous laisse. Et je vous souhaite un joyeux Noël, un chouette réveillon de nouvel an et à l’année prochaine, même jour, même heure !&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; widows: 0; orphans: 0;" align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman,serif;"&gt;				  &lt;/span&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; widows: 0; orphans: 0;" align="justify"&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3343254445135067599-8860411534420228348?l=jipeleon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jipeleon.blogspot.com/feeds/8860411534420228348/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3343254445135067599&amp;postID=8860411534420228348&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3343254445135067599/posts/default/8860411534420228348'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3343254445135067599/posts/default/8860411534420228348'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jipeleon.blogspot.com/2009/02/18-decembre-2004.html' title='18 décembre 2004'/><author><name>Jean-Pierre Léon Collignon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08681576119779250266</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_bd7Bg48usA4/SaF3EQ7aY0I/AAAAAAAAAAM/m3VpzlS7HVM/S220/jean-Pierre+Collignon+%26+Bon+Papa.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3343254445135067599.post-5711452880563511467</id><published>2009-02-12T07:57:00.000-08:00</published><updated>2009-02-12T08:02:02.723-08:00</updated><title type='text'>11 décembre 2004</title><content type='html'>&lt;meta equiv="CONTENT-TYPE" content="text/html; charset=utf-8"&gt;&lt;title&gt;&lt;/title&gt;&lt;meta name="GENERATOR" content="OpenOffice.org 2.4  (Win32)"&gt;&lt;style type="text/css"&gt; 	&lt;!-- 		@page { size: 21cm 29.7cm; margin: 2cm } 		P { margin-bottom: 0.21cm } 	--&gt; 	&lt;/style&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm; widows: 0; orphans: 0;" align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman,serif;"&gt;Selon une mienne amie - je ne vous dirais pas de qui il s’agit afin de ne pas heurter sa sensibilité et sa discrétion - il paraîtrait que je suis passéiste. Bien évidemment, venant d’elle, je ne peux croire qu’il puisse s’agir d’un vilain procès d’intention ni encore moins d’une quelconque forme de condamnation eu égard à ce que je dis ici chaque semaine à peu près à la même heure. Toujours est-il qu’il me paraît bon de vous prendre à témoin et de tenter de voir en quoi et comment je suis ou pourrais-être passéiste. Remarquez que le mot, généralement, est teinté d’une certaine forme de mépris, voire même d’injure, dans la bouche de certains; politiques et militants de tout poil qui lui donnent un sens qui pourrait s’apparenter à “vieux croûton”, “néanderthalien”, “fossile” et autre “réactionnaire”, “révisionniste” et j’en passe. Afin d’être bien compris, je vais illustrer mes propos par cette anecdote: Lundi soir, je suis allé au cinéma. C’était le jour des Grands Classiques au Churchill et l’on projetait un film de Douglas Sirk, “Written of the wind”, tourné en 1956, projeté en version originale. Comme il n’est pas l’heure de la critique hebdomadaire - ce sera pour tout à l’heure - je ne vais rien dire de cette histoire mais  bien plutôt vous parler du décor et des accessoires. 1956; j’avais 11 ans. C’était le temps des grosses voitures américaines, les Dodges, les Cadillacs, les Studebakers, les Plimouths... c’était aussi le temps des premières Dinky Toys, dont je rêvais devant les étalages des magasins de jouets et dont, petit à petit, je commençais la collection. Je revois comme si c’était hier, la maquette de la Chevrolet Impala, c’était une Corgi Toys et c’était une des premières à posséder une vraie suspension. Je l’ai fait rouler pendant des heures et des centaines de kilomètres sur la table de la modeste cuisine du modeste appartement de mon enfance. Et, je vais vous dire, ces grosses américaines, bordel de moi, c’était de la bagnole. C’est comme la 4 chevaux Renault, la DS 19, les Simcas, la Peugeot 203 et autres merveilles comme la Dauphine, ou cette Corvette... Et bien que les voitures me laisse aujourd’hui parfaitement indifférent et que je ne possède pas de permis, je me suis souvent imaginé, à cette époque lointaine, au volant d’une Panhard, celle dont  les phares avants ressemblaient à des yeux aux paupières tombantes. Oui, tout cela était beau; il y avait du charme dans les choses, dans l’odeur de la petite épicerie où nous allions, mon frère et moi, fièrement et comme des grands, acheter juste un kilo de patates, une botte de poireaux, trois pommes et un bâton de chocolat pour le dessert. Le boucher emballait le rôti ou les côtelettes dans un beau papier rouge, qui était du vrai papier, tout comme la page du journal du jour d’avant qui parachevait le cérémonial. Et les filles... Ah, les filles de ce temps-là. Jusqu’à la grande école, elles étaient vêtues de robes à fleurs, elles portaient des chaussettes blanches et des sandalettes, elles faisaient des tresses de leurs cheveux et elles avaient leurs habits du dimanche, pour la messe ou la promenade en famille dans les rues du quartier ou le long de l’Ourthe, quai des Ardennes, sous les marronniers. Nous les garçons, nous attendions aussi d’en avoir fini avec l’école primaire pour passer des culottes courtes  au premier pantalon. Les filles, elles, enfilaient leurs premiers bas nylon à couture et le vent, parfois, quand il voulait bien y mettre un peu du sien, dévoilait, en soulevant leurs jupes-cloches, de ces images troublantes que ceux de mon âge ne peuvent avoir oublié. Et puis, il y avait la radio; les feuilletons de Radio-Luxembourg avec la famille Duraton, Zappi Max sur Europe 1 et le jeu des milles francs; et Edith Piaf, les compagnons de la chanson, Charles Trenet... Et en été, le soir, les gosses jouaient dans la rue pendant que papa, maman et les voisins, assis sur des chaises papotaient et riaient.  Oui, je suis passéiste. Et nostalgique  de cet heureux temps qui ne reviendra pas.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; widows: 0; orphans: 0;" align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; widows: 0; orphans: 0;" align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman,serif;"&gt;&lt;br /&gt;										&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3343254445135067599-5711452880563511467?l=jipeleon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jipeleon.blogspot.com/feeds/5711452880563511467/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3343254445135067599&amp;postID=5711452880563511467&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3343254445135067599/posts/default/5711452880563511467'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3343254445135067599/posts/default/5711452880563511467'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jipeleon.blogspot.com/2009/02/11-decembre-2004.html' title='11 décembre 2004'/><author><name>Jean-Pierre Léon Collignon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08681576119779250266</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_bd7Bg48usA4/SaF3EQ7aY0I/AAAAAAAAAAM/m3VpzlS7HVM/S220/jean-Pierre+Collignon+%26+Bon+Papa.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3343254445135067599.post-8196414567342965763</id><published>2009-02-12T07:56:00.000-08:00</published><updated>2009-02-12T07:57:12.183-08:00</updated><title type='text'>4 décembre 2004</title><content type='html'>&lt;meta equiv="CONTENT-TYPE" content="text/html; charset=utf-8"&gt;&lt;title&gt;&lt;/title&gt;&lt;meta name="GENERATOR" content="OpenOffice.org 2.4  (Win32)"&gt;&lt;style type="text/css"&gt; 	&lt;!-- 		@page { size: 21cm 29.7cm; margin: 2cm } 		P { margin-bottom: 0.21cm } 	--&gt; 	&lt;/style&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; widows: 0; orphans: 0;" align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman,serif;"&gt;Que les choses soient claires; je vais faire allusion à un film, seulement une allusion, rien de plus. Qui va me permettre, comme à l’habitude d’y aller de mes commentaires et digressions. Lesquels vont, et j’en suis par avance heureux, donner l’occasion à l’un ou à l’autre, de me faire tenir telle lettre de désaccord ou de complicité, ce sera selon. Ce film, c’est une histoire. Une histoire d’amour, une de plus, une parmi des centaines de millions d’histoires, depuis le temps que les hommes en parlent, de l’amour. Et tenez, là tout de suite me revient aux narines l’odeur de cette petite fille, qui fut, je pense, la première à m’émouvoir, vers mes six, sept ans, une odeur de savon dans  ses cheveux blonds, sur son visage. Je crois me souvenir qu’elle s’appelait Yvette.  Dans le film, il y a Joël et Clémentine. Ils se rencontrent sur une plage du pacifique, en hiver. Ils se rencontrent, se parlent et rient ensemble. Et puis, ils s’aiment. Quoi de plus banal. Ils s’aiment et puis, on ne sait trop comment ni pourquoi, ils ne s’aiment plus.  La vie, les séparent. Voilà. La vie, le chemin, les petits riens qui font la vie; les petits riens qui sont des évènements de première grandeur si on sait les voir; et qui sont lourds de sens, qui font et défont ce qui était là, plein de promesses et lourd d’avenir. L’avenir et le passé, le temps qui passe; et cette officine où Clémentine et Joël, l’un à la suite de l’autre vont faire le ménage dans les tréfonds de leurs cervelles. Pour oublier, effacer les souvenirs, pour ne plus souffrir, pour tirer un trait sur cela qui était et qui n’est plus... Sur cet échec insupportable, cette plaie ouverte, qui laisse le sang de la passion s’écouler et se tarir. C’est une fable, ce film, une fable ou un conte à l’usage des amoureux, des amants, des amis, de toutes celles et de tous ceux qui se promènent dans le monde dans l’attente de cette éclaircie dans la nuit de leurs solitudes. Mais au fond, c’est quoi, l’amour ? C’est quoi être amoureux ? Pourquoi tout cela tient-il tant de place dans la vie des gens, dans l’histoire du monde, dans la littérature, au cinéma, dans les chansons que l’on fredonne pour soi seul... une chanson triste ou une chanson gaie où il y a des amants qui ne s’aiment plus et des amants qui s’aiment, qui s’aimeront toujours même quand le monde aura disparu. Il y a la raison et il y a ce qui s’y oppose le plus radicalement: le phénomène d’amour. Car on le sait bien, tout de même, que l’amour est aussi ce qu’il y a de plus fragile, de plus aléatoire, et je parle ici de l’amour-passion, celui dans lequel on s’embarque sur une mer calme et uniformément bleue, sans bagages et sans bouée de sauvetage, persuadés, inconscients que nous sommes, que la mer sera toujours bleue, qu’aucune tempête jamais ne menacera le joli navire bleu et blanc, avec sa voile rouge. Et puis voici que les vents mauvais se lèvent, que les flots noirs se déchaînent, ballottant le fragile esquif, déchirant la voile comme on déchire une photo ou une ancienne lettre remplie de toujours, et de jamais. Et puis le bateau chavire, il prend eau de toute part et il sombre et s’enfonce dans les eaux glacées. Revenus à terre, on ne sait par quel miracle, plus seul que jamais, on se dit qu’il va falloir oublier. Mais on n’oublie pas, on est submergés par les souvenirs, les beaux, les tendres souvenirs. Et l’on se dit que, peut-être, on pourrait recommencer, se revoir, faire le point, ne pas en rester là, sur cette grève d’où l’on était parti. La passion s’en est allée et c’est tant mieux. Que reste-il, alors, de cet amour ? Tout le reste, tout ce que la passion nous avait empêché de voir. L’infinie tendresse, l’attention à l’autre, un attachement qui va bien au delà de l’ancienne ferveur fiévreuse de la chair. Vient alors le temps de l’amour-sagesse, le temps de l’apaisement; et celui de la patience. Tout peut recommencer, oui, mais jamais de la même façon, car on ne se baigne jamais deux fois dans le même fleuve. Et c’est bien ce qui rend la vie si belle et si passionnante. &lt;/span&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; widows: 0; orphans: 0;" align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; widows: 0; orphans: 0;" align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; widows: 0; orphans: 0;" align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; widows: 0; orphans: 0;" align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman,serif;"&gt;&lt;br /&gt;									 	&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3343254445135067599-8196414567342965763?l=jipeleon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jipeleon.blogspot.com/feeds/8196414567342965763/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3343254445135067599&amp;postID=8196414567342965763&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3343254445135067599/posts/default/8196414567342965763'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3343254445135067599/posts/default/8196414567342965763'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jipeleon.blogspot.com/2009/02/4-decembre-2004.html' title='4 décembre 2004'/><author><name>Jean-Pierre Léon Collignon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08681576119779250266</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_bd7Bg48usA4/SaF3EQ7aY0I/AAAAAAAAAAM/m3VpzlS7HVM/S220/jean-Pierre+Collignon+%26+Bon+Papa.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3343254445135067599.post-4562729246308521665</id><published>2009-02-12T07:49:00.000-08:00</published><updated>2009-02-12T07:53:15.936-08:00</updated><title type='text'>6 novembre 2004</title><content type='html'>&lt;meta equiv="CONTENT-TYPE" content="text/html; charset=utf-8"&gt;&lt;title&gt;&lt;/title&gt;&lt;meta name="GENERATOR" content="OpenOffice.org 2.4  (Win32)"&gt;&lt;style type="text/css"&gt; 	&lt;!-- 		@page { size: 21cm 29.7cm; margin: 2cm } 		P { margin-bottom: 0.21cm } 	--&gt; 	&lt;/style&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; widows: 0; orphans: 0;" align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman,serif;"&gt;Il y a de ces soirées qui vous embarquent sans crier gare, des soirs qui rallument les anciens souvenirs et cette nostalgie des temps de l’enfance. J’avais reçu, samedi, un coup de fil de Jean, Monsieur Jean, plus exactement, qui fut, il y a quinze ans, l’instituteur maternel d’Antoine. Je me souviens fort bien de la classe, de la petite main d’Antoine dans la mienne et de l’énorme sympathie que cet instituteur m’a très vite inspiré. Il n’a pas fallu longtemps pour qu’il vienne prendre le café à la maison, qu’il participe, avec d’autres amis de ce temps-là à des soirées mémorables; enfin, qu’il fasse partie de ceux qui comptaient pour moi. Nous nous sommes revus quelques fois, au fil des années et puis, vous savez ce que c’est; les enfants deviennent grands, ils vont à la grande école, la Maternelle c’est bientôt de la préhistoire. Jusqu’à ce que, au printemps dernier, je reçoive une lettre fort émouvante de Jean, qui donnait de ces nouvelles et souhaitait que nos pas se croisent à nouveau, dans pas trop longtemps. Et, donc, ce message téléphonique, pour une invitation à dîner et à se revoir. Dimanche soir, je me suis mis en route. J’avais un bus à prendre, près de la Place St. Lambert et, de la même manière que je déteste embarquer dans un train sans avoir pris le temps de savourer l’imminence du départ devant un café au buffet de la gare, je ne supporte pas de monter dans un bus sans préalablement avoir respiré l’odeur de la ville et traîné dans l’un ou l’autre bistrot devant quelques bières bien crémeuses. Celui où je me suis retrouvé, juste en face de la gare routière où je devais m’en aller vers la lointaine banlieue, est ce que l’on peut appeler un café populaire où, comme de bien entendu, je suis tombé sur quelques lascars de ma connaissance qui faisait la fête. Et dans ce café de la dernière chance, il y a, chose rarissime de nos jours, un Juke-box. Évidemment, les 45 tours ont cédés la place au disques laser mais, ce que l’on peut fourguer comme chansons dans cet engin, c’est tout à fait la même chose que ce que j’écoutais quand j’avais 16, 17 ans. Richard Anthony qui entend siffler le train, le Johnny du temps du pénitencier, Eddy Mitchell, Elvis... Vous voyez le tableau. Les types autour de moi chantaient et se trémoussaient, y en avait un qui n’arrêtait pas de me hurler dans l’oreille à propos du bon vieux temps et moi, j’étais redevenu cet adolescent qui passait ses fins d’après-midi à écouter “Salut les copains” au lieu de faire ses devoirs. J’étais là, accoudé au bar, l’oeil sur la pendule, j’avais bon, comme on dit par chez nous. Et puis l’heure du départ a sonné, j’ai salué à la cantonade et m’en suis allé, avec ce bus, à la rencontre de Jean et Monique. Le trajet fut merveilleux; je suis passé  tout près de la rue de la gare, à Bressoux, là où vivaient mes grands parents paternels. Je me suis revu, le dimanche, m’en allant à la messe, avec ma grand-mère, avec pour seule et unique obsession les merveilleuses pommes au lard que nous dévorions après l’office auquel nous nous rendions à jeun, selon la coutume. J’avais dans le nez, l’odeur du lard frit, le goût des pommes saupoudrées de sucre me chatouillait les papilles, les montagnes de tartines au beurre frais se bousculaient gaiement tandis que l’autobus allait son chemin. A un moment, il y a eu ce panneau indicateur, dans l’obscurité, il y avait écrit “Bellaire, 2 Km.” Bellaire, c’est le village natal de feu mon père. Qu’est-ce que j’en ai entendu parler, de Bellaire, de l’école, où il allait à pied, en sabot dans la neige, avec des journaux dedans à la place des chaussettes, de Monsieur Lechanteur, son instituteur... Je ne peux pas vous décrire l’état dans lequel j’étais en arrivant là où on m’attendait avec des sourires et un merveilleux repas et du vin d’Arbois, par dessus le marché. En vérité, l’espace d’une heure ou un peu plus, j’ai vraiment voyagé dans le temps et j’y étais bien, dans mon temps à moi qui m’a fait moi, avec ce bonheur inégalable d’être avec les autres qui ne me quittera jamais.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; widows: 0; orphans: 0;" align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; widows: 0; orphans: 0;" align="justify"&gt;                               &lt;span style="font-family:Times New Roman,serif;"&gt;&lt;br /&gt;							&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3343254445135067599-4562729246308521665?l=jipeleon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jipeleon.blogspot.com/feeds/4562729246308521665/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3343254445135067599&amp;postID=4562729246308521665&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3343254445135067599/posts/default/4562729246308521665'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3343254445135067599/posts/default/4562729246308521665'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jipeleon.blogspot.com/2009/02/6-novembre-2004.html' title='6 novembre 2004'/><author><name>Jean-Pierre Léon Collignon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08681576119779250266</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_bd7Bg48usA4/SaF3EQ7aY0I/AAAAAAAAAAM/m3VpzlS7HVM/S220/jean-Pierre+Collignon+%26+Bon+Papa.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3343254445135067599.post-4707091760244971040</id><published>2009-02-12T07:45:00.000-08:00</published><updated>2009-02-12T07:49:27.816-08:00</updated><title type='text'>23 octobre 2004</title><content type='html'>&lt;meta equiv="CONTENT-TYPE" content="text/html; charset=utf-8"&gt;&lt;title&gt;&lt;/title&gt;&lt;meta name="GENERATOR" content="OpenOffice.org 2.4  (Win32)"&gt;&lt;style type="text/css"&gt; 	&lt;!-- 		@page { size: 21cm 29.7cm; margin: 2cm } 		P { margin-bottom: 0.21cm } 	--&gt; 	&lt;/style&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; widows: 0; orphans: 0;" align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman,serif;"&gt;Un matin d’automne, tôt, très tôt; à peine cinq heure. Le sommeil m’a quitté aussi brusquement qu’il était venu et mes rêves se sont évanouis au réveil. Et me voici, écrivant pour vous et pour moi aussi. J’ai vécu quelques beaux moments, ces derniers jours, je vais vous raconter. Lundi matin, j’étais à la campagne, chez cette vieille amie qui est la mère de mon cher neveu Olivier. J’avais passé le dimanche à de menus travaux; couper les haies, ranger la réserve à bois de chauffage pendant que, plus loin, au-delà des pâturages, les ouvriers agricoles étaient aux champs pour le ramassage des épis de maïs. Il y avait de beaux et lourds nuages, l’air était doux et je m’activais, mais à mon rythme. Josette est rentrée, nous avons bu du vin blanc et je lui ai préparé des pommes au lard, avec du pain beurré. Mais, revenons au lundi. Nous nous apprêtions à rentrer sur Liège, elle était dans la minuscule salle de bain dont la fenêtre, tout comme la vaste baie vitrée de la salle de séjour, donne sur le pré voisin, qui est entouré de bois. Soudain, elle a crié; « ean-Pierre, regarde, là...! » Et là, à quelques mètres à peine, il y avait la biche et son faon, arrêtés, le nez au vent, frissonnants dans la fraîcheur du matin. La vue de ces deux animaux, qui sont si farouches et tellement attendrissants, m’a mis au coeur ce quelque-chose d’indéfinissable qui est un mélange d’amour et de respect pour ce qui vit et nous entoure et nous est offert; comme les arbres, les buissons qui bordent la terrasse et les mésanges qui s’y ébattent. J’avais, oui, j’avais les larmes aux yeux devant la beauté et l’innocence de ces deux animaux qui se sont mis en mouvement pour rejoindre, sans doute, l’abri des bois qu’ils avaient quitté le temps de cette audacieuse escapade à proximité du pays des hommes. Ce même lundi, après un bref passage chez moi, je suis reparti, en train. J’allais chez mon jeune ami Arnaud, sur les hauteurs de Spa. Je lui avait promis d’animer un ciné-club à l’ancienne, dans un délicieux cinéma de Stavelot, qui est tenu par un type extraordinaire, instituteur à la retraite, qui ne programme que ce qui lui plaît pour des poignées de spectateurs. Et donc, après une après-midi passée à visionner chez Arnaud le film du soir, “Les invasions barbares”, nous sommes descendu, en bus, vers Stavelot, nous avons mangé un croque-Monsieur et bu quelques bières avant d’aller à la rencontre d’une douzaine de jeunes-gens et de jeune-filles, de deux ou trois adultes et de l’ancien professeur de français d’Arnaud avec qui il avait organisé cette soirée. Il y a eu le film, auquel j’avais trouvé quelques qualités et puis cet échange et les commentaires à son propos. Dont il ressortait que la mort est une fameuse affaire, dont on parle beaucoup sans en rien connaître, que les amis doivent être là pour accompagner aussi loin que possible celui qui s’en va pour son dernier voyage et qu’il est bon de rire et de se souvenir que la vie a été belle. Et puis le malade ferme les yeux sur les ultimes images qu’il emporte avec lui. Ces visages aimés, le son de ces voix et, à la fin, le silence de l’éternité. Le père d’Arnaud, le brave homme, est venu nous rechercher en voiture à presque minuit; l’adorable jeune homme et moi avons encore beaucoup parlé, en buvant quelques bières et en fumant des gauloises. Nous étions bien; comme on l’est quand on sent, au plus profond de soi, la valeur et l’intensité du présent, de ces moments qui ne reviendront pas mais qui nous font meilleurs, joyeux, absolument et résolument abandonné à la vie qui est notre bien le plus précieux et  dont il faut jouir sans se poser de vaines questions sur le sens qu’elle peut bien avoir. Il s’agit seulement de ne pas se laisser distraire du chemin, notre seul et unique chemin, d’avoir les sens en éveil, de savoir rire et sautiller au dedans de nous, de répondre au sourire de cette passante inconnue, de chérir celles et ceux qui comptent pour nous et d’aller gaiement vers ce qui nous attend, là, au coin de la rue, au bout de ce chemin de campagne, dans l’autobus ou le wagon de chemin de fer. &lt;/span&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; widows: 0; orphans: 0;" align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; widows: 0; orphans: 0;" align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman,serif;"&gt;&lt;br /&gt;				   						&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3343254445135067599-4707091760244971040?l=jipeleon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jipeleon.blogspot.com/feeds/4707091760244971040/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3343254445135067599&amp;postID=4707091760244971040&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3343254445135067599/posts/default/4707091760244971040'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3343254445135067599/posts/default/4707091760244971040'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jipeleon.blogspot.com/2009/02/23-octobre-2004.html' title='23 octobre 2004'/><author><name>Jean-Pierre Léon Collignon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08681576119779250266</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_bd7Bg48usA4/SaF3EQ7aY0I/AAAAAAAAAAM/m3VpzlS7HVM/S220/jean-Pierre+Collignon+%26+Bon+Papa.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3343254445135067599.post-2694188462316378280</id><published>2009-02-12T07:41:00.000-08:00</published><updated>2009-02-12T07:45:08.870-08:00</updated><title type='text'>11 septembre 2004</title><content type='html'>&lt;meta equiv="CONTENT-TYPE" content="text/html; charset=utf-8"&gt;&lt;title&gt;&lt;/title&gt;&lt;meta name="GENERATOR" content="OpenOffice.org 2.4  (Win32)"&gt;&lt;style type="text/css"&gt; 	&lt;!-- 		@page { size: 21cm 29.7cm; margin: 2cm } 		P { margin-bottom: 0.21cm } 	--&gt; 	&lt;/style&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; widows: 0; orphans: 0;" align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman,serif;"&gt;Samedi dernier, vous vous en souvenez, j’ai parlé, très brièvement du film de ce réalisateur coréen, Kim Ki Duk, “Printemps, été, automne, hiver...printemps”. A la réflexion et compte-tenu des évènements de plus ou moins grande importance qui font que ma vie est ce qu’elle est, j’ai fort envie d’y revenir, à ce film. Non pas pour vous le raconter dans les moindres détails mais seulement, comme j’en ai l’habitude, pour vous dire ce qu’il a remué en moi, pourquoi il m’a ému et comment il a fait son petit bonhomme de chemin. D’abord, il y le décors: ce lac, entouré de montagnes verdoyantes noyées de brumes. Au milieu du lac cette maison de bois qui est aussi un temple qui flotte sur les eaux limpides et où vivent un moine aux cheveux blancs et un petit garçon, son disciple, à qui il apprend ce qu’il est bon de savoir si l’on veut que la vie soit belle et vraie. Il y a l’extrême simplicité - d’aucuns diraient la pauvreté - de ce temple austère qui est aussi une maison où l’on dort et où l’on mange, où l’on prie et d’où l’on part rejoindre les berges et les vallons à la recherche de plante médicinales. J’ai été émerveillé par cette simplicité, cette rigueur, par cette nature incroyablement belle et bruissante de vie dont on sent la présence non pas seulement par le regard mais par une émotion qui a sa source, me semble-t-il, dans le manque qui est le nôtre, de cette beauté. Ici, chez nous, on inaugure des temples dédiés à la marchandise, et au mercantilisme. Des centaines de mètres-carrés de fringues, de matériel Hi-Fi, de bistrots géants et le reste à l’avenant. En trois jours - ce sont les titres des journaux - pas loin de cent mille personnes se sont engouffrés, en masses compactes, dans ce haut lieu de l’insignifiance. Ah! Si rien ne me retenait ici, si j’étais sans attaches aucune... je ferais un long voyage, à pied, à travers forêts et vallons, déserts, steppes et montagnes, un sac au dos avec le strict nécessaire. Je mangerais des racines, je pêcherais des poissons, je cueillerais des fruits sauvages et je me baignerais dans des torrents glacés. Je supporterais la brûlure du soleil et la morsure du gel, je ferais du feu dans des clairières avant de m’endormir avec la voie lactée au dessus de la tête. En chemin, je parlerais aux animaux, aux arbres et aux rochers. Enfin, je trouverais un lac, loin des villes; sur ses rives je bâtirais une maison toute simple. Et puis, du matin jusqu’au soir je regarderais le vent dessiner des figures sur les eaux transparentes, je respirerais l’air empli de milles senteurs, j’écouterais le chant des oiseaux, le bruissement des insectes dans les herbes, le son des battements de mon coeur et celui du souffle de la vie débordant de partout. Mais voilà je suis né, comme vous, de ce côté-ci du monde, j’y ai rencontré l’amour, il y a mes enfants, mes petits-fils, des amis, des tas de souvenirs et de petites habitudes. Il y a mon quartier qui est comme un village, avec ses épiceries, ses boucheries, ses écoles et ses bistrots. Le soir, quand que l’automne ressemble au printemps, un peu avant le souper, je sors de chez moi, je m’installe à cette terrasse-ci ou à celle-là et je commande une bière. Que je bois lentement en fumant quelques cigarettes. De loin en loin un visage connu passe, que je salue et qui répond à mon salut. Là haut, un avion trace un long ruban dans le ciel d’un bleu violet et je suis bien. Je repense à la journée écoulée, aux minuscules instants de poussières de bonheur qui l’ont marquée et puis je pousse un long et profond soupir de plaisir et de contentement. Je me lève, rentre dans le café, me dirige vers le comptoir pour payer la bière à la gentille petite serveuse - je crois qu’elle s’appelle Annick - je salue l’assistance et je rentre chez moi. A peine une cinquantaine de mètre à parcourir. L’épicerie maghrebine est en train de fermer, chez Franca, le store est déjà baissé et Piou-Piou, la petite chatte infidèle saute après les mouches derrière la vitre. En rentrant, je mets la tarte aux légumes au four. Dans une petite demi-heure j’appellerai les enfants et nous mangerons dans la cour-jardin. &lt;/span&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; widows: 0; orphans: 0;" align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; widows: 0; orphans: 0;" align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman,serif;"&gt;&lt;br /&gt;									&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3343254445135067599-2694188462316378280?l=jipeleon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jipeleon.blogspot.com/feeds/2694188462316378280/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3343254445135067599&amp;postID=2694188462316378280&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3343254445135067599/posts/default/2694188462316378280'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3343254445135067599/posts/default/2694188462316378280'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jipeleon.blogspot.com/2009/02/11-septembre-2004.html' title='11 septembre 2004'/><author><name>Jean-Pierre Léon Collignon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08681576119779250266</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_bd7Bg48usA4/SaF3EQ7aY0I/AAAAAAAAAAM/m3VpzlS7HVM/S220/jean-Pierre+Collignon+%26+Bon+Papa.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3343254445135067599.post-111230301167132388</id><published>2009-02-12T07:34:00.000-08:00</published><updated>2009-02-12T07:40:59.207-08:00</updated><title type='text'>4 septembre 2004</title><content type='html'>&lt;meta equiv="CONTENT-TYPE" content="text/html; charset=utf-8"&gt;&lt;title&gt;&lt;/title&gt;&lt;meta name="GENERATOR" content="OpenOffice.org 2.4  (Win32)"&gt;&lt;style type="text/css"&gt; 	&lt;!-- 		@page { size: 21cm 29.7cm; margin: 2cm } 		P { margin-bottom: 0.21cm } 	--&gt; 	&lt;/style&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm; widows: 0; orphans: 0;" align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman,serif;"&gt;Je suis allé à la mer. Avec Antoine et sa jeune compagne. Comme ça, sur un coup de tête, pour effacer la terrible déception que les deux jeunes avaient éprouvés à la suite d’un projet qui ne s’était pas concrétisé. Ainsi donc, j’ai trouvé, dans l’urgence, un petit studio à quelques dizaines de mètres de la digue, nous avons pris le train puis le tramway de la côte et puis voilà. Pendant que les chers petits se doraient au soleil et prenaient des bains de mer, moi, avec mon short, les pieds nus, je faisais de longues promenades, de l’eau jusqu’aux mollets en longeant les vagues et à l’affût des minuscules évènements que j’affectionne. Les deux petits vieux tout ratatinés, elle avec sa robe retroussée et son chapeau de paille, lui le pantalon en accordéon, bras-dessus, bras-dessous, barbotant dans l’eau salée. Le jeune papa assis sur le sable mouillé pendant que son jeune bébé, assis entre ses jambes, nu comme un vers, riait de voir les vaguelettes monter et descendre et entourer son petit corps potelé. Et puis ces fortes femmes, sans complexes, exhibant leurs bourrelets et leur cellulite, allongées sur le sable chaud pendant que leurs maris faisaient une partie de boules. J’ai trouvé tout cela absolument charmant et même émouvant. Tous ces gens, qui ne peuvent s’empêcher de pratiquer le badminton, le tennis, le volley ball, le football, et qui, le soir venu, se promènent le long de la digue, prennent un verre aux terrasse des bistrots, les gosses qui foncent à toute allure sur leur vélo ou leur cuistax... Bon, tout ça ne vaut pas un clair de lune à Maubeuge ou des vacances au Kremlin-Bicêtre mais je me suis senti bien, détendu, calme, serein. Et j’ai regardé les nuages. Je les regarde de plus en plus, les nuages. La semaine dernière j’ai pris un bus qui allaient vers la Hesbaye, à quelques kilomètres de Liège. La Hesbaye, c’est plat, un peu comme un avant-goût des Flandres. Et le ciel paraît plus vaste. Je suis descendu du bus au hasard et j’ai marché, le nez au ciel. Il y avait, là haut un spectacle de toute beauté. Des nuages, des tas de nuages. Des gris presque noirs, qui roulaient et roulaient au premier plan; et plus haut, des gris légers et floconneux, avec les bords illuminés par les rayons obliques du soleil. Ne riez pas mais les nuages, il me semble qu’ils ont des choses à me dire, qui ont à voir avec l’éternité. J’ai ressenti la même chose, assis sur le sable encore tiède, en regardant le soleil se coucher, le dernier soir de notre séjour. Là aussi, c’était grandiose, au delà des petites et mesquines contingences de nos vies, qui passent si vite. Les nuages, eux, et le soleil se disputaient les faveurs du ciel bien avant que notre espèce ne voit le jour. Et quand nous aurons disparus, ils seront encore là, les nuages, le soleil, les haies le long des plantations de betteraves, les arbres centenaires et les prés, les fourmis et les araignées, les papillons, les mulots, les taupes sous la terre, cette majestueuse Nature enfin, dont nous ne sommes peut-être, après tout, qu’un accident. Je suis allé au cinéma, aussi et j’ai énormément vibré en voyant ce merveilleux film du coréen Kim Ki-Duk. Ca s’appelle «Printemps, été, automne, hiver et... printemps». C’est d’une immense poésie, c’est une leçon de philosophie orientale et c’est une fable qui nous dit que l’amour humain peut mener au parfait bonheur comme aux pires tourments. En rentrant, ce soir là, en compagnie d’un verre de vin, je me suis remis en mémoire quelques-uns des préceptes de Lao-Tseu et j’ai longtemps savouré le silence de ma cour-jardin en suivant le lent et langoureux cheminement d’un énorme escargot, avec sa maison noire sur le dos. Au dessus de ma tête, le ciel était bleu, de légers nuages glissaient, eux aussi langoureux et tendres. Je pensais que la vie était une chose merveilleuse, fragile et incertaine, qui nous brûle ou nous glace, selon la bonne ou la mauvaise fortune...&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; widows: 0; orphans: 0;" align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; widows: 0; orphans: 0;" align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman,serif;"&gt;				  &lt;/span&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; widows: 0; orphans: 0;" align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; widows: 0; orphans: 0;" align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; widows: 0; orphans: 0;" align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman,serif;"&gt;&lt;br /&gt;				  					&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3343254445135067599-111230301167132388?l=jipeleon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jipeleon.blogspot.com/feeds/111230301167132388/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3343254445135067599&amp;postID=111230301167132388&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3343254445135067599/posts/default/111230301167132388'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3343254445135067599/posts/default/111230301167132388'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jipeleon.blogspot.com/2009/02/4-septembre-2004.html' title='4 septembre 2004'/><author><name>Jean-Pierre Léon Collignon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08681576119779250266</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_bd7Bg48usA4/SaF3EQ7aY0I/AAAAAAAAAAM/m3VpzlS7HVM/S220/jean-Pierre+Collignon+%26+Bon+Papa.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3343254445135067599.post-460419910987232966</id><published>2009-02-12T07:28:00.000-08:00</published><updated>2009-02-12T07:33:35.890-08:00</updated><title type='text'>5 juin 2004</title><content type='html'>&lt;meta equiv="CONTENT-TYPE" content="text/html; charset=utf-8"&gt;&lt;title&gt;&lt;/title&gt;&lt;meta name="GENERATOR" content="OpenOffice.org 2.4  (Win32)"&gt;&lt;style type="text/css"&gt; 	&lt;!-- 		@page { size: 21cm 29.7cm; margin: 2cm } 		P { margin-bottom: 0.21cm } 	--&gt; 	&lt;/style&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; widows: 0; orphans: 0;" align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman,serif;"&gt;Celui-ci, par exemple, qui fait partie de mon cercle; pas le Cercle où je prends le thé après ma partie de golf hebdomadaire, non, le cercle dans lequel, lui et quelques autres se tiennent sans se bousculer, le cercle de celles et de ceux qui me font don de leur amitié, de la chaleur qui m’est nécessaire et qui donne à mes jours cette impalpable lumière, cette douceur attentive et patiente qui repose en moi et me donne le courage de vivre encore. Celui-ci, disais-je, qui est passé chez moi lundi soir, épanoui, débordant d’avenir, amoureux: voilà, amoureux. Que c’est beau un jeune-homme qui, hier encore avait le coeur dévasté, qui regardait son monde s’en aller à la dérive, que c’est beau les mots qui lui viennent, ces mots de rien du tout qui sont les mêmes depuis que l’amour habite l’univers. Quel réconfort que ce visage ensoleillé par les promesses naissantes qui font taire les souvenirs des anciens serments. Quelle étrange et inexplicable alchimie que celle qui préside au miracle qu’est la naissance de l’amour et quel tortueux chemin emprunte-t-il, l’amour pour, parfois, être brisé net dans son élan et tomber tel un grand oiseau aux ailes disloquées. Mais cet oiseau et tous les autres, que leurs cendres se dispersent au gré des vents de ce printemps; assez des sombres nuées au dessus des mornes sépultures ! La vie déborde de partout: le polygonum, dans la petite cour est pris de frénésie, il pousse ses feuilles en forme de coeur dans toutes les directions, le vert flamboyant est  à la fenêtre de la pièce où je travaille; du coin de l’oeil je le vois vibrer, là, en haut, sur ma gauche et puis, à l’instant, la brume du matin se disperse et le soleil tente une sortie timide tandis que, dans la cuisine, de l’autre côté de la cour, un petit chat, arrivé dimanche sommeille paisiblement dans la caissette garnie d’un bout de couverture. Ah, le petit animal... qui ajoute à la poésie des lieux, joue avec tout ce qui lui tombe sous la patte, me suis partout, jusque sur le petit divan où je me prépare à la sieste, grimpe sur mes genoux, escalade ma poitrine et cale sa jolie petit tête qui sent la vanille sous mon menton et  s’y endort en même temps que moi. Pour l’heure, il est dans la cour à se disputer avec un brindille et il saute et caracole, roule sur lui-même, se dresse sur ses pattes arrières, fait trois ou quatre bonds et puis se lance dans une course effrénée à la poursuite de la boulette de papier que je lui lance. Je l’écrivais tout à l’heure à un vieil ami: nous sommes comptable de notre bonheur, c’est à nous de veiller à sa fragile présence en nous, autour de nous. Quand il se présente à nous, surtout ne le laissons pas s’enfuir trop vite, retenons-le autant que possible et bénissons cet instant qui ne reviendra plus. Et bénissons la vie même si elle n’a pas de sens ou si ce sens nous échappe et nous est à jamais inaccessible; bénissons l’amour aussi, celui-ci, qui n’est plus et toutes les amours qui font naître l’avenir pour celles et ceux qui y renaissent et qui sont transformés et heureux. Denise avait raison, qui m’écrivait, à la suite d’une de mes chroniques, “... et pourquoi détourner les yeux quand on les voit s’aimer? Est-ce que la nostalgie ou la peine ne sont pas infiniment préférables au neutre? D’avoir connu sur sa joue une main à fleur d’âme nous a rendu, pour toujours, sensible d’une façon bien particulière au parfum des Lilas et au bonheur de la vie”. Voilà ce qu’une vieille dame m’écrivait, une vieille dame que je vais avoir, sous peu, le plaisir de rencontrer chez des gens charmants qui habitent pas loin de chez moi et qui m’ont invité. Des amitiés vont naître, je le sens bien, et puis il y aura des mots et des rires, du vin et du fromage, du soleil, sans doute. Oui, je sais, tout cela peut paraître de peu d’importance devant les désastres qui s’accumulent un peu partout et de tant de manières. Mais enfin, comme le disait Montaigne “La plus grande chose du monde, c’est de savoir être à soi. Il est temps de nous dénouer de la société puisque nous n’y pouvons rien apporter.”&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; widows: 0; orphans: 0;" align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; widows: 0; orphans: 0;" align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman,serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3343254445135067599-460419910987232966?l=jipeleon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jipeleon.blogspot.com/feeds/460419910987232966/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3343254445135067599&amp;postID=460419910987232966&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3343254445135067599/posts/default/460419910987232966'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3343254445135067599/posts/default/460419910987232966'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jipeleon.blogspot.com/2009/02/5-juin-2004.html' title='5 juin 2004'/><author><name>Jean-Pierre Léon Collignon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08681576119779250266</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_bd7Bg48usA4/SaF3EQ7aY0I/AAAAAAAAAAM/m3VpzlS7HVM/S220/jean-Pierre+Collignon+%26+Bon+Papa.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3343254445135067599.post-3045377047199563125</id><published>2009-02-12T07:22:00.000-08:00</published><updated>2009-02-12T07:26:25.113-08:00</updated><title type='text'>8 mai 2004</title><content type='html'>&lt;meta equiv="CONTENT-TYPE" content="text/html; charset=utf-8"&gt;&lt;title&gt;&lt;/title&gt;&lt;meta name="GENERATOR" content="OpenOffice.org 2.4  (Win32)"&gt;&lt;style type="text/css"&gt; 	&lt;!-- 		@page { size: 21cm 29.7cm; margin: 2cm } 		P { margin-bottom: 0.21cm } 	--&gt; 	&lt;/style&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; widows: 0; orphans: 0;" align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman,serif;"&gt;Je m’en doutais; ça fait longtemps que ça me travaille. Et il a fallu un article dans “Le Monde” pour que mes soupçons se confirment: vous êtes coupables, vous les femmes dont les mères, il y a trente ans, entreprirent la longue, harassante et cruelle lutte vers votre émancipation. Vous êtes coupables de nous avoir, nous les hommes, complètement chamboulé, remué, vidé de notre ancestrale substance, vous avez déboulonné nos statues, déchiré et éparpillé les icônes qui symbolisaient notre autorité et notre toute puissance. Nous ne sommes plus que les pâles reflets de ce que nous fûmes; nos gestes, nos pensées, nos activités, nos émotions, notre voix même se sont transformés. Vous avez débusqué et construit, dans les ténèbres de la longue et fatale histoire de l’aliénation auquel votre sexe était soumis, votre nouvelle identité. Vous avez tracé de nouvelles frontières, le long desquelles nous campons, inquiets, désemparés, désarmés nous qui rigolions quand vous défiliez dans les rues en brandissant vos soutiens-gorge après que nous eûmes rangé les drapeaux noirs et rouges de la révolte qui avait annoncé la vôtre. Nous étions machos, vous nous vouliez prévenant, attentif, doux, tendre et nous le sommes devenus; nous avons rangé nos canettes de bières, nous nous sommes mis à faire la vaisselle, appris la cuisine, torché nos enfants avant de les mettre au lit pendant que vous sortiez entre-vous.  Aujourd’hui, nous n’avons plus honte de pleurer quand nous sommes tristes ou désemparés, nous savons mieux parler des émotions que nous cachions, jadis, quand nos pères nous disais qu’un homme ça ne pleure pas. Oui, femmes, vous êtes coupables, mais vous avez des circonstances atténuantes; c’est vrai, vous avez souffert longtemps, trop longtemps, par notre faute et notre aveuglement et pas mal d’entre-vous, aujourd’hui encore, dans des contrées pas si lointaines, souffrent encore et sont soumises à des lois infâmes et cruelles, prétendument venues directement du ciel, qui déshonorent ceux qui les défendent et les appliquent. Moi qui suis un homme d’ici et de ce temps, je vous le dis: coupables vous êtes, oui, mais vous ne méritez d’autre châtiment que celui que vous vous infligez vous même. Car, oui, maintenant, nous sommes assez grand que pour nous débrouiller sans vous. J’en connais des hommes qui, comme moi, vivent sans compagne, sans épouse et qui s’en tirent parfaitement et qui se satisfont fort bien de cette solitude. Qui sont capables d’aller au pressing laver leur linge, le repasser et le ranger, qui font leurs courses tout seuls sans être harcelé à tout bout de champs et sommé d’acheter ceci plutôt que cela; qui font leur vaisselle quand ça leur chante, traînent en calebart jusqu’à midi le dimanche et les jours fériés, qui sont d’excellents pères et apprécient la compagnie des femmes sans rien leur demander d’autre que d’être simplement ce qu’elles sont. Moi qui vous cause, pas plus tard que lundi, j’ai passé ma matinée à repasser le linge de la mère d’Antoine pendant qu’elle se crevait et transpirait à faire le grand nettoyage de printemps de son jardin. Mercredi, j’ai repassé le linge de mon neveu, pendant qu’il s’occupait de son magasin; ses filles sont arrivées: Roxanne, Natacha et Odile, j’ai joué avec elles, je leur ai donné leur bain, les ai séchées et frictionnées en les faisant rire et vous savez quoi? J’avais bon de faire ces gestes, j’adore le repassage en écoutant les Beatles, j’aime ces adorables petites filles qui m’appellent Tonton et qui sont capables, ces angelots, d’imiter Pierre Desproges dans la fameuse tirade qui ouvrait, il y a plus de vingt ans, ses réquisitoires des flagrants délires sur France-Inter. Et je connais des femmes de cinquante ans qui soupirent et qui voudraient tant qu’un homme leur tiennent la main, le soir, devant la télé et qui, il y a vingt ans, ont plaqué leur Jules,  devenus trop gentil, trop doux à leur goût pour un chauffeur routier velu qui s’est tiré avec leur fille, le salaud...&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; widows: 0; orphans: 0;" align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; widows: 0; orphans: 0;" align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; widows: 0; orphans: 0;" align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman,serif;"&gt;&lt;br /&gt;										&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3343254445135067599-3045377047199563125?l=jipeleon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jipeleon.blogspot.com/feeds/3045377047199563125/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3343254445135067599&amp;postID=3045377047199563125&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3343254445135067599/posts/default/3045377047199563125'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3343254445135067599/posts/default/3045377047199563125'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jipeleon.blogspot.com/2009/02/8-mai-2004.html' title='8 mai 2004'/><author><name>Jean-Pierre Léon Collignon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08681576119779250266</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_bd7Bg48usA4/SaF3EQ7aY0I/AAAAAAAAAAM/m3VpzlS7HVM/S220/jean-Pierre+Collignon+%26+Bon+Papa.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3343254445135067599.post-6105952861372972063</id><published>2009-02-12T07:17:00.000-08:00</published><updated>2009-02-12T07:21:55.726-08:00</updated><title type='text'>1er mai 2004</title><content type='html'>&lt;meta equiv="CONTENT-TYPE" content="text/html; charset=utf-8"&gt;&lt;title&gt;&lt;/title&gt;&lt;meta name="GENERATOR" content="OpenOffice.org 2.4  (Win32)"&gt;&lt;style type="text/css"&gt; 	&lt;!-- 		@page { size: 21cm 29.7cm; margin: 2cm } 		P { margin-bottom: 0.21cm } 	--&gt; 	&lt;/style&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; widows: 0; orphans: 0;" align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman,serif;"&gt;C’est marrant mais, cette année, le 1er mai, je m’en fous. Le rassemblement des camarades au Boulevard d’Avroy, les travailleurs en costume du dimanche, les orateurs qui vont, une fois encore, mobiliser les masses populaires en vue des prochains scrutins, je m’en tamponne résolument. Alors que, d’habitude, cette journée m’inspire généralement telle ou telle envolée teintée de folles espérances, de grands soirs à venir, de foules innombrables portant drapeaux rouges et noirs lancées dans de grandioses émeutes, cette fois-ci, non, je n’ai pas le coeur à vous parler de tout ça. Oh, ce n’est pas que je désespère de l’humanité ou que je sois tout à coup absent du monde, non, ce n’est pas ça mais, comment dire? tenez, l’autre jour, j’étais dans l’autobus qui marquait un arrêt à quelques mètres d’un carrefour, tout près de chez moi, juste devant une entreprise de Pompes funèbres et, plus précisément, devant ce qu’on appelle un funérarium; vous savez bien, ces endroits où l’on stocke les défunts en attendant le jour des funérailles. La grille, en façade, était fermée et, dans le hall, un gros chien noir, allongé, jouait avec je ne sais quel morceau de chiffon ou de nonos en plastoc. Un peu en retrait, à l’entrée d’une cour intérieure, une dame en tablier bleu terminait de nettoyer le sol dans la lumière radieuse de cette fin de matinée; elle tordait avec application un torchon de couleur jaune au dessus d’un seau de plastique rouge et puis, bien qu’aucun son ne me parvienne de cette scène, puisque j’étais à l’abri de la carrosserie de l’autobus, elle a appelé le chien, qui est venu vers elle en remuant la queue, sur quoi le bus est reparti, laissant là le grand chien noir, la dame en tablier bleu, le seau rouge et le torchon jaune. Autre chose encore. Dimanche matin, Antoine faisait la grasse matinée, j’avais été acheté les croissants chez Charaf, le boulanger Nord-Africain de mon quartier - qui fait les meilleurs croissants de la ville selon moi - et le fiston persistant dans son sommeil bienheureux, je m’installai dans la petite cour, avec au dessus de ma tête un ciel délicieusement bleu, les premiers rayons de soleil par dessus les toits, mon café-chicorée soluble sucré à volonté et le croissant grassement beurré prêt à être trempé dans la boisson chaude et odorante. Les fourmis sortaient de la torpeur de leur nuit, elles étaient quelques-unes à gambader sur le dallage brun, le soleil réchauffait le petit bout de terre qui abrite leur nid, les escargots disséminés sur les murs et dans le lierre restaient de marbre. Après mon petit déjeuner, j’ai rangé le beurre, j’ai replié “Le Monde des livres” du vendredi, que j’avais parcouru en mangeant et, avant de mettre dans l’évier de la cuisine l’assiette qui avait accueilli le croissant, j’ai déposé, aux alentours du nid des petites bestioles, les miettes de ce qu’il en restait. J’ai fumé deux, trois cigarettes en sirotant les restes refroidis de la mixture qui me tient lieu de café, des souvenirs allaient et venaient, je pensais à ce qu’avait été ma vie, ce qu’elle allait être, ce que j’allais en faire et jusqu’à quand. Je me suis souvenu, étant enfant, avoir accompagné mon grand-père maternel lors d’une visite à la famille d’un oncle, qui venait de disparaître. En ce temps-là, les morts restaient sagement à la maison, la porte d’entrée était tendue de crêpes noires et les rideaux tirés à l’intérieur; on accueillait les visiteurs à voix basse et on les introduisaient dans la salle à manger où les meubles avaient étés déplacés afin de laisser la place au cercueil qu’entouraient des candélabres portant de hautes bougies dont les flammes frémissaient et tremblotaient. On restait en silence devant la dépouille, des femmes priaient, une autre pleurait. Je ne l’ai certainement pas pensé en ces termes à cette époque mais, avec le recul, je trouve que tout cela avait de la gueule. D’ailleurs, quand mon tour viendra, je prendrais mes dispositions pour ne pas aller au funérarium. Ce sera l’été, on me mettra sur la table de bois, dans la petite cour; il y aura de la bière au frais, des petits pains au jambon et au boudin blanc et du jazz pour les oreilles...&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; widows: 0; orphans: 0;" align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; widows: 0; orphans: 0;" align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman,serif;"&gt;&lt;br /&gt;					  					&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3343254445135067599-6105952861372972063?l=jipeleon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jipeleon.blogspot.com/feeds/6105952861372972063/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3343254445135067599&amp;postID=6105952861372972063&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3343254445135067599/posts/default/6105952861372972063'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3343254445135067599/posts/default/6105952861372972063'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jipeleon.blogspot.com/2009/02/1er-mai-2004.html' title='1er mai 2004'/><author><name>Jean-Pierre Léon Collignon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08681576119779250266</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_bd7Bg48usA4/SaF3EQ7aY0I/AAAAAAAAAAM/m3VpzlS7HVM/S220/jean-Pierre+Collignon+%26+Bon+Papa.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3343254445135067599.post-6552327878447602943</id><published>2009-02-12T07:11:00.001-08:00</published><updated>2009-02-12T07:16:58.217-08:00</updated><title type='text'>20 mars 2004</title><content type='html'>&lt;meta equiv="CONTENT-TYPE" content="text/html; charset=utf-8"&gt;&lt;title&gt;&lt;/title&gt;&lt;meta name="GENERATOR" content="OpenOffice.org 2.4  (Win32)"&gt;&lt;style type="text/css"&gt; 	&lt;!-- 		@page { size: 21cm 29.7cm; margin: 2cm } 		P { margin-bottom: 0.21cm } 	--&gt; 	&lt;/style&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; widows: 0; orphans: 0;" align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman,serif;"&gt;Ils sont de retour, ils sont revenus ! Ca c’est passé lundi dernier, alors que, enfin, le printemps avait décidé de cesser de jouer au chat et à la souris avec les flocons de neige et le vent glacial des matins d’un hiver dont j’attendais avec une impatience grandissante qu’il veuille bien céder la place. C’était lundi, donc, en fin d’après-midi. Habité par une soudaine et irrépressible envie de nettoyage, j’avais entrepris de laver à grande eau la petite cour où le lierre trône, souverain, le long des murs, où se trouve une grande table en bois qui accueille ma tasse de café du matin, quand la température dépasse les cinq degrés, où, aussi, au dessus de l’auvent qui surplombe la cuisine, une plante extraordinaire, un polygonum, il me semble, ne va pas tarder à déborder de centaines de feuilles et de jolies fleurs blanches. Outre cela, sur la droite, du côté de ma voisine Franca, épicière de son état, un bac de briques d’un petit mètre de hauteur  abrite, sur toute la longueur du mur, assez de terre que pour abriter une petite colonie de fourmis et y planter, le moment venu, quelques plantes colorées. Et donc, armé d’un balai aux poils raides et de la succession de quelques seaux d’eau savonneuse, j’étais en train d’astiquer, de frotter et racler à grand renfort de chansons - qui allaient de Nougaro à Trenet - je les ai vu, là, sur le muret du bac rempli de terre. La question que je me pose c’est comment ils ont pu apparaître aussi soudainement sans que je m’en aperçoive... Ou bien, ai-je pensé, ils se déplacent sur des engins d’une rapidité qui dépasse l’imagination, des soucoupes volantes ou quelque-chose dans le genre, ou bien ils connaissent les lois de la téléportation. La téléportation, vous savez ce que c’est je suppose ? Non ? Hé bien, c’est cette faculté que je ne possède pas, hélas et qui consiste à se déplacer dans le temps et l’espace en moins de temps qu’il ne faut pour le dire. Sans bagnole, sans vélo, sans bus, sans rien qui ressemble à un quelconque véhicule. Vous êtes, par exemple, sur la place Rouge, à Moscou; vous vous concentrez et, une fraction de seconde plus tard, vous êtes assis à mes côtés et je vous offre un verre de vin de chez Franca, à 2 Euro 70 la bouteille. Et je dis soixante-dix, exprès pour vous embêter gentiment. Et puis parce que je trouve ça joli: soixante-dix. Aussi jolis que me sont apparus cette demi-douzaine de revenants qui se déplaçaient avec nonchalance dans la tiédeur du soir qui tombait et qui avaient disparus, l’automne dernier pour s’en aller je ne sais où. Et oui, ils sont revenus, les escargots; et je leur ai souhaité la bienvenue dans ma langue à moi, pas dans la leur, malheureusement, qui doit ressembler à de très légers bruissements, des chuintements ou de doux sifflements dans des fréquences extrêmement basses. Enfin, voilà, il y a eu ce minuscule et  peut-être ridicule évènement, qui m’a rendu joyeux, très bêtement joyeux. Vous vous demanderez peut-être comment il est possible de s’extasier devant des bestioles aussi insignifiantes que des gastéropodes qui ne savent rien de la passion amoureuse, qui ne courent pas les magasins pour se désennuyer et qui n’ont inventé ni l’écriture ni les bombes qui explosent au petit matin, quand les ouvriers et les employés, encore engourdis de sommeil, prennent le train pour aller au turbin. Oui, je sais, c’est foncièrement abscons que de trouver du charme et accorder de l’importance à ce qui ne risque pas de se retrouver à la une des gazettes le lendemain matin. Mais c’est ainsi; moi, ces inoffensifs animaux m’ont comme par magie sorti d’un méchant cafard, relatif  à la longue agonie d’un amour qui ne verra pas le printemps. Et merde aux amours malheureuses, bienvenue au temps qui passe, le printemps est là et bien là. Et à ce propos, bienvenue aussi aux fourmis, qui sont sorties de leur léthargie, elles aussi, pas plus tard que cet après-midi. Il y en avait deux à se suivre à la queue leu- leu, encore maladroites sur leurs minuscules petites pa-pattes, au milieu des brindilles et de quelques feuilles mortes de l’automne dernier, sous le regard distrait d’un escargot qui se chauffait au soleil... &lt;/span&gt; &lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3343254445135067599-6552327878447602943?l=jipeleon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jipeleon.blogspot.com/feeds/6552327878447602943/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3343254445135067599&amp;postID=6552327878447602943&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3343254445135067599/posts/default/6552327878447602943'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3343254445135067599/posts/default/6552327878447602943'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jipeleon.blogspot.com/2009/02/20-mars-2004.html' title='20 mars 2004'/><author><name>Jean-Pierre Léon Collignon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08681576119779250266</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_bd7Bg48usA4/SaF3EQ7aY0I/AAAAAAAAAAM/m3VpzlS7HVM/S220/jean-Pierre+Collignon+%26+Bon+Papa.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3343254445135067599.post-8627503981687210246</id><published>2009-02-12T05:29:00.000-08:00</published><updated>2009-02-12T05:32:02.791-08:00</updated><title type='text'>13 mars 2004</title><content type='html'>&lt;meta equiv="CONTENT-TYPE" content="text/html; charset=utf-8"&gt;&lt;title&gt;&lt;/title&gt;&lt;meta name="GENERATOR" content="OpenOffice.org 2.4  (Win32)"&gt;&lt;style type="text/css"&gt; 	&lt;!-- 		@page { size: 21cm 29.7cm; margin: 2cm } 		P { margin-bottom: 0.21cm } 	--&gt; 	&lt;/style&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; widows: 0; orphans: 0;" align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman,serif;"&gt;21 grammes, c’est donc, à ce qu’il paraît, le poids de ce “quelque-chose” que nous perdons tous, sans aucune distinction, au moment de passer de vie à trépas. 21 grammes - en attendant le moment de vérifier par moi-même que c’est bien ce que pèse mon âme - c’est aussi un film, vous le savez puisque notre cher Léon en a parlé ici même et en termes élogieux. Je ne vous cacherais pas que cette histoire m’a profondément bouleversé et je vais vous dire pourquoi. Tout simplement parce que, pendant deux heures et demie, j’ai eu sous les yeux ce qui est le fondement même de la fragilité et de l’irraisonnable destin qui est le lot de tout ce qui, dans le monde, vit et s’agite, va et vient, se trompe de route, croit et espère, doute et craint. Et tout celà sous le masque d’une banalité foncière à laquelle nous croyons échapper en nous illusionnant sur la réalité de ce qui constitue le hasard auquel nous sommes soumis à chaque minute, à chaque seconde de notre présence à la vie et de la présence, autour de nous, de celles et de ceux avec lesquels, bon an, mal an nous partageons ce minuscule morceau de temps, qui passe, qui passe toujours, sans jamais de répit. Et puis, parfois, ce hasard nous met en présence de l’irréversible et fatale absence : celle de l’autre; du mari, de l’épouse et, pire encore, de l’enfant. C’est elle, aussi, qui sépare les amants, les amis, les frères et les soeurs et qui les sépare à jamais. Car d’un amour qui s’éteint, d’une amante qui déserte le navire des embrassades et des rires, de la complicité et de la confiance, celui qui reste seul sur le pont peut toujours espérer et attendre un hypothétique retour: une barque venant du lointain horizon et une silhouette qui agiterait un foulard et ferait des signes. Mais la mort, de celui-ci, de celle là, de ces autres, la mort est la grande séparatrice, elle creuse un trou dans le vivant, un trou qui sera comblé, ou ne le sera pas; car il y a des attentes qui peuvent aller jusqu’au terme ultime, il y a des espoirs qui jamais n’abdiquent. Cela s’est vu et se verra encore. Et puis, il y a, aussi, quand la séparation est irrémédiablement consommée devant le trou creusé dans le sol ou devant le  bûcher anonyme des rituels aseptisés, il y a la clarté d’une évidence aveuglante et irréfutable: ce corps figé et qui va retourner à la terre, ces cendres que le vent d’hiver ou la chaude brise de l’été dispersent n’étaient qu’une enveloppe; la rondeur de ce sein, le sourire qui éclairait ce visage, la voix du père qui s’est tue, tout cela était l’abri d’autre-chose. Un indéfinissable murmure venu des profondeurs du vivant, une substance à la limite de la matière ou une matière d’une subtilité telle qu’elle est peut-être parente des nuages ou d’un fluide insaisissable et pourtant universellement présent et qui habite toutes les créatures, de la fourmi à l’homme en passant par les oiseaux, les dauphins ou les chats. Une étincelle, un feu ou des cendres tièdes, un don et une offrande que l’on lit dans certain regard, quand l’amour dévore le temps et comble le coeur et la chair d’une félicité que l’on sait unique et irremplaçable. Ce presque rien, est peut-être l’ultime question que nous pose le vivant et à laquelle les laboratoires n’apportent que des explications alors que ce que nous attendons, ce sont des preuves. Mais nous attendons et nous attendrons encore et toujours et nos descendants attendront aussi. Car le mystère est trop vaste pour notre entendement et il a sa source bien au delà de l’apparition de la matire animée qui nous constitue. Et c’est bien ce mystère et cette magie qui font s’agiter dans nos veines et nos artères les globules rouges et blancs, c’est lui qui a ouvert, il y a de cela des millions d’années, nos prunelles sur le monde; c’est lui qui fait pousser les enfants dans le ventre des mères, c’est lui qui nous donne le souffle et c’est lui qui nous le retire, indéfiniment. Ce mystère pèse en nous, à ce que l’on dit, 21 grammes...&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; widows: 0; orphans: 0;" align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; widows: 0; orphans: 0;" align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman,serif;"&gt;&lt;br /&gt;									         &lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3343254445135067599-8627503981687210246?l=jipeleon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jipeleon.blogspot.com/feeds/8627503981687210246/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3343254445135067599&amp;postID=8627503981687210246&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3343254445135067599/posts/default/8627503981687210246'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3343254445135067599/posts/default/8627503981687210246'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jipeleon.blogspot.com/2009/02/13-mars-2004.html' title='13 mars 2004'/><author><name>Jean-Pierre Léon Collignon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08681576119779250266</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_bd7Bg48usA4/SaF3EQ7aY0I/AAAAAAAAAAM/m3VpzlS7HVM/S220/jean-Pierre+Collignon+%26+Bon+Papa.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3343254445135067599.post-3321549917860766114</id><published>2009-02-12T05:25:00.000-08:00</published><updated>2009-02-12T05:29:10.994-08:00</updated><title type='text'>6 mars 2004</title><content type='html'>&lt;meta equiv="CONTENT-TYPE" content="text/html; charset=utf-8"&gt;&lt;title&gt;&lt;/title&gt;&lt;meta name="GENERATOR" content="OpenOffice.org 2.4  (Win32)"&gt;&lt;style type="text/css"&gt; 	&lt;!-- 		@page { size: 21cm 29.7cm; margin: 2cm } 		P { margin-bottom: 0.21cm } 	--&gt; 	&lt;/style&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm; widows: 0; orphans: 0;" align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman,serif;"&gt;Vous allez trouver ça curieux, ou bizarre, ou paradoxal mais quoi qu’il en soit de l’état général de notre bonne vieille terre, des rapports alarmistes à cet égard, de la perspective plus ou moins lointaine de la disparition de notre espèce, malgré tout cela, je ne puis me résoudre au pessimisme ou, à l’égard de mes contemporains, de la moindre tentation de misanthropie. Voyez-vous, j’ai la faiblesse d’aimer mes semblables; non pas de cet amour universel et aveugle qui peut cacher, parfois, la difficulté à vivre la proche altérité, mais, pour le dire autrement, mon attitude générale vis-à-vis des gens, ceux que je croise en rue, ceux à qui il m’arrive de m’adresser dans le cadre de la vie de tous les jours, mon attitude, donc, est  d’abord empreinte d’une sympathie et d’une ouverture premières dont je ne crois pas m’être jamais départi. Et même, aussi loin que je remonte dans mes souvenirs, jusqu’à l’enfance, je ne vois pas la moindre trace de méfiance ou de défiance à l’encontre de celles et de ceux qui ont croisés ma route. Oh, bien sûr, il m’est arrivé d’être déçu par celle-ci, par celui-là, j’ai connu les affres de la jalousie et du ressentiment, je sais ce qu’est la colère, mais le temps a toujours fini par estomper ces inévitables fêlures, qui sont le propre de chacune et de chacun de nous. Ce dont je suis persuadé à cet égard et pour le reste c’est que, tout jugement, toute opinion fondée sur l’éducation et les habitudes de penser dont nous sommes, malgré nous, les héritiers, doivent être, chacun pour soi, débusquées et combattues avec ténacité. Il s’agit de fonder notre réflexion et nos choix sur ce que Marcel Conche appelle “nos convictions vécues” et non pas sur ce que nous avons appris en le subissant. Cela signifie que nous sommes en droit de prendre parti, de choisir, d’orienter le cours de nos vies; mais les partis à prendre, les choix auxquels nous sommes confrontés, les orientations que nous sommes susceptibles de prendre ne doivent pas nous être dictés par la pensée dominante, qui est celle du plus grand nombre et qui est, aussi, celle du confort et du laisser aller. Un laisser aller qui est sensible partout et dans tous les domaines de la vie, que ce soit dans la politique, dans les relations entre communautés de confessions différentes, dans la sphère plus intime qui regarde ce qui lie et délie les serments que jadis l’on tenait pour quasiment sacrés. Partout, ce qui fait défaut c’est une vraie et authentique volonté d’aller au delà de la simple et élémentaire perception; dans les relations interpersonnelles, dans les arts, la littérature, la musique, le cinéma, sont privilégiés les effets et le spectaculaire, l’apologie des plaisirs de pacotille, l’accent mis sur les provocations gratuites. Il y a, heureusement, des exceptions. Il se trouve encore des penseurs, des artistes, des réalisateurs pour refuser de se couler dans les moules d’une pseudo-modernité caricaturale à un point tel qu’elle prêterait à rire si elle n’était aussi cruelle et lamentable à tous points de vue. Il y a aussi, malgré tout, des hommes et des femmes qui, dans le silence de leur conscience, loin des ors et des lustres de la renommée, pour eux seuls et sans rien attendre en retour, réfléchissent et veulent vivre autrement que sous la pression d’un mode d’existence qui est, au même titre que la guerre du commerce, mondialement accepté par une humanité désormais et irréversiblement sans repères. Le retour catastrophique du fait religieux qui s’exprime par l’intolérance et le fanatisme meurtrier, allié à un obscurantisme qui est une injure à l’intelligence et au droit, dont certains pensaient naïvement que la civilisation et le progrès allaient lui être fatal, ce retour est la figure la plus éclatante de l’échec historique de cette civilisation et de ce progrès. Et devant cet échec, devant les innombrables conséquences de cet échec, visibles partout, il n’est qu’une alternative: penser autrement, agir autrement, vivre autrement et, en fin de compte, vouloir à toute force être autrement et y parvenir. C’est, je le pense, une des voies de la Sagesse.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; widows: 0; orphans: 0;" align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; widows: 0; orphans: 0;" align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman,serif;"&gt;&lt;br /&gt;		         &lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3343254445135067599-3321549917860766114?l=jipeleon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jipeleon.blogspot.com/feeds/3321549917860766114/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3343254445135067599&amp;postID=3321549917860766114&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3343254445135067599/posts/default/3321549917860766114'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3343254445135067599/posts/default/3321549917860766114'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jipeleon.blogspot.com/2009/02/6-mars-2004.html' title='6 mars 2004'/><author><name>Jean-Pierre Léon Collignon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08681576119779250266</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_bd7Bg48usA4/SaF3EQ7aY0I/AAAAAAAAAAM/m3VpzlS7HVM/S220/jean-Pierre+Collignon+%26+Bon+Papa.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3343254445135067599.post-540714548212473626</id><published>2009-02-12T05:21:00.000-08:00</published><updated>2009-02-12T05:25:06.040-08:00</updated><title type='text'>21 février 2004</title><content type='html'>&lt;meta equiv="CONTENT-TYPE" content="text/html; charset=utf-8"&gt;&lt;title&gt;&lt;/title&gt;&lt;meta name="GENERATOR" content="OpenOffice.org 2.4  (Win32)"&gt;&lt;style type="text/css"&gt; 	&lt;!-- 		@page { size: 21cm 29.7cm; margin: 2cm } 		P { margin-bottom: 0.21cm } 	--&gt; 	&lt;/style&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm; widows: 0; orphans: 0;" align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman,serif;"&gt;Je vais vous faire un aveu: ce n’est pas que je me réjouisse ou que je puisse avoir la moindre tentation de brusquer les choses mais, par certains côtés, je crois bien que je serais plutôt soulagé quand viendra l’heure de m’en retourner à la poussière originelle. Et je ne comprends pas que tant de gens attachent autant d’importance à leur insignifiante personne au point de redouter la maladie, la vieillesse et le terme, de toute façon inexorable, de leur passage en ce très bas monde. Parlons-en, du monde. J’ai eu sous les yeux, des passages d’un rapport d’experts remis récemment au Premier Ministre français, Jean-Pierre Rafarin. Rapport qui fait l’état des lieux en matière d’environnement en général et des multiples et catastrophiques pollutions engendrées par nos industries, nos voitures, notre alimentation, notre agriculture enfin, par ce fameux progrès dont on nous assurait, au siècle dernier, qu’il allait libérer l’humanité des fléaux de la misère, de la maladie, de la guerre et autres calamités. Je vous épargnerais les détails, d’autant que je ne les ai pas sous la main mais, juste pour vous donner un exemple, sachez que le nombre et la variété des cancers, en France, juste à côté de chez nous, donc et il n’y a pas de raisons que cela soit très différent de part et d’autre d’une frontière qui n’est pas imperméable aux gaz et aux émanations de toutes natures; que les cancers,donc ont augmenté de plus de trente pour cent en à peine vingt ans. 200.000 cas de cancers mortels parmi lesquels 30.000 dûs au tabac. Cela nous en fait 170.000 qui ont des causes qu’il reste à expliquer autrement qu’en essayant de foutre la trouille et culpabiliser ceux qui, comme moi, prennent du plaisir à tirer sur leurs clopes ou leurs cigares. Dans tous les pays industrialisés, le même phénomène est attesté et les ravages ne risquent pas d’aller en diminuant puisque, partout, on n’en continue pas moins à courir après une croissance dont on n’ose pas regarder en face les terribles et bientôt irréversibles conséquences. Sans compter avec cette stupide affirmation de ceux qui continuent de prétendre que seule la croissance est, à terme - mais un terme qui va toujours en s’éloignant - seule garante d’un plus juste partage des richesses qu’elle engendre. Et à ce sujet, en France toujours, une étude récente fait apparaître que plus d’un million d’enfants vivent sous ce qu’on nomme pudiquement le seuil de pauvreté. Et leurs parents, seuls ou en couple avec, bien évidemment. Des dizaines de milliers de gens vivent dans des conditions proprement scandaleuses au milieu de l’étalage imbécile et vulgaire des images d’un bonheur garanti par la consommation de tout et de n’importe quoi. D’une certaine manière, il y a tout de même une justice, si j’ose dire; que l'on ait accès aux signes extérieurs d’une abondance factice, que l’on puisse dans l’allégresse et l’insouciance courir les magasins de fringues ou non, au bout du compte, les plus ou moins favorisés par le sort et les autres vivent dans un même monde. Un monde qui, pour tous, les bienheureux nantis comme les autres devient de plus en plus irrespirable au sens strict du terme; un monde que, de toute manière, il nous faudra quitter un jour, plein aux as ou fauché comme les blés.  Et si je peux parfaitement comprendre et partager les angoisses quotidiennes de ceux qui  doivent tout calculer au centime près, si je sais fort bien ce que sont les fins de mois difficiles, si ma position sociale est loin d’être celle d’un rentier égoïste et mesquin, je n’en n’éprouve ni rancoeur ni regrets, bien au contraire. Ne rien posséder que le strict nécessaire, se garder des vains désirs, accepter en souriant la claire et douce successions des jours, se réjouir à chaque minute qui passe d’avoir encore le privilège d’être tout simplement là, voilà ce qui me paraît-être le seul chemin, un chemin qui ne mène nulle-part et partout à la fois...&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; widows: 0; orphans: 0;" align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; widows: 0; orphans: 0;" align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; widows: 0; orphans: 0;" align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; widows: 0; orphans: 0;" align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman,serif;"&gt;&lt;br /&gt;					  &lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3343254445135067599-540714548212473626?l=jipeleon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jipeleon.blogspot.com/feeds/540714548212473626/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3343254445135067599&amp;postID=540714548212473626&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3343254445135067599/posts/default/540714548212473626'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3343254445135067599/posts/default/540714548212473626'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jipeleon.blogspot.com/2009/02/21-fevrier-2004.html' title='21 février 2004'/><author><name>Jean-Pierre Léon Collignon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08681576119779250266</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_bd7Bg48usA4/SaF3EQ7aY0I/AAAAAAAAAAM/m3VpzlS7HVM/S220/jean-Pierre+Collignon+%26+Bon+Papa.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3343254445135067599.post-1048315065196709687</id><published>2009-02-12T05:18:00.000-08:00</published><updated>2009-02-12T05:21:13.810-08:00</updated><title type='text'>14 février 2004</title><content type='html'>&lt;meta equiv="CONTENT-TYPE" content="text/html; charset=utf-8"&gt;&lt;title&gt;&lt;/title&gt;&lt;meta name="GENERATOR" content="OpenOffice.org 2.4  (Win32)"&gt;&lt;style type="text/css"&gt; 	&lt;!-- 		@page { size: 21cm 29.7cm; margin: 2cm } 		P { margin-bottom: 0.21cm } 	--&gt; 	&lt;/style&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 0cm; widows: 0; orphans: 0;" align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman,serif;"&gt;Valentines, Valentins, c’est aujourd’hui votre fête. Vous en avez de la chance. Vous allez recevoir plein de cadeaux. Une cravate, du parfum, un camembert, une lettre de rupture, un coeur en chocolat, une petite culotte en dentelle, un stylo à bille, un nouveau pot d’échappement pour votre bagnole, une gifle, un fer à repasser, une carte d’adhésion au Mouvement Réformateur avec, en prime, un dîner en tête à tête avec Louis Michel, un week-end à Lourdes, enfin, vous allez être gâtés. Et je m’en réjouis. L’amour, n’est-ce pas, c’est une fameuse affaire et c’est bon pour les affaires. Aimer, c’est acheter, le léopard aussi et il n’en fait pas toute une histoire. Mais, demanderez vous, qui était Saint Valentin ? Hé bien je vais vous le dire. Le petit Valentin est né en 224 après Jésus Christ, dans un petit village de montagne, quelque-part dans ce qui est aujourd’hui le Frioul, dans le nord de l’Italie. Comme tous les petits garçons de son âge, il allait à l’école en semaine et, le dimanche, quand il faisait beau, son père l’emmenait au cirque de Pordenone pour voir les combats de gladiateurs. Quand il pleuvait, Valentin s’ennuyait. Hélas pour lui, le cinéma n’existait pas encore, le pop-corn non plus et il passait de longues heures à rêvasser devant la fenêtre  en regardant tomber la pluie. Oui, Valentin était un enfant mélancolique et secret; il ne jouait pas avec les enfants du village, il restait à l’écart de ses condisciples dans la cour de récréation et il fuyait la compagnie des petites filles leur préférant celle des quelques livres que son père possédait. Devenu grand, Valentin prit de l’assurance, il se mit à la pratique d’exercices physiques exigeants, participant avec enthousiasme aux joutes des jeunes-gens de son âge et, un samedi, alors qu’il aidait sa mère à la confection de la polenta qui est une spécialité régionale à laquelle, pour ma part, je préfère  la choucroute, des cris et des clameurs qui venait du centre du village parvinrent jusqu’à ses oreilles qui ne firent qu’un bond par le truchement duquel il se retrouva au milieu d’une foule en liesse qui fêtait le retour des soldats de la Légion Étrangère qui revenaient d’une longue expédition en pays barbare, couverts de gloire, de lauriers, de thym, de coriandre et d’une pincée de sel. Pour Valentin, ce jour là fut celui de la naissance de sa vocation: il serait Légionnaire. Et le lundi qui suivit le dimanche qui était le lendemain de ce samedi-là, Valentinus Rudolfus de son vrai nom, portant un maigre baluchon, s’en fut vers son inexorable destin. Alors qu’il était à quelques jours à peine de la Capitale de l’Empire, pour lequel il s’apprêtait à se couvrir de gloire, de laurier et tout ça, il fit une bien singulière rencontre: c’était une femme, oui, une femme. Elle vint vers lui et lui dit “tu viens chéri ?” et lui qui n’avait jamais connu l’amour qui est enfant de bohème, il la suivit et se laissa aimer si vous voyez ce que je veux dire. Et puis, après avoir payé le prix de sa trop brève ivresse, il fut pris de remords et à la première taverne qu’il croisa sur sa route, il noya sa honte dans le vin. Et dans son délire éthylique il entendit une voix, il vit des anges descendant des nuées, portant des aspirines - les anges, pas les nuées - et la voix disait “Valentin, mon tout petit, va, et n’oublie jamais que tous les chemins mènent à Rome, rejoins ceux qui croient en Moi et n’oublie pas mon petit cadeau." Et c’est ainsi que, le soir du 14 février 246 après Jésus Christ, Valentin, suivi d’une foule innombrable de disciples fit son entrée dans la Ville Lumière qui était plongée dans l’obscurité en raison d’un arrêt de travail de la catégorie de personnel chargé, précisément, de l’éclairage public. Mais, hélas, les ténèbres n’empêchèrent pas que Valentin soit identifié formellement et arrêté. Jugé et condamné pour atteinte à la sûreté de l’Etat, il connu le martyre dont je vous passe les horribles détails et, pour des raisons qui restent à éclaircir il fut canonisé par Clément VII en 1381 et devint le protecteur des amoureux sous le règne de Henri IV pour d’aussi obscures raisons. Décidément, Valentin, c’est le jour et la nuit et j’y perd mon latin...   &lt;/span&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; widows: 0; orphans: 0;" align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; widows: 0; orphans: 0;" align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman,serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3343254445135067599-1048315065196709687?l=jipeleon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jipeleon.blogspot.com/feeds/1048315065196709687/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3343254445135067599&amp;postID=1048315065196709687&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3343254445135067599/posts/default/1048315065196709687'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3343254445135067599/posts/default/1048315065196709687'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jipeleon.blogspot.com/2009/02/14-fevrier-2004.html' title='14 février 2004'/><author><name>Jean-Pierre Léon Collignon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08681576119779250266</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_bd7Bg48usA4/SaF3EQ7aY0I/AAAAAAAAAAM/m3VpzlS7HVM/S220/jean-Pierre+Collignon+%26+Bon+Papa.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3343254445135067599.post-7347598231226830223</id><published>2009-02-12T01:28:00.000-08:00</published><updated>2009-02-12T01:34:10.184-08:00</updated><title type='text'>7 févier 2004</title><content type='html'>&lt;meta equiv="CONTENT-TYPE" content="text/html; charset=utf-8"&gt;&lt;title&gt;&lt;/title&gt;&lt;meta name="GENERATOR" content="OpenOffice.org 2.4  (Win32)"&gt;&lt;style type="text/css"&gt; 	&lt;!-- 		@page { size: 21cm 29.7cm; margin: 2cm } 		P { margin-bottom: 0.21cm } 	--&gt; 	&lt;/style&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; widows: 0; orphans: 0;" align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman,serif;"&gt;Puisque c’est le printemps - en tout cas je sens que ça vient oh oui, c’est bon - et que la nature se réveille, avec les premiers bourgeons aux arbustes et autres signes qui ne trompent pas, je me sens d’humeur plutôt coquine et vous allez en profiter. Pour commencer, une confidence; je me suis farci le dernier film de Bruno Dumont. Un titre en anglais, “Twenty nine palms” qui à rapport à des lieux désolés et désertiques quelque-part en Amérique, que traverse un couple dans une grosse bagnole pour des raisons plus qu’obscures; ce même couple qui s’adonne aux joies de la chair dans l’eau de la piscine d’un motel, dans les rochers du désert, assis, debout, par devant et par derrière, enfin, toute la panoplie. En plus, ce monsieur et cette dame ont toutes les peines du monde à communiquer autrement que par le truchement de la zigounette et du pilou-pilou, il ne se passe absolument rien pendant les trois quarts de l’histoire que j’ai été à deux doigts de planter là et je n’ai rien, mais alors rien appris de ce machin. Sinon, et c’est peut-être la morale de l’histoire, que les hommes et les femmes n’ont finalement rien à faire ensemble, sinon que d’échanger leurs groupes sanguins. Je ne partage évidemment pas ce genre de constat et j’ai encore,  malgré les déboires, ruptures et autres petites désillusions, la faiblesse de croire que l’amour est encore de ce monde. Et ce n’est pas Catherine Breillat qui me fera changer d’avis. La voici, n’est-ce pas, qui nous invite à nous précipiter voir son dernier film où, encore une fois, il est question des prétendus insolubles mystères liés à notre condition d’animaux sexués. Je vais vous dire, tout ce ramdam à propos des méchants bonshommes et des pauvres victimes de leur indécrottable bêtise, de leurs peurs et de leur foncière incompréhension de leurs alter-égos de l’autre sexe; tout cela commence tout doucement à me courir sur le haricot, si je puis me permettre. Car enfin, soyons sérieux, c’est un fait absolument incontestable que nous sommes, vous mesdames et nous, messieurs, très différents à de nombreux égards, je ne vais pas vous faire un dessin. Que ces différences soit érigées - si j’ose dire - en un fatras d’obstacles radicalement insurmontables entre-nous, je ne vois pas que l’on puisse se permettre d’en faire  une loi universelle ni un dogme à vocation totalitaire. Qu’il y ait des hommes stupidement misogynes, c’est un fait; que des femmes se sentent méprisées et salies par le regard que ces types posent sur elles, c’en est un autre; de là à en conclure que tous les hommes sont des salauds et toutes les femmes des créatures sans défense jetées dans un monde qui leur serait par nature hostile c’est, me semble-t-il, aller un peu loin. Ce qui me semble évident, je le dis en passant, c’est que la prétendue révolution sexuelle des années soixante n’a en tout cas rien fait qui soit de nature à clarifier une discussion qui tourne, ici, à la leçon de choses, là à la croisade d’un puritanisme avec lequel, je dois vous l’assurer, je ne me sens aucune affinité. J’ai bien l’impression, au contraire, que plus on s’escrime à tenter de démêler les fils de cet écheveau et plus les solutions à ce qui n’est finalement pas un problème s’éloignent. Au risque de passer pour un empêcheur de se grattouiller en rond et pour en revenir à ce que je disais tout à l’heure, il n’y a, selon moi, aucun mystère à éclaircir et les choses sont d’une parfaite simplicité. La nature a fait que nous soyons des êtres différemment sexués, que le commerce amoureux est une chose ma foi fort plaisante et ce n’est bien sûr pas seulement un hasard. Si l’union charnelle provoquait des souffrances insoutenables, notre espèce et de nombreuses autres ne seraient jamais arrivées à leur terme, je ne serais pas là à vous raconter tout ça et vous ne seriez pas là non plus à être suspendus à mes lèvres, c’est une métaphore, vous l’aurez compris. Donc, que chacune et chacun mette de l’ordre dans tout ça s’il en éprouve le besoin et, pour le reste, que Breillat, Catherine Millet et d’autres arrêtent de foutre leurs nez dans mes petites affaires - si j'ose ainsi dire -  c’est, pour ma part, tout ce que je leur demande. &lt;/span&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; widows: 0; orphans: 0;" align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman,serif;"&gt;&lt;br /&gt;				             					&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3343254445135067599-7347598231226830223?l=jipeleon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jipeleon.blogspot.com/feeds/7347598231226830223/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3343254445135067599&amp;postID=7347598231226830223&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3343254445135067599/posts/default/7347598231226830223'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3343254445135067599/posts/default/7347598231226830223'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jipeleon.blogspot.com/2009/02/7-fevier-2004.html' title='7 févier 2004'/><author><name>Jean-Pierre Léon Collignon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08681576119779250266</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_bd7Bg48usA4/SaF3EQ7aY0I/AAAAAAAAAAM/m3VpzlS7HVM/S220/jean-Pierre+Collignon+%26+Bon+Papa.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3343254445135067599.post-3847345917144853622</id><published>2009-02-12T01:16:00.000-08:00</published><updated>2009-02-12T01:22:29.958-08:00</updated><title type='text'>31 janvier 2004</title><content type='html'>&lt;meta equiv="CONTENT-TYPE" content="text/html; charset=utf-8"&gt;&lt;title&gt;&lt;/title&gt;&lt;meta name="GENERATOR" content="OpenOffice.org 2.4  (Win32)"&gt;&lt;style type="text/css"&gt; 	&lt;!-- 		@page { size: 21cm 29.7cm; margin: 2cm } 		P { margin-bottom: 0.21cm } 	--&gt; 	&lt;/style&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; widows: 0; orphans: 0;" align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman,serif;"&gt;Voilà, pour moi, le plus beau film de ces dix dernières années. Je veux parler de celui de la fille à son papa, Sofia Coppola “Lost in translation”. Tendresse, attention, pudeur, légèreté, à quoi il faut ajouter une pincée d’humour: tels sont les mots qui pourraient résumer l’histoire de cette rencontre entre un homme de plus de cinquante ans et d’une jeune femme qui pourrait être sa fille, dans un hôtel de Tokyo. Bien entendu, par égard pour ceux qui vont se précipiter illico découvrir ce joyau, je ne dirais rien de cette histoire. Si ce n’est qu’elle m’a ému et transporté bien plus que je ne pourrais le dire. Je soulignerais, avant d’aller plus loin, l’extraordinaire prestation de ces deux merveilleux comédiens, Bill Murray et Scarlett Johansson qui donnent vie à ces deux personnages. Comme c’est étrange, tout de même, cette émotion qui ne m’a pratiquement pas quitté tout au long de ce film et  quelle magie que le cinéma quand il a le pouvoir de vous ramener plus de quarante ans en arrière. Car, pendant que le film défilait, j’ai fait, l’espace de quelques minutes un émouvant voyage dans le temps. C’était en 1962, nous passions, mes parents, mes frères et soeurs et moi, les vacances d’été au Camping de la plage, à La Panne. C’était l’été de mes 17 ans et c’était la saison de mon premier véritable amour. Elle s’appelait Régine, elle venait de Lessines, dans le Hainaut et la caravane qu’elle occupait avec ses parents était pratiquement en face de l’énorme tente qui abritait  notre tribu. D’abord, bien sûr, nos regards se sont croisés, deux ou trois jours après notre arrivée; c’était un matin ou un après-midi, je ne sais plus. Et puis nous nous sommes parlé, nous nous sommes promené le long de la plage, je l’ai fait rire, très certainement et puis j’ai découvert que je l’aimais. Et c’était un amour pur et transparent, un amour sans aveux, sans effusion, sans autre désir que celui d’être ensemble, de parler et de se taire, de s’asseoir l’un près de l’autre sur le sable chaud, et regarder la mer grise et les beaux nuages de l’été. Elle avait un beau visage grave et sérieux et elle faisait des nattes de ses cheveux, qui lui descendait le long des joues. Le seul geste amoureux que j’ai eu pour elle fut de lui prendre la main, un soir, quelques jours avant la fin de notre séjour. Je me souviens qu’elle a dit, dans un souffle, en me regardant comme personne avant elle ne m’avait regardé, elle a dit “Oh, non”, comme si de lui prendre la main risquait de briser ou d’abîmer l’infinie tendresse et l’immense respect qui nous liait. Mais elle a laissé sa main dans la mienne et, ce soir là, après notre promenade, quand je l’ai quittée devant l’auvant de la caravane, j’avais les yeux remplis de larmes. Mes premières larmes d’amour. Et quand il a fallu nous séparer, le jour de mon départ, nous avons fait une dernière promenade sous le soleil; elle serrait ma main et je serrais la sienne, je n’osais pas la regarder, le souffle me manquait, je croyais que j’allais mourir là, face à la mer, tellement la tristesse m’envahissait. Je ne me souviens pas que nous nous soyons jamais embrassé avant ce jour là; et c’était un baiser doux et fugace, vite posé sur ses lèvres; et son visage et le mien étaient baignés de larmes quand nous nous sommes séparés. Et dans le tramway qui m’emmenait à Ostende, ce tramway qui nous éloignait l’un de l’autre  un peu plus à chaque seconde, je sanglotais dans les bras de ma grande soeur. Voilà. Voilà ce que ce film a ranimé en moi, voilà ce que des images, des gens qui jouent des rôles devant une caméra ont remué dans ma vieille cervelle: les brumes effilochées d’un amour qui n’est plus qu’un souvenir. Amours perdues, lointaines amours qui passent et se logent dans les replis de notre mémoire,  qui fait renaître le plus beau de ce que nous avons été;  amour, belle et irremplaçable aventure qui blesse et meurtri, qui nous grandit et nous rend meilleur mais qui, aussi, nous laisse au coeur la nostalgie de ce qui n’est pas advenu...&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; widows: 0; orphans: 0;" align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; widows: 0; orphans: 0;" align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman,serif;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3343254445135067599-3847345917144853622?l=jipeleon.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://jipeleon.blogspot.com/feeds/3847345917144853622/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3343254445135067599&amp;postID=3847345917144853622&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3343254445135067599/posts/default/3847345917144853622'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3343254445135067599/posts/default/3847345917144853622'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://jipeleon.blogspot.com/2009/02/31-janvier-2004.html' title='31 janvier 2004'/><author><name>Jean-Pierre Léon Collignon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08681576119779250266</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_bd7Bg48usA4/SaF3EQ7aY0I/AAAAAAAAAAM/m3VpzlS7HVM/S220/jean-Pierre+Collignon+%26+Bon+Papa.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3343254445135067599.post-8756161445777632620</id><published>2009-02-12T01:06:00.000-08:00</published><updated>2009-02-12T01:11:10.264-08:00</updated><title type='text'>24 janvier 2004</title><content type='html'>&lt;meta equiv="CONTENT-TYPE" content="text/html; charset=utf-8"&gt;&lt;title&gt;&lt;/title&gt;&lt;meta name="GENERATOR" content="OpenOffice.org 2.4  (Win32)"&gt;&lt;style type="text/css"&gt; 	&lt;!-- 		@page { size: 21cm 29.7cm; margin: 2cm } 		P { margin-bottom: 0.21cm } 	--&gt; 	&lt;/style&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; widows: 0; orphans: 0;" align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman,serif;"&gt;Vous le savez sans doute, la Cinémathèque Royale - de Belgique, pas du Danemark - a eu l’excellente idée de décentraliser une partie de son inestimable patrimoine et de permettre ainsi au public de province de découvrir ou redécouvrir quelques-uns des 
